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Vous regardez art

Mes dernières lectures #103

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C’est parti pour mon 103ème article de ce blog contenant mes derniers coups de coeur de lecture !

J’ai déjà parlé de mes coups de coeur pour Esprit d’hiver de Laura Kasischke et pour Amours de Léonor de Récondo sur mes réseaux, mais j’en laisse une trace ici sur mon blog pour mémoire pour moi-même (oui ce blog, c’est aussi un peu comme un carnet de bord, très utile pour laisser des traces). En résumé : lisez-les, styles et histoires à couper le souffle, vraiment.

Avant ces deux-là, j’avais lu L’été circulaire acheté au salon de Paris en mars, suite à une table ronde avec son autrice Marion Brunet. J’étais sortie de ce roman sûre d’avoir lu un excellent roman au style recherché, dense, qui emporte, mais aux sentiments très mélangés concernant l’histoire. Cela m’a fait le même effet que pour Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal : j’aurais bien gardé uniquement l’histoire des ados et me serais bien passée de l’intrigue policière ou noire. Car l’histoire de ces deux soeurs est magistrale, surtout pour quelqu’un comme moi qui a vécu son adolescence dans le même sud exactement et en connait l’atmosphère poisseuse et joyeuse à la fois. J’ai les mêmes souvenirs très marquants de fête foraine (début époustouflant), et pour moi c’est toujours très particulier les fêtes foraines… Marion a réussi à rendre tout cela à la perfection, cette langueur, ces vides, ces joies, cette sensualité, ces désirs, cette intensité brève et cette violence diffuse avec grand talent. Mais dès qu’il s’agissait des adultes je m’éloignais du texte, de façon indéfinissable.  Il faut sans doute préciser que les romans noirs ou policiers ne sont pas du tout ma tasse de thé, c’est peut-être le pourquoi du comment. A cause de cette petite gêne j’ai longtemps hésité à parler de ce roman ici, mais en cet été caniculaire certaines scènes ou plutôt atmosphères de L’été circulaire me reviennent souvent. Je me dis alors que oui, c’est un excellent roman, à lire assurément.

Puis j’ai plongé dans La petite dernière de Susie Morgenstern. Je suis une fan inconditionnelle de Susie, et c’est fou comme sa prose m’emporte à tous les coups, quoi qu’elle raconte ! Je m’y retrouve toujours, c’est un flux qui me rencontre immédiatement. Cette fois Susie raconte son enfance, romancée ou pas on s’en moque, en tout cas c’est passionnant, touchant, généreux. C’est Susie, quoi !

Ensuite ce fut Anima de Wajdi Mouhawad, dont j’ai aussi déjà parlé sur mes réseaux. L’un des meilleurs romans que j’aie jamais lus. Réellement. Mais l’un des plus traumatisants aussi. Réellement aussi. Récit atroce et beau. A lire… quoi qu’il en soit.

Et enfin je viens de terminer l’excellent The Hate U give de Angie Thomas. Le pendant parfait, sous forme de roman, de l’essai Une colère noire de Ta Nehisi-Coates. On en ressort bouleversé, avec la même colère que l’héroïne. Et comme pendant ma lecture de Une colère noire, je n’ai pu que me rendre compte combien tous les mécanismes de domination se ressemblent… hélas. Lisez et offrez ce livre (Une colère noire, aussi, vraiment éclairant et qui se lit comme un roman), pour que chacun s’en rende (enfin) compte.

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Et sinon pas des lectures, mais je conseille à ceux qui sont sur Paris de voir (c’est les derniers jours en plus) l’expo sur Kupka au Grand Palais. Magnifique, et parfaite pour comprendre pourquoi et comment un artiste passe du figuratif à l’abstraction.

Quand même ce que je préfère ce sont ses portraits – ici Gigolette en rouge.

Pendant mon petit séjour parisien j’ai eu un coup de coeur aussi pour le marché aux puces de Saint-Ouen. Particulièrement pour le marché Vernaison et le marché Dauphine. Très belle découverte.

Marché Dauphine

Et puis j’ai enfin découvert le marché d’Aligre dont mes copines parisiennes me parlent depuis un moment : en effet, c’est à ne pas rater, surtout le dimanche. Un vrai bonheur… (merci Jean-Marie pour la visite guidée !).

(A part cela pour moi expérience ratée à l’atelier des lumières dont j’attendais beaucoup. Hundertwasser et Poetic A.I., c’était vraiment pas mal, mais pour Klimt, peut-etre parce que je l’aime trop, je suis passée à côté, je ne voyais en somme qu’un hangar éclairé. Je n’avais pas le temps de m’attarder sur les tableaux que j’aime, c’était une vraie frustration…).

