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Mon voyage au Liban

Du 30 octobre au 10 novembre, j’étais au Liban : la première semaine en touriste avec ma petite famille, et les derniers jours à Naas et Beit Chabab pour des rencontres scolaires au lycée Montaigne. Formidable et intense voyage ! Je vous livre ici un retour en images sous forme de carnet de bord, que j’avais posté au fur et à mesure sur fb (images non libres de droit, merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation)…

Jour 3 : Quelques photos de pérégrinations libanaises (Beyrouth, palais de Beiteddine, cèdres du Chouf… on a aussi fait les grottes de Jeita mais pas de photos autorisées). Chaleur dans tous les sens du terme (et jolies retrouvailles avec mon amie Jihane connue pendant mes études !). Ce que je préfère : me promener dans les rues, sentir les ambiances, les odeurs, les sons… Les taxis services, les klaxons incessants, le foisonnement, les sourires, les enfants qui fouillent dans les poubelles, l’accueil formidable, les stigmates de la guerre, l’envie de s’amuser, le gouffre entre les très pauvres et les très riches, le cosmopolitisme, etc… voir le beau, voir le laid. Le mieux, le pire. Et peu à peu se sentir moins étranger. Toute cette humanité… Et il me reste encore plus d’une semaine !

Barj Hammoud (quartier arménien)
Place de l’Etoile
Ici le climatiseur est roi
Vestiges derrière la Grande Mosquée
Grande Mosquée
Le Raouché, vu de la Corniche où se promènent toutes les catégories de la population
Palais de Beiteddine
Cèdres du Chouf, où nous vîmes le « cèdre de Lamartine »

Jour 5 : Quelques photos de ces deux derniers jours. Temps forts : visite du mim museum, superbe musée des minéraux avec comme guide le collectionneur et concepteur lui-même du musée, le passionné et passionnant Salim Eddé. Mais aussi promenade dans Achrafieh et l’inévitable mall ABC. Puis mon amie Jihane enfin en week-end a pu nous réserver une journée entière pour nous faire visiter son magnifique village à la montagne, Douma. L’un des plus beaux du Liban, incontestablement. Cette fois le guide était son père, tout aussi passionnant et généreux, qui a défini les règles d’urbanisme du village (ancien topographe). On a été chanceux et très gâtés (le musée du village a ouvert rien que pour nous !). Puis Jihane nous a montré des oliviers millénaires et enfin… la superbe Byblos, au coucher du soleil.
Le soir, nous avons retrouvé… mon frère ! Qui par un hasard extraordinaire est de passage au Liban pour son travail pile au même moment que nous. Parfois il y a de ces convergences incroyables…
Et vous ai-je parlé de nos régalades culinaires ? Mezzés abondants, manouche du matin, shawarmas, minted lemonade… miam.
Quelques photos de tout cela… (sauf le mim où flash interdit, mais jamais je n’ai vu de si beaux cristaux…)

D’abord, nouvelles photos de Beyrouth (Achrafieh, Mar Mikhael) :

A Douma :

Douma : village en forme de scorpion
Très joli souk !
Petit-déjeuner avec des manouché (galettes au thym)
Au village proche de Douma, des oliviers millénaires

A Jbail-Byblos :

Rencontre avec mon frère, du haut de son hôtel avec vue superbe sur Beyrouth.

Le 5 novembre, j’annonçais sur Facebook cette table ronde qui se révéla passionnante : 

TABLE RONDE au BIEL où se déroule le salon du livre de Beyrouth : **Le livre jeunesse, une fenêtre sur le monde**.

Ce soir, en compagnie des auteurs et autrices Antonia Neyrins, Caroline Torrey et Alex Godard, j’aurai le plaisir de participer à la table ronde sur la littérature jeunesse, organisée par Macha Hrdy et Yvon Le Vagueresse, sur le stand de l’ AEFE – Agence pour l’enseignement français à l’étranger du Salon du livre, de 17 h 30 à 19 h, qui aura pour thème : Le livre, une fenêtre sur le monde.
Venez nombreux, lecteurs et lectrices libanais !

Jour 7 : Focus sur La maison jaune à Beyrouth, Sodeco square. Cette ancienne maison bourgeoise de style néo-ottoman fut un lieu stratégique, sur la ligne de démarcation pendant la guerre civile, investi par les snipers. C’est désormais un lieu de mémoire, aux murs criblés d’impacts de balles, et lieu d’expositions. Au rez de chaussée, exposition très émouvante : auparavant se tenait là un studio photo, le Mario studio. Des négatifs et des photos ont été extraits des décombres. Le projet Mario propose au visiteur d’emporter avec soi une ou plusieurs reproductions de ces photos et de chercher de qui il s’agissait, de quelle famille, etc… 
Voyage dans plusieurs strates d’émotions.

