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Vous regardez art

quitter son chez-soi pour le lointain Salon du Livre de Montreuil…

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Portrait de Johanna Staude, Klimt

… C’est se sentir un peu comme la Johanna Staude de Klimt. 
La chaleur de chez soi encore sur les joues, les lèvres, dans les tons chauds du manteau. 
C’est porter un tour de cou douillet pour le confort ou pour la défense – c’est s’armer ou s’ouvrir on ne sait pas – c’est s’éloigner des flammes dansantes de la cheminée, c’est braver l’extérieur, c’est quitter les cercles tournoyants de l’écriture, c’est se sentir mi-joyeuse mi-résignée. 
C’est aussi retenir quelque chose, que soi-même ignore encore, qui restera lui en-dedans, au chaud. Un mot, une formule ou un mantra pour les métamorphoses inéluctables, un mot pour les rencontres, un mot pour la dissémination de soi, telles les cendres abandonnées qu’on laisse derrière soi, avec les chats.

A demain !

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hop ! (4e épisode)

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L’artiste conceptuel néerlandais Bas Jan Ader a beaucoup interrogé la chute, dans les années 70. La pesanteur représentant des émotions. S’accrocher à une branche jusqu’à ce qu’elle se brise, plier sous le vent jusqu’à tomber, basculer d’une chaise sur un toit, chuter dans l’eau à vélo… Le plus fou de l’histoire est que l’artiste disparaît en mer en 1975 entre la Côte Est des États-Unis et l’Angleterre, lors d’une dernière action intitulée In The Search of The Miraculous.

On ne peut qu’imaginer son ultime chute, dans la mer.

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hop ! (3e épisode)

Série « hop », épisode 3 (ou comment faire la promo du Grand Saut avec art 😜). Aujourd’hui, la magnifique série intitulée La Chute, du photographe Denis Darzacq. La chute, ou bien l’hypothèse de la chute ? On tombe d’où, dans quelle direction, et pour atterrir comment ? Vertige de l’instant des seules questions.

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hop ! (2e épisode)

Comme une envie de légèreté, là ! Je poursuis ma frise de grands et petits sauts, ici, après Yves Klein, cette fois avec Buster Keaton en 1923, dans le film Les trois âges. Les grand sauts, souvent, sont suivis de chutes. Alors, légèreté ou pas ? De là à y voir une métaphore existentielle, il n’y a qu’un pas… ou un saut.

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