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Tous les articles deFH

Mises en abyme

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Sabine Weiss. Autoportraits :

 

(La déformation de l’image est voulue. Les artistes, photographes ou peintres… ou écrivain·e·s, souvent déforment leur image, par jeu ou par difficulté avec l’adéquation apparence/intériorité)

Et puis Sabine Weiss a photographié Giacometti en train de peindre une jeune femme nommée Anne, qui elle-même pensait à quoi ?

 

Et en train de sculpter. Qui ?

 

Puis en train de la (nous) regarder.

 

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Table ronde au Salon du Livre de Paris + tous mes projets

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Retrouvez-moi la semaine prochaine au Salon du Livre de Paris, pour une table ronde avec Marion Brunet, modérée par Constance Joly-Girard. Thème : Le monde selon les ados. Ce sera le vendredi 16 mars, sur le stand de la région PACA, à partir de 15h00. Venez nombreux !

Je salue au passage la décision du Salon de rémunérer tous les auteurs, sans distinction, au tarif Charte ; c’est une preuve de grand respect et d’intelligence car ce n’est pas simple j’imagine de revenir sur une décision initiale. Merci, merci à eux d’avoir écouté les auteurs, les autrices, que ce soit en jeunesse ou en BD, mais aussi les lecteurs et les lectrices, booktubeurs, booktubeuses, blogueurs, blogueuses etc, qui se sont exprimés surtout sur Twitter, avec tout devant La Charte des auteurs jeunesse et le SNAC BD. Je sais que cela paraît dérisoire à certains et certaines, et que cela touche une minorité d’auteurs et d’autrices, qui plus est souvent les plus en vue et qui en auraient le moins besoin, mais chaque signal et chaque geste compte, et on peut le déplorer certes, mais c’est toujours en commençant par le haut que la conquête des droits (et, ici, le changement de vision et de considération envers les auteurs professionnels) peut ruisseler vers le bas. Et ce sont ceux qui en ont le plus les moyens qui peuvent se battre pour les autres en prenant le moins de risques. Pour ma part je ne soutiens pas toujours activement certaines luttes de la Charte des auteurs jeunesse, mais cette fois je me suis engagée (modestement certes mais tout de même) dans ce #payetonauteur d’autant plus facilement qu’il ne me concernait pas directement dans ce cas précis et que je ne demandais rien pour moi, et que cette fois il s’agissait de demander à une entreprise privée le même respect financier envers les auteurs et les autrices qu’aux petites structures ou associations ou collectivités locales qui se battent toute l’année pour que vivent des manifestations littéraires et pour inviter des auteurs et autrices… Une entreprise privée qui de plus ne semble pas être en déficit, chaque année, à la suite d’une telle opération. Comment être exigeant envers les petits sans l’être envers les grands ? Il y a des luttes comme celles-ci qui paraissent toutes petites, mais qui ont un sens politique fort…

 

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Ce déplacement à Paris ne sera pour moi que le début d’un petit marathon, parce que (ô misère, qu’ai-je donc encore accepté cette année comme planning de folie ?!), j’aurai à partir de ce moment un déplacement de plusieurs jours par semaine, jusqu’à fin avril (y a-t-il un Dieu des cheminots à prier pour que les grèves n’impactent pas trop tous mes trajets ?). Certes, je ne me plains pas, surtout qu’après Paris, ce sera… Marrakech ! Je vous tiendrai au courant de tout ça, bien sûr.

(Hé hé… Hâte !)

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Allez, j’en profite pour vous faire un petit point sur mes prochaines publications et prochains projets :

  • en mai, paraîtra le 3ième et dernier tome du Grand Saut, chez Nathan. Mais oui, il arrive !
Le Grand Saut 1 Le Grand Saut 2 Le Grand Saut 3

Patience !!! (mai 2018)

  • en septembre, le 4ième tome de la série Mona, chez Rageot. Vous voulez déjà le titre ? Ce sera Hyper-connectée (mais seule au monde). Le dévoilement de ce titre est un vrai scoop, prenez-le comme tel, id est avec joie et dévotion.

