photo de la semaine 21

Moi qui croyais maîtriser Instagram, le rouge de la honte m’est venu aux joues quand j’ai constaté que j’avais plein de messages privés depuis des mois, sans le savoir. Je découvre donc avec retard des messages et photos adorables ! La photo de la semaine est un peu une tricherie donc, car si je viens bien de la découvrir, elle date de plusieurs semaines.

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On savait déjà qu’on était lus par des chiens, des chats, désormais on sait qu’on a aussi des fans en peluches. U4 ne cessera jamais de nous étonner !

J’en ai découvert encore une très sympa (même si Stéphane est peu visible hélas) :

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Sinon voici les vraies photos de la vraie semaine qui vient vraiment de s’écouler :

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(photo de la fidèle Claire que j’ai eu le plaisir de voir à Saint-Malo)

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(je ressens comme une pression ;-))

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(j’aime bien voir des photos de livres empruntés en bibli – cependant j’aime moins quand, sous une photo de livre sous forme numérique, une discussion s’instaure pour savoir comment l’obtenir en piratant : faut-il rappeler que le piratage tue le livre ? Si vous souhaitez lire encore de bons livres écrits par des auteurs à qui on donne les moyens de les écrire, songez-y avant de télécharger un roman illégalement. C’était la minute nécessairement pisse-vinaigre de cet article.)

 

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Sinon sachez que je repars demain pour 2 journées de rencontres dans la région de Pau. Je suis heureuse qu’un des livres choisis soit Les copains, le soleil et Nabila, paru chez Gallimard Jeunesse, collection Folio Junior, même s’il a déjà quelques années. J’ai beaucoup d’affection pour ce titre (Azhar, qui vit dans le quartier du Panier, pourrait être une sorte de petit frère de Yannis dans U4).

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Puis hop à peine revenue, je repartirai pour le salon du livre de Cherbourg. Encore une fois le collectif U4 au complet sera présent, et aussi plein d’autres auteurs hyper sympas et talentueux. Venez nous voir le week-end prochain !

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vous prendrez bien une pincée de rouages ?

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Tiens ça fait longtemps que je n’ai pas parlé d’ergonomie et d’environnement d’écriture, pourtant ces derniers ont encore évolué chez moi, notamment pour cause de légère fatigue musculaire parfois (qui a dit qu’écrire n’était pas physique ?).

  1. L’ergonomie

Rappelons que j’exerce l’activité d’écriture à plein temps, et que dans un tel cas l’investissement dans un bon matériel est essentiel (qui a dit que l’écrivain n’avait aucun frais de fonctionnement ?).

Voici la position idéale recommandée par tous les ergonomistes :

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Ma loooongue expérience m’a démontré que chacun de ces détails importait (même si j’adorerais avoir un vrai fauteuil ergonomique mais que décidément c’est hors de prix, je n’ai donc pas d’appuie-tête, par exemple, et mon fauteuil est bourré d’autres défauts). Il faut réagir à la moindre alerte un peu douloureuse (personnellement j’écoute beaucoup mon corps, genre j’ai faim je mange, j’ai plus faim je mange plus, j’ai froid je me couvre, j’ai mal j’arrête – je le précise parce que je constate que ce n’est pas si courant que ça et pour souligner combien je suis une fille hyper saine, tout ça pour noyer le poisson parce qu’en vrai j’ai 42 ans et que crotte avant 40 ans je pouvais écrire en position du lotus durant 3 heures sans avoir mal nulle part). Aussi j’ai investi dans ce petit matériel qui est loin d’être uniquement du gadget, quand on a atteint mon grand âge (note à l’attention d’autres écrivains scandaleusement jeunes : ceci est de l’ironie).

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Souris ergonomique sur accoudoir que j’ai fixée à la table, mais qu’on peut aussi fixer à l’accoudoir de son fauteuil.