A bientôt et bel été à vous !

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Klimt mania

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Non contente d’aimer sa peinture, je trouve tout à fait savoureux ce qui transparait de la vie de Gustav Klimt sur les clichés faits de lui.

Avec Egon Schiele

 

Avec minou

Avec sa compagne Emilie Flöge, créatrice de mode et femme d’affaires

 

 

 

Petit retour fascinant sur Emilie Flöge :

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contrastes

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Francisco de Zurbaran (1598–1664) aimait peindre Saint-François en extase, dans un noir des plus profonds, dans des ténèbres des plus fascinantes.

Mais il peignait aussi le faste des étoffes avec un délice évident. Les étoffes de couleur rouge, surtout. Un rouge chatoyant et insolent, sous des visages austères.

Revenons à Saint-François, voulez-vous ?

Rien que pour le contraste…

(Ces temps-ci, désirs de baroque…)

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ces facettes du travail

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Les déplacements reprennent petit à petit. Lundi et mardi, c’était Brunoy, en région parisienne. L’accueil à l’établissement Saint-Pierre fut parfait, et c’est un réel bonheur quand le feu de questions est loin de s’éteindre au bout d’1h30 passée avec des élèves de 5e. Traces vous a inspiré !

Merci à vous tous, c’était une reprise de rencontres très agréable, qui va se poursuivre très vite, avec Saint-Paul Trois Châteaux, la semaine prochaine.
J’ai plein de petites et grandes nouvelles sur mon actualité à vous apprendre, des voyages et des projets, mais j’attends que tout cela se précise, et en attendant, je travaille, un peu loin pour un temps des combats du monde et de la société, ce qui me paraît nécessaire pour y participer mieux, apporter sa pierre, moins à chaud mais j’espère plus efficacement. Ce retrait tout relatif me procure un grand plaisir. Travailler, avec coeur et profondeur, aussi.

Et puis être à côté, ce n’est pas forcément être loin (photo de Elen Levitt).

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De la vitesse

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Facebook va mourir. Mourir de sa belle mort dont on ne parlera guère sur Instagram ou Twitter. On y dansera sur sa tombe. Mon analyse est sans faille. Tout est la faute du logiciel. Après 15 jours de faible utilisation, voilà le truc même pas dingue et tout à fait anodin au fond qui va vous arriver : sur vos 5000 amis vous ne recevrez désormais le fil d’actualité que d’à peu près 5 personnes. Vous serez assez content·e d’avoir de leurs nouvelles mais il vous suffirait de leur passer un coup de fil : vous les connaissez assez bien. Quand vous posterez quelque chose, il n’y a plus que ces 5 là qui verront votre article. Certains s’agitent. Cela ressemble aux soubresauts avant l’agonie. Ils postent des articles déchirants. Ils supplient : pour ne pas sombrer, englouti par l’IA, s’il vous plaît, je vous en supplie, commentez-moi, likez-moi, et ainsi je remonterai dans les lignes de code (ou un truc du genre – ils n’y connaissent rien, ils nagent dans une ignorance encore plus engloutissante, ils se débattent dans un océan d’opacité bien entretenu, ils se nourrissent de leur seul pathétisme… et lui-même nourrit le monstre, il grandit et grossit avec notre désarroi). D’autres s’y prennent autrement, ils souhaitent garder leur dignité, ils le croient en tout cas, en ne suppliant personne, en ne gémissant pas, mais en postant des articles à gros caractères ou à idées courtes, les plus polémiques et provocateurs possibles, dans l’espoir que ça buzze, que ce soit partagé, que ce soit commenté, disputé, vilipendé, porté aux nues. Outrer ou rallier, choisissez mais surtout réagissez, et donnez-moi de la visibilité. Mais rien ne fonctionne. Rien à part y passer ses journées entières. Passez-y 24 heures sur 24, réagissez, commentez, likez, suppliez, gémissez, provoquez, et ainsi vous existerez au yeux du logiciel. Vous mourrez heureux. Vous serez le fantôme du web le moins vite oublié : comptez trois jours, environ.

(Si cette image vous parle, c’est que vous êtes déjà un peu sensibilisé·e·s à ce que je vous raconte. Ou si vous avez lu #Bleue, aussi.)