  • En 2019, je ne sais pas encore quand exactement, il y aura un texte court et intimiste, sous forme de journal intime, dont le titre reste à déterminer. Ce sera chez Nathan. Un texte qui compte beaucoup pour moi, avec un ancrage (quasi)autobiographique.
  • Toujours en 2019, j’y travaille activement (grand bonheur d’écriture !), il y aura un roman d’anticipation proche dans l’esprit de #Bleue ou de Traces. Ce sera aussi (je l’espère !) aventureux et trépidant. Ce sera chez Syros.
  • 2019 ou plus tard ? Il y a encore 2 projets un peu secrets, dans 2 maisons d’édition avec lesquelles je n’ai encore jamais travaillé, mais je me réjouis de ces nouvelles collaborations enthousiasmantes. Dès que je le pourrai et que tout sera sûr, vous en serez informés ici en tout premier lieu, c’est sûr !
  • Et enfin encore autre chose, actuellement sous une forme aux contours flous et encore indéterminés, sortie de mes entrailles en décembre-janvier, que je laisse encore reposer pour voir quoi en faire quand j’aurai le temps.

Comme vous le constatez, je suis loin de chômer. Au travail donc, et fissa, si je veux tenir les délais, avec tous ces déplacements à la clé 😱. A tout bientôt à tous et toutes, en vrai dans les salons du livre ou « en faux » dans mes livres !

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À l’occasion du mois international des droits des femmes

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Grand merci à Tom Lévêque pour son initiative intitulée 31 chambres à soi, que l’on peut suivre sur son super blog La Voix du Livre. Voici comment il décrit cette opération : « À l’occasion du mois international des droits des femmes, 31 femmes d’exception vous proposent de partir durant tout le mois de mars à la rencontre de 31 autres femmes, toutes autrices, aussi talentueuses et impressionnantes que les premières. » (Bien sûr, j’ai rougi en lisant « d’exception », puisqu’il a eu la gentillesse de me proposer d’y participer).

Le premier jour, on a pu découvrir un texte très touchant de Marie Desplechin sur Françoise d’Eaubonne.

Et le deuxième jour, j’ai évoqué Meg Rosoff, trop méconnue en France.

 

A suivre, également sur la page fb des Pépettes.

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contrastes

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Francisco de Zurbaran (1598–1664) aimait peindre Saint-François en extase, dans un noir des plus profonds, dans des ténèbres des plus fascinantes.

Mais il peignait aussi le faste des étoffes avec un délice évident. Les étoffes de couleur rouge, surtout. Un rouge chatoyant et insolent, sous des visages austères.

Revenons à Saint-François, voulez-vous ?

Rien que pour le contraste…

(Ces temps-ci, désirs de baroque…)

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Dernières lectures

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Voici un petit compte rendu de mes dernières lectures.
D’abord, le jeu de mot est facile mais réel : j’ai été captivée par Captive de Margaret Atwood. Après avoir lu la dystopie La servante écarlate, j’étais curieuse de voir comment l’autrice s’en sortait dans un récit situé dans le passé, cette fois. Vraiment très bien. C’est même pour moi le pendant de La servante écarlate, on sent les mêmes révoltes et les mêmes préoccupations. L’occasion de s’en rendre compte, si on en doutait encore, qu’une bonne dystopie s’appuie toujours sur ce qui fut, ou sur ce qui est. Et puis le personnage de Grace est très attachant. J’ai juste regretté que l’autrice se soit forcée à la fin à rester fidèle à cette histoire réelle. Elle a été tentée par une piste fantastique qui eut été sans doute beaucoup mieux exploitée (et donc jouissive pour le lecteur) si elle n’avait pas été limitée par le réel. Il n’en reste pas moins un sentiment de trouble et de frisson très agréable qui fait encore, et toujours, réfléchir à la condition des femmes.

 

Après une histoire aussi sombre, j’ai eu besoin de légèreté, et quoi de mieux que de partir dans l’espace, qui plus est avec Marion Montaigne ? (bon certes, surtout avec Thomas Pesquet, mais pour moi c’est surtout le ton de Marion Montaigne qui m’a emportée !).

La force de cette BD c’est qu’elle est à la fois hyper bien documentée et pleine de dérision. On rêve, on s’informe et on rit ! Merci et bravo à l’autrice et dessinatrice.

Je termine par une petite déception, à savoir le tome 4 de l’Amie prodigieuse, que j’ai peut-être trop attendu…

L’histoire et la narration de Léna m’ont paru hélas très plates. Lila quant à elle a passablement perdu de son côté prodigieux. Si les désillusions ressemblent à la vie réelle, en tant que lectrice j’aurais aimé être davantage surprise. Même la chute finale ne m’a pas satisfaite et m’a paru un peu téléphonée. De toute façon même si cette saga fut très additctive, je n’ai retrouvé dans aucun des autres tomes la force évocatrice du premier, un véritable chef d’oeuvre d’après moi. Une rupture de style et de narration si forte que je me demande si derrière Elena Ferrante ne se cachent pas en vérité deux auteurs….

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