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Clavier ergonomique. Hélas je n’en ai trouvé aucun qui soit compatible avec mac (j’avoue, je suis une apple-maniaque), d’où mes petits collages sur les touches pour que ça corresponde (pas mal de tâtonnements pour les connaître). Ce clavier, je le pose personnellement sur mes cuisses, c’est pour moi, avec mon installation, la situation idéale pour avoir les bras le long du corps, pliés à 90 degrés. Les accoudoirs de mon fauteuil ne se baissent pas suffisamment pour moi, et surtout sont trop écartés. En outre, je pose mes pieds sur un repose-pieds pour que mes jambes soient également pliées de 90 à 120 degrés, pieds bien posés et pas en extension.

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Je possède un très grand écran, que je peux regarder sans lever la tête, voire en la baissant un peu (voir dessin ergo), relié à mon ordi portable que je ne porte plus du tout (il fait office d’unité centrale, elle-même reliée à un disque externe de sauvegarde grâce à Time machine, d’où ce câblage compliqué – dû aussi à mon bordelisme notoire, d’autres rangent ça hyper bien voire savent le dissimuler, mais bon le bordel ne m’a jusque-là pas encore fait mal, donc…).

J’ajoute que j’écris beaucoup aussi sur ma tablette 9 pouces avec clavier bluetooth. C’est génial pour changer de position souvent (c’est peut-être la clé pour ne pas installer de douleurs). Ecrire couché est peut-être ce qui permet le repos maximal du corps, avec une tablette inclinable (oui, j’ai ça aussi) pour y poser… la tablette (vous me suivez ?), mais personnellement ça me donne un peu trop l’impression d’être en train de mourir, je préfère encore la position debout, qui n’est pas mal du tout pour l’énergie, et j’en ai déjà beaucoup parlé dans ces articles.

 

2. L’environnement (attention ici une publicité éhontée pour certains logiciels payants, essentiellement pour mac, sera faite)

 

J’entends par là, les logiciels que j’utilise. Ca aussi, ça peut couter un peu des sous. Presque tous les logiciels que j’évoque sont payants.

Pendant longtemps j’utilisais Pages sur la tablette, synchronisable avec mon ordi, et j’adore mais alors vraiment cette synchronicité. Cela implique de faire confiance au cloud, cette nouvelle entité proche du divin, et d’accepter de lui confier ses bébés d’écriture, avec le risque que le grand méchant Mac puisse y jeter un oeil quand il veut ; si jamais un jour je suis poursuivie pour mes écrits, je ne pourrai rien nier. Ce jour-là, en même temps, je n’utiliserai plus le cloud. Ni l’ordi. Je redeviendrai vraiment athée. Je retournerai au papier et au stylo. Mais je m’égare.

Depuis quelques temps je teste le logiciel Scrivener. J’ai même fait une formation grâce à l’ARL paca, avec François Magnan, pour maîtriser la bête (en réalité ce n’est pas si compliqué, quand on ne veut pas aboutir à un produit hyper léché destiné à l’auto-édition). Voici ce que j’aime dans Scrivener :

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Une barre latérale permet de rendre visible un découpage en chapitres voire en scènes. Lorsqu’on écrit un texte long, il peut être très pratique de naviguer ainsi facilement d’une scène à l’autre, surtout au moment du retravail. Moi, je ne découpe mon texte qu’après écriture du premier jet, sans doute parce que je suis romancière et non scénariste et que j’ai besoin d’écrire au kilomètre pour sentir à l’intuition l’économie et l’énergie de mon texte. Exception faite de scènes que j’écris parfois avant d’y arriver dans mon écriture. Enfin, chaque roman s’écrit de façon si particulière que sans doute tout est possible. Cette barre contient aussi tout le matériel de recherches, qui peut être sous forme de textes, images, liens internet… Personnellement, moi qui ne fais pas de fiches personnage, cela me permet d’en constituer au fil de l’écriture. Par exemple je décide à un moment donné que Truc a les yeux bleus, je surligne ce détail, clic droit et je l’ajoute à la fiche Truc. Comme on le voit sur l’image, c’est là aussi que je mets les scènes coupées, et toutes autres recherches.