(J’apprends par la suite que c’est le père de Kochka, autrice jeunesse de talent, grâce à qui j’ai été invitée car elle a fait connaître mon nom aux organisateurs, que cette Maison Jaune a été sauvegardée…)

Dernier jour, raconté le lendemain : De retour chez moi !… où tout prend une couleur différente, plus profonde et encore plus gaie. Départ et retour : deux émotions intenses, toute la joie et la bascule des voyages. Sortir de sa zone de confort est tellement bénéfique…
Voici quelques photos de la vue de mon hôtel de Naas, dans la montagne libanaise (où je n’avais pas de wifi, c’est pourquoi je n’ai pas donné trop de nouvelles ici cette semaine !), d’un chauffeur de bus scolaire dans Beyrouth, de Byblos où je suis retournée, et d’une délicieuse minted lemonade. Quand j’aurai les photos des classes du lycée Montaigne de Beit Chabab, où je suis intervenue cette semaine, je vous montrerai ces jolies bouilles enthousiastes. 
J’ai fait des passages éclair au salon du livre à Beyrouth, ce qui fait que je n’ai finalement croisé quasiment aucun autre auteur et aucune autrice jeunesse que je connais, présent·es en même temps (à part Lenia Major en plein atelier), j’ai aussi à peine croisé Blandine Yazbeck à qui je n’ai donc pas pu transmettre toutes les amitiés qu’on m’avait demandé de transmettre ! 
Un dimanche très doux en famille retrouvée s’annonce aujourd’hui. Je vous le souhaite tout aussi agréable.

Naas
Au revoir, Liban…

Merci à Audrey, Céline, Nathalie et toute l’équipe du lycée Montaigne grâce qui je fus reçue comme une reine à Naas et Beit Chabab ! Et merci aux élèves, le travail fut passionnant et fructueux avec eux et je pense qu’il va se poursuivre sur une excellente voie…

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hop ! (6e épisode)

Poursuivons notre étude de la jumpologie avec Philippe Halsman, photographe portraitiste des années 50. Il s’aperçut que le fait de sauter obligeait ses sujets à ne plus se concentrer sur l’apparence qu’ils voulaient donner ce qui leur donnait une expression différente de leur image publique. Et de fait, c’est génial… et toujours joyeux.

Le duc et la duchesse de Windsor
Audrey Hepburn
Aldous Huxley
Brigitte Bardot
Weegee
Marilyn Monroe
Hoppenheimer
Sophia Loren
Dean Martin et Jerry Lewis
Grace Kelly
Nixon
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hop ! (5e épisode)

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Et le Grand Saut d’Icare, on en parle ?

Icare qui voulut s’enfuir du labyrinthe créé par son père Dédale. Dédale lui construisit des ailes et le mit en garde : « ne t’approche pas trop du soleil ». Mais…

Un mythe qui m’avait beaucoup impressionnée, alors que j’étais ado… âge auquel on n’a de cesse de s’approcher du soleil. J’avais d’ailleurs écrit ce texte (il faudra un jour que je fasse quelque chose de ces textes d’adolescence…) :

« Le jour s’effiloche en traînées poudreuses. On peut distinguer encore quelques plumes cramoisies, celles d’Icare issu de Dédale, plumes danseuses et lentes à atteindre le sol. Des grains de sable brillant se trouvent aussi en suspension, ceux tombés des sacs trop remplis du marchand de sable ambitieux. Il a voulu me faire trop rêver. Mais la nuit tombe devant mes pupilles, nuit noire et effrayante entre les troncs serrés. Derrière se cachent les monstres de l’enfance.

Avant la forêt, il faut traverser un long tunnel. Sombre et malodorant, des bêtes y ont séjourné. Quelle est cette ombre au loin ? Je n’ose pas avancer et je le fais pourtant car à l’autre bout se trouvent les promesses, ou un ami, un frère peut-être, ou un arbre muni d’une balançoire fantastique qui mène jusqu’aux cieux. Je ne recule jamais, de toute façon, tant que je suis une enfant. J’avance en tremblant mais j’avance, car je veux voir la forêt. Je veux en humer l’humidité et caresser l’écorce des monstres, éprouver l’haleine des arbres et les griffes des branches. Je veux y poser mes pieds nus, sur la langue étalée des feuilles accortes, sur les orteils des pattes mortes. Je suis la reine de ma vie et je souhaite être effrayée en mon royaume. »

La chute d’Icare… Un mythe qui impressionna de nombreux artistes.

Lauren Simonutti
Détail de La chute d’Icare, par Brueghel l’ancien
Dédale et Icare, 1625, Orazio Mirinaldi
Robert et Shana Parkeharrison
Matisse
Jacob Peter Gowy
Chagall
Rubens
Gilbert Garcin (d’après Léonard de Vinci)
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hop ! (4e épisode)

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L’artiste conceptuel néerlandais Bas Jan Ader a beaucoup interrogé la chute, dans les années 70. La pesanteur représentant des émotions. S’accrocher à une branche jusqu’à ce qu’elle se brise, plier sous le vent jusqu’à tomber, basculer d’une chaise sur un toit, chuter dans l’eau à vélo… Le plus fou de l’histoire est que l’artiste disparaît en mer en 1975 entre la Côte Est des États-Unis et l’Angleterre, lors d’une dernière action intitulée In The Search of The Miraculous.

On ne peut qu’imaginer son ultime chute, dans la mer.

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hop ! (3e épisode)

Série « hop », épisode 3 (ou comment faire la promo du Grand Saut avec art 😜). Aujourd’hui, la magnifique série intitulée La Chute, du photographe Denis Darzacq. La chute, ou bien l’hypothèse de la chute ? On tombe d’où, dans quelle direction, et pour atterrir comment ? Vertige de l’instant des seules questions.

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