mois : juin 2011

des chiffres un visage

tumblr_l2mjdfRjPD1qbrcmmo1_500.jpg « Bonjour à toutes et tous,

Après le documentaire de Marion Loizeau sur Canal + le  1er juin, le sort de Guillherme Hauka-Azanga reste dans l’espace public avec la sortie du livre « Des Chiffres, Un Visage » aux éditions Libel.

Vous avez déjà vu les photos de Bertrand Gaudillière sur le site g.main,  vous pouvez maintenant achetez le livre.

Le bouquin sort en juillet, mais on peut le commander dès aujourd’hui par le biais du bon de commande papier ou de la commande en ligne. Ce n’est pas un bon de souscription puisque il n’y a pas de réduction avant sa sortie étant donné le faible prix pour un livre photo : 18,00 €, mais l’idée est bien de soutenir sa sortie en souscrivant dès aujourd’hui.

Le travail sur Guilherme donnera lieu à une expo à Visa pour l’image, festival international du photojournalisme qui se tiendra à Perpignan du 27 aout au 11 septembre.

http://www.visapourlimage.com/index.do    http://www.visapourlimage.com/exhibition/5053.do

« Des Chiffres, Un visage »
Sortie du Livre aux éditions Libel

Depuis 2007, le photographe Bertrand Gaudillère s’intéresse à la question des sans papiers en France. Loin des seuls évènements spectaculaires qui défraient la chronique, il s’attache à montrer la réalité du quotidien de ceux que l’on désigne comme des clandestins et dont on ne parle trop souvent qu’en termes de statistiques, de pourcentages, ou de nombres de reconduites à la frontière. Il rappelle que derrière les chiffres il y a des hommes.

En 2010 il s’est employé à suivre une histoire en particulier, celle de Guilherme, Angolais de 45 ans sur le territoire français depuis neuf ans, père de 2 enfants nés en France, qui a échappé à quatre tentatives d’expulsion.
Le récit de cette lutte menée par un homme qui se bat pour continuer à vivre en France, soutenu par des centaines d’anonymes qui ont décidé de s’élever collectivement contre la politique du chiffre fait aujourd’hui l’objet d’un livre : « Des Chiffres, Un visage », aux éditions Libel.

“Des Chiffres, Un Visage ”
Textes et photos : Bertrand Gaudillère / item
Editions Libel
Format : 16 X 21 cm / 128 pages
Sortie : juillet 2011
prix : 18 euros (hors frais d’envoi)
www.editions-libel.fr

Pour feuilleter l’ouvrage en ligne et le commander :

http://www.editions-libel.fr/agence-maison-edition/vmchk/Catalogue/Des-chiffres-Un-visage/flypage_new.tpl.html

Commandez le dès aujourd’hui pour nous apporter votre soutien dans ce projet éditorial, et recevez le dès sa sortie dans le courant de l’été.

Guilherme est toujours sans papier et nous le soutenons toujours, avec vous tous.

Catherine Tourier pour le collectif Guilherme. »

 

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course folle

Le mois de juin, c’est rempli d’événements sympathiques mais très fatigants car extrêmement ponctuels, et souvent il faut bien l’avouer dénués de sens. On ne voit finalement rien passer. Les jolies choses sont vite vues.  Ca pourrait être très joyeux et un peu fou, si on était tous conscients du truc, et qu’on filait dans ce mois de juin vraiment tous ensemble, mains accrochées,  échevelés, légers. Un peu comme dans le film Bande à part, ou comment visiter le Louvre en 9 minutes 43 secondes.

laisser le temps au temps

Ca y est, la saison des déplacements est terminée. Heureuse de pouvoir me poser et écrire enfin sereinement. C’est  ennuyeux pour moi, en tout cas contre-productif, que j’aie autant besoin de liberté devant moi, de journées grandes ouvertes comme des fenêtres afin de pouvoir y laisser s’envoler mon imaginaire. J’envie parfois les écrivains capables d’écrire dans tout moment creux qui se présente, et n’importe où. J’ai besoin quant à moi de solitude et de grandes plages de liberté, devant un horizon vierge. J’apprends à l’accepter, et à vivre pleinement dans les temps d’horizon perturbé par des lames de vie. Et (c’est un peu un message perso pour qui se reconnaîtra) : si on commence à raisonner en terme de productivité littéraire, c’est un peu la fin des haricots !

Voici à ce propos une photo que j’aime beaucoup d’un écrivain au travail. Un écrivain particulier, qui savait doser voyages et écriture. Il notait tout en vivant, puis rentrait, se posait et vivait en écrivant. Il s’agit de Nicolas Bouvier.

prix ados du Pas-de-Calais pour Vanilles et Chocolats

Voilà qui va vous donner une petite idée d’où je reviens juste :

C’était le paillasson du gîte où j’étais hébergée. En face, y’avait une friterie (mais non, je ne véhicule pas des stéréotypes, c’est juste la vérité vraie : là-bas on voit des friteries partout).

Hier donc rencontre à Oye-Plage, avec les 200 lecteurs qui ont aimé Vanilles et Chocolats, et qui l’ont primé (encore merci à eux). Anciennement il s’agissait du prix Ruralivres, qui s’est scindé en deux. A Oye-Plage, ils se concentrent sur les CM2-6e. Rencontres (bavardes ;-)), sandwiches au pâté et méthode traditionnelle (c’est un truc à boire) : c’est toujours enrichissant de voir du pays !

histoire de fonds de tiroir

Ca faisait longtemps que je n’avais pas vécu le dilemme du mauvais texte (sans forfanterie). Je ne sais pas ce qui m’a pris, ou bien ce qui m’a pris c’est la tristesse de voir un texte orphelin. Il était déjà mauvais, quelques années auparavant. Mais je me suis dit, allez, y’a qu’à en couper la moitié, remanier tout ça, et ça pourrait donner quelque chose de pas mal ! Et hop je me lance dans le jeu de massacre, mue par je ne sais quelle énergie et encore moins quelle motivation, d’autant que j’ai deux projets enthousiasmants à venir, auxquels je réfléchis depuis un petit moment. Mais peut-être justement qu’il s’agit de la peur de s’y lancer. Le pire c’est qu’après un peu de temps à retravailler un mauvais texte, on est toute disposée à le trouver vraiment pas mal ce texte-là. Mais oui, en fait, pas mal du tout. C’est fou comme le nez sur le guidon on peut en oublier tout le cheminement  fait durant plusieurs années et tout un questionnement sur : qu’est-ce que je veux proposer aux enfants ? Mais j’y crois à ce moment-là, voyez-vous. Bon, je suis quand même consciente que ça n’a pas l’étoffe d’un roman, mais pourquoi pas celle d’un bon texte pour magazine de presse ? Je le propose donc. Et figurez-vous une chose : je réalise que je suis soulagée lorsque la dame, très poliment, me le refuse dès le lendemain. J’ai soudain tout à la fois une grande honte d’avoir osé proposer un truc pareil (certes pas mal écrit, pas mal mené, mais hyper moralisateur et pas fin pour deux sous – grands dieux pauv’zenfants), et une jolie foi dans la qualité du monde éditorial jeunesse. Mes textes acceptés sont donc réellement bons ? Alleluiah.

Et que je me le dise : un mauvais texte restera toujours un mauvais texte. Et enfin : enterrons les daubes du passé.

Il y a des deuils joyeux.