On peut aussi visualiser son découpage sous forme de post-it sur un tableau de liège. Un tout petit résumé de la scène ou du chapitre permet de s’y retrouver. Beaucoup d’autres fonctionnalités existent qui semblent plaire beaucoup à d’autres, mais moi c’est ce que j’utilise le plus dont je vous parle aujourd’hui. Ah, j’oubliais les objectifs d’écriture ! Je rentre la date à laquelle je dois remettre un manuscrit, sa taille en nombre de signes, et chaque jour j’ai mon objectif d’écriture, ce qui me donne une saine pression et une joie incommensurable lorsqu’un petit ding m’indique que je peux avoir fini ma journée.

Bien sûr, on peut ensuite compiler le tout en format word ou pdf, indispensable pour l’envoyer à l’éditeur.

J’aime donc beaucoup Scrivener pour des projets ambitieux, mais pour de petits romans ou des romans qu’on veut écrire dans l’énergie du moment, c’est rédhibitoire et même bloquant. Je le fuis pour ce type d’écriture particulière, et j’utilise alors Pages.

Ce logiciel a un défaut majeur : il n’existe pas pour iPad et je ne peux donc pas avancer un travail commencé sur ordi, sur ma tablette.

C’est ainsi que j’ai découvert, en cherchant une alternative, Storyist. Moins bien et moins complet que Scrivener, mais très ressemblant quand même, il a cette qualité magique : ce que j’écris sur tablette se synchronise automatiquement sur ordi, et inversement. Le bonheur retrouvé. De plus on peut exporter de scrivener à storyist et inversement très facilement, du coup maintenant je jongle de l’un à l’autre, et aussi avec Pages et Open Office.

Et voilà les rouages de ma petite mécanique, hors considération littéraire, vous l’aurez compris (les rouages littéraires, c’est une autre paire de manches, mais j’aime bien démystifier les supports ).

Qui a dit que l’activité d’écrivain n’était pas technique ? Cela dit, j’en connais qui écrivent encore à la main, et ils s’en sortent très bien ! (les pauvres ;-)).

Photos de la semaine 20

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Les deux photos de la semaine nous viennent de Cherbourg où visiblement on nous attend de pied ferme (on arrive la semaine prochaine).


Merci pour ces bookfaces, on ne s’en lasse pas !

En attendant je suis encore à Saint-Malo, jusqu’à midi. Émerveillement devant cette superbe ville, et en plus, il fait beau.

Nous étions au complet, le collectif U4, la preuve ici.

Et puis le vendredi soir, grâce à Cathy Ytak qui nous a relayé l’information, Carole et moi étions à un tout début de nuit debout, où il s’est passé ça.

Si vous ne m’avez pas encore vue au salon de Saint-Malo, il vous reste une petite fenêtre, de 10h à 11h30. A tout-à-l’heure ?

(étonnant ?) week-end à Saint-Malo

Après deux jours à Montbéliard pour l’opération Livres Complices (et, miracle en ce mois de mai, deux jours at home) , je repars vendredi pour… Saint-Malo !

Et j’en suis bien contente, parce que cela faisait longtemps que j’avais envie de découvrir Saint-Malo, et son festival des Etonnants Voyageurs (cliquer sur l’image pour consulter le programme).

Etonnants-voyageurs 2016

Pour information, mon roman ≠bleue qui a été nominé au Grand Prix de l’Imaginaire 2016 dans la catégorie roman jeunesse francophone n’a pas gagné. C’est Le passe-miroir de Christelle Dabos qui a remporté le prix, qui lui sera remis lors du festival. Bravo à elle ! Il faut vraiment que je lise ce roman… Tout le palmarès est ici.

Bien sûr, je pourrai vous dédicacer ≠bleue, même s’il est perdant ! (nominé, c’est déjà vraiment pas mal :-))

Je serai présente au festival aussi (voire surtout) pour U4. Et d’ailleurs le collectif U4 sera là, au complet ! Durant tout le week-end nous pourrons vous dédicacer nos romans. Ne ratez pas non plus la table ronde à laquelle nous participerons le samedi, à 16h30, à la Maison de l’Imaginaire.

Pour ma part, je suis ravie de venir de nouveau à la rencontre des lecteurs, et de retrouver de nombreux auteurs que j’apprécie particulièrement. Bref, je me réjouis vraiment de mon futur week-end malouin (dieu météo, sois avec nous).