Dès demain, je pars pour :

Thème de cette année : l’engagement. Ce qui est chouette quand on est auteur jeunesse, c’est qu’on peut être invité à un festival de la biographie sans avoir écrit de biographie. J’y suis invitée pour L’été où je suis né, dont je parlerai à de jeunes gens tout le vendredi. Ensuite, vous pourrez me trouver sur le salon, au carré d’art.
Si on clique sur l’affiche on se retrouve sur le blog du salon, avec tous les auteurs présents (ces salons où sont présents auteurs « adultes » et auteurs jeunesse sont toujours un peu surréalistes pour ces derniers… Peut-être aussi pour les premiers, finalement !)
Florence Hinckel, auteur jeunesse
mots-clés: Gallimard jeunesse, L'été où je suis né, scripto
dans: rencontres |
J’ai réalisé très récemment l’influence qu’exerce encore sur moi, inconsciemment, les romans d’Henri Bosco empruntés à la bibli et lus quand j’étais petite. L’enfant et la rivière… On retrouve le rêve de rivière par moments dans L’été où je suis né.

Mais surtout, je m’étais toujours demandé où j’avais pu pêcher le prénom de Hyacinthe, dans ma toute première histoire écrite, enfant. C’est, certainement, encore, Henri Bosco (L’âne culotte fait partie du cycle de Hyacinthe).

Juste pour le plaisir, voici un extrait très beau de L’enfant et la rivière. Je ne peux pas m’empêcher de penser à quel massacre il serait soumis par les diktats éditoriaux d’aujourd’hui (phrases trop longues, dites alambiquées, répétitions, points-virgules, etc…). On n’a plus le droit aujourd’hui d’écrire ainsi pour les enfants :
....mais n’empêche que d’être là à flotter sur ces quatre planches légères, en pleine matinée de soleil et de brise, m’emplissait d’un bonheur vivant, d’un vrai bonheur… J’en avais sur la peau, j’en avais dans la chair, j’en avais dans le sang ; il descendait jusque dans l’âme. Je ne savais pas ce qu’est l’âme. A cet âge là on est ignorant. Mais je sentais bien que ma joie de vivre était plus grande que mon corps, et je me disais : « Pascalet, c’est l’ange du Bon Dieu qui remue de plaisir en toi. Traite-le-bien. »
Je le traitais bien mais assez familièrement.
En ce temps là, dans nos villages, les gens avaient encore l’esprit simple et, quand ils prenaient du plaisir, ils le prenaient bien. Cette simplicité d’esprit leur permettait de comprendre tout de suite le sens profond des contes ; et s’ils étaient ravis de leur naïveté, c’est qu’elle s’accordait à leur propre sagesse. Réduite à quelques pensées claires, cette sagesse peut nous sembler courte ; et cependant elle est le trésor épuré d’une antique expérience.
Ce vrai savoir, s’il vit réellement n’est pas morose. Il appelle souvent et inspire la fantaisie des hommes. Alors il devient, comme dans ce conte, un divertissement, et ce qu’il enseigne est si beau que la sagesse nous enchante.
mots-clés: enfants
dans: lecture |
Dans le journal Mon quotidien de… demain (!), on mentionne Ma mère est maire :

Florence Hinckel, auteur jeunesse
mots-clés: enfants, ma mère est maire, talents hauts
dans: autour de mes livres, on en parle, presse |
En suivant ce lien, dans l’émission Brouillon de Culture du 17 janvier sur Radio Judaïca, vous pourrez écouter la chronique entière de littérature jeunesse à partir de la minute 20:27, et plus précisément concernant L’été où je suis né à la minute 22:35.
Florence Hinckel, auteur jeunesse
mots-clés: adolescents, amitié, amour, Gallimard jeunesse, L'été où je suis né, scripto
dans: autour de mes livres, émissions de radio, on en parle |
Je me souviens avoir été très impressionnée par cette couverture grouillante de bestioles de ce livre appartenant à ma grande soeur :

Je crois avoir mis longtemps avant d’avoir osé le lire.
Les illustrations de Michel Siméon ont toujours sur moi cet effet étrange, mystérieux, inquiétant, effet que j’ai rarement ressenti avec un livre pour enfants (mis à part peut-être Alice au pays des merveilles) :





Et je dois bien avouer ceci d’inavouable : j’adorerais impressionner mes jeunes lecteurs de la sorte ! Gnin gnin gnin… (mais il faudrait que ce soit illustré de cette façon qui ne se fait plus).
dans: art, lecture |
… je trouve ça fascinant :

Nadar – 1865

Ansel Adams

Antoine D’Agata

Atget

Bill Brandt

Cindy Sherman

Diane Arbus

Edward Steichen

Edward Weston

Ilse Bing – 1931

Ilse Bing – 1986

Imogen Cunningham

Kubrick Stanley

Man Ray

Mapplethorpe

Michael Ackerman

Muybridge

Peter Beard

Sally Mann

Saul Leiter

Richard Avedon

Stephen Shore

Andy Warhol

Willy Ronis
dans: art, photographie |
Dans la revue Lecture Jeune…

On trouve ce bel avis sur L’été où je suis né :
Florence Hinckel, auteur jeunesse
mots-clés: adolescents, auteur jeunesse, Gallimard jeunesse, L'été où je suis né, scripto
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Arte est bien la seule chaîne de télévision qui s’intéresse vraiment aux adolescents. Après avoir diffusé l’été dernier les passionnants romans d’ados, Arte diffuse en ce moment plusieurs documentaires plus précisément en rapport avec les questions de genre. Evidemment, lorsqu’on a écrit Ligne 15, on ne peut pas rater ça ! Et puis c’est passionnant, et, pour le premier que j’ai vu, en tout cas, (Armand), mis en scène de façon très efficace, moderne et jolie. Sans voix off, sans interview, le réalisateur capte simplement des moments, où l’on comprend peu à peu la quête identitaire d’Armand. J’ai tout de même été déstabilisée par l’aspect très cinématographique. Le doute plane par moments : docu ou fiction ? Les plans s’enchaînent avec la cohérence d’un scénario établi bien à l’avance. Le réalisateur a-t-il demandé au jeune garçon de faire par moments le comédien ? Là aussi, le doute… Quoi qu’il en soit, lorsqu’en découle un désir d’en écrire un roman, c’est que, pour moi, le documentaire est réussi.

On peut voir Armand ici.
J’attends avec impatience celui qui s’appelle « Pleure, ma fille, tu pisseras moins », qui est une expression que j’ai souvent entendue lorsque j’étais ado ! (Et qui me mettait encore plus hors de moi).
Florence Hinckel, auteur jeunesse, auteure jeunesse
mots-clés: adolescents, genres
dans: cinéma, le monde |