Facebook va mourir parce qu’Instagram est plus efficace. C’est moins fatigant d’exister sur Instagram. Faites une belle photo de votre cappucino et votre chat, cela prend une seconde et ensuite, attendez. On vous aimera. Mais moins longtemps. Fb meurt de sa lenteur – si relative pourtant. Instagram prospère sur sa vitesse. Voir une image et la liker prend un dixième de seconde, avant de passer à la suivante. On peut donc en voir plus. Les voir toutes. Mais il vous faut aussi en faire beaucoup, et beaucoup de stories. Songez à en faire à tout moment de votre vie.

En attendant la mort de facebook ou la vôtre ou les deux, comme vous voudrez, et tant que notre notoriété réseaux-socialesque ne détermine pas encore tous nos droits de citoyen, je vous propose une alternative : allez dans les musées, tout y est plus vivant (tableaux postés ici d’Egon Schiele). Et oh, j’oubliais : lisez des livres. Vous verrez combien on y existe bien davantage. Et plus longtemps. Et vous ferez la découverte d’une chose vertigineuse : la profondeur.

Mais aller dans les musées ou lire des livres, et cotoyer ainsi la profondeur qui remplit l’âme, cela prend encore plus de temps que de lire un article entier sur Facebook. Choisissez votre vitesse.

 

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montrer et regarder autrement les écrivain(e)s…

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Peut-être faut-il y réfléchir… Heureusement, de gros progrès ont été faits et ce que je vais montrer là sont  des photos souvent anciennes, évidemment choisies pour ma démonstration, mais ces photographies ont été si faciles à trouver et sont si nombreuses qu’elles ne me semblent pas là comme illustrations anecdotiques mais bien comme propos général à interroger. D’autre part on se rend compte combien ces images sont si prégnantes en nous qu’on a tendance, hommes ou femmes écrivains contemporains, à les reproduire inconsciemment. Cela peut être bien de prendre conscience de tout cela pour casser les codes, ou bien pour jouer sciemment avec eux…

Observons d’abord ces photographies d’hommes écrivains au travail :

Boris Vian

André Breton

Nicolas Bouvier

Brendan Behan

H.G. Wells

Stephen King

 

William Faulkner

 

Ernest Hemingway

John Irving

Philippe Roth

 

Notez leur sérieux, leur air pénétré. La posture désinvolte est autorisée (Stephen King, Faulkner), seulement si l’on voit bien à quel point l’écrivain est concentré. Notons l’effet de vitesse (Brendan Behan), et la nécessité de tenir l’endurance grâce à la nicotine (Bouvier), ou le café (Brendan Behan, encore)… à moins que ce ne soit du whisky ?

Si ces auteurs hommes bénéficient d’emblée d’un sérieux appréciable, ils manquent singulièrement de capital sympathie. Ils ont l’air quand même vraiment pas commodes, bougons, hautains et peu accessibles.

Qu’en est-il des femmes ?

Mary Shelley (ou l’art d’écrire en regardant devant soi)

Elles ont presque toutes un air sage voire compassé. J’entends presque à chaque fois le photographe (ou le portraitiste comme ci-dessus) dire ou penser : regardez-moi (qu’on voie votre doux visage). Vous ne voulez pas ? Bon alors au moins un sourire ? Il faut qu’on voie à quel point vous êtes sympathique – malgré le choix de cette activité si sérieuse que vous vous imposez sans raison. Il faut qu’on voie que vous prenez du plaisir à écrire ! A quel point les romans que vous  écrivez, vous les femmes, ne sont sans doute pas aussi profonds et difficiles que ceux des hommes...

 

Toni Morrison

(Certes certes, mais tout de même, c’est agréable de voir enfin un sourire, merci Mme Morrison !)

 

Noël Streatfeild

 

Anne Sexton, souriante sur toutes les photos d’elle, choisit de mettre fin à sa vie, à 45 ans.

Enfin de la vitesse dans les mains sur cette photo… Mais pourquoi a-t-on l’impression qu’Anne Sexton recopie au lieu de créer ?

Une femme devant un clavier souffre de toute façon toujours des stéréotypes. Comment ne pas voir de simples secrétaires, le plus souvent ? Comment les prendre au sérieux avec leurs coiffures compliquées, leurs bijoux ou leur mise endimanchée ? Quel temps perdu, quand les hommes semblent souvent s’être mis au travail dès le saut du lit, voire encore dans leur lit (voir plus bas)…

Agatha Christie

 

Edith Warton

Lorsqu’on leur autorise une pose moins académique, le manque de naturel est confondant :

Sylvia Plath, à qui la vie semble si douce et sereine sur cette photo, se suicida elle aussi – dépression qu’elle raconta dans un récit autobiographique – ; son malaise de vivre n’est décelable sur aucune des photos d’elle. Nombre d’écrivains mirent fin à leur vie, mais chez les femmes il n’était pas décent de faire la tête avant.

 

Il n’est pas interdit de noter que les écrivaines sont souvent en équilibre instable, jambes croisées ou alors bien serrées, comme prêtes à s’évaporer ou au contraire à se recroqueviller, alors que les écrivains sont toujours bien campés sur leurs deux pieds, arrimés au sol et à ses réalités, tout en étant prêts à bondir à la moindre alerte.

Parlons félins, justement. Prêts à bondir, certes, mais si Céline, Capote, ou Jean Cocteau ne répugnaient pas d’être pris en photo avec leur chat, c’était surtout pour montrer à quel point sa propension à la paresse les empêchait de travailler :

Céline et Bébert

… alors que si on montre un chat sur la photo d’une femme écrivain (plutôt qu’un chien comme Stephen King), c’est sans doute pour contrebalancer par son aspect mignon l’usage subversif de la cigarette, par exemple :

Françoise Sagan

 

Par ailleurs, souvent, on ne manque pas d’associer la langueur féline à la langueur supposée de l’écriture féminine. Les poses allongées chez les femmes écrivains sont courantes. Alors que les hommes écrivains sont plus souvent représentés en train d’écrire debout (Victor Hugo, Roth…). On ne voit jamais de femme écrivant debout, bizarrement. Une question de dynamisme sans doute. Hum.

Seulement attention, écrivaines allongées, certes, mais pas dans un lit ! Nabokov, lui, il a le droit… De toute façon, il a même eu le droit d’écrire Lolita, alors (un chef d’oeuvre incontestable, mais une histoire similaire écrite par une femme aurait été impensable à la même époque… aujourd’hui non plus quand j’y pense…).

Seules Bridget Jones ou Carry Bradshaw sont montrées en train d’écrire dans leur lit, mais ce sont des personnages fictifs plus diaristes ou journalistes qu’écrivaines, et qui écrivent exclusivement sur leurs frasques sexuelles… Aurait-on peur d’un brouillage de symboles en représentant une vraie femme vraiment écrivaine en train d’écrire dans son lit ?

 

François Sagan, jeune fille sage… qui brûla la vie par les deux bouts.

Pas de draps en désordre. Non, mieux vaut représenter l’écrivaine sur le sol. Et tant pis si ça a l’air peu naturel, encore une fois. Essayez donc de taper sur un clavier allongé(e) sur le ventre ! Tendinite ou torticolis assurés en moins de dix minutes.

 

Siri Hustvedt et son mari Paul Auster, l’une allongée, l’autre assis. L’une souriante, l’autre circonspect.

Le canapé, sinon, c’est une valeur sûre, plus naturelle et moins compromettante.

Il y a des contre-exemples, oui, et notoires. Des femmes écrivaines qui sans doute ont osé dire au photographe : non je n’ai pas envie d’avoir un air artificiel sur cette photo. Non, je ne souris jamais quand je travaille. Ou alors furtivement, de satisfaction après avoir cherché pendant trois jours la bonne formulation. Ou si j’écris un passage humoristique, peut-être. Et je ne regarde jamais un objectif, non plus. Et d’ailleurs, je peux fumer sans chat. Notons que les femmes qui ont osé cela sont celles qui ont déjà réussi à accéder à la notoriété au moment de la photo. Elles ont acquis la chance de n’avoir plus à convaincre, plus à plaire, plus à veiller de ne pas déranger. Une chance acquise au fil des ans, de leur travail, de haute lutte. Une chance acquise d’emblée à tous leurs confrères, aussi jeunes soient-ils.

 

Marguerite Yourcenar

 

Harper Lee

 

Simone de Beauvoir

Bon, du coup, elles ont l’air aussi peu amènes que leurs confrères, certes…

Mais on n’a rien sans rien.

(Bien sûr ces constatations ne s’appliquent pas aux auteurs de littérature jeunesse qui, hommes ou femmes, ne bénéficiant que d’un assez faible capital sérieux de départ, misent pas mal sur leur capital sympathie… comme pendant longtemps et encore pas mal aujourd’hui les femmes en littérature générale. Cependant, voyons le bon côté des choses, comme ils ne sont pas accusés de langueur, ils ont souvent peu à s’allonger sur les photos).

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