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c’est la fête !

Dès vendredi, je serai à la fête du livre de Villeurbanne. D’abord discussions avec de jeunes lecteurs, puis dédicaces, débat, en tout cas toujours des rencontres. Je serai la plupart du temps, samedi et dimanche, dans le pré carré de la librairie A Titre d’Aile, si je parviens à ne pas m’envoler.

Si vous cliquez sur l’image, hop vous serez dirigés vers le site de la fête, et vous verrez que ça aura réellement toutes les apparences d’une fête (ce qui est mieux qu’un salon, ou bien si vous voulez, on va faire la fête dans le salon).

Pour moi ce sera d’autant plus la fête que je vais y retrouver pas mal d’auteures et auteurs que j’apprécie beaucoup, et comme on sera 60 il y en aura sans doute d’autres avec qui je vais faire connaissance.

Bien sûr, on vous y attend nombreux, chères lectrices, chers lecteurs ! Au plaisir…

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ouf

La torpeur baby-bluesesque qui suit la fin de l’écriture de La Ligne 15 : j’ai choisi au début de l’assumer complètement, d’en profiter pour lire, lire, lire, regarder quelques bons films, profiter du printemps, la douceur des soirées longues, les amis que l’on voit plus souvent, les enfants qui dorent au soleil en riant… Mais au bout de quinze jours qui parurent quinze ans j’ai réalisé que je ne faisais que me voir vieillir en vivant ainsi, en profitant de la vie simplement ! Dans l’affolement naissant je me suis tournée davantage vers le monde : grands dieux, pitié pour le monde. J’ai esquissé des projets pour m’y jeter davantage : redevenir enseignante ? Je caresse souvent cette idée, car j’aime ce métier, j’aime les enfants, j’aime les ados, j’adore leur énergie, et j’aime transmettre. Mais lorsque je discute avec mes amies instits, épuisées, impuissantes, pleines de bonne volonté écrasée, l’idée me quitte rapidement. Ne serais-je pas plus utile ailleurs, autrement, et en souffrant moins ? (Je ne parle que pour moi, je sais que certains enseignants que je juge super-héroïques se donnent dans leur métier avec une telle foi qu’ils n’en souffrent pas, malgré la très évidente volonté gouvernementale de leur compliquer la vie. Total respect).

C’est à ce moment-là que quelque chose enfle et monte, quelque chose de conséquent à tous ces états-là, accompagné d’une forme de soulagement. Enfin la vie a un sens, ou bien je vais lui en donner un. C’est cela qui monte, le désir de sens et de projection dans le monde, de la façon la plus personnelle qui soit, la plus libre possible, donc la plus heureuse. Les choses montent, il reste à les laisser émerger, y faire le tri, les transformer. Ecrire. Ouf.

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« Si vous voulez dire la vérité, faites rire vos lecteurs… »

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« … sinon ils vous tueront. » Il paraît que c’est d’Oscar Wilde, mais rien de sûr. J’aime bien cette phrase.

Y’a comme ça des citations voire des sentences qui se promènent de bouches à oreilles, de blogs à sites, d’écrans à fenêtres, de conscients à inconscients, et qui facilement nous confortent dans nos petites satisfactions. Faudrait juste pas éviter de lire des bouquins avec un peu plus de mots, afin d’affiner un peu tout ça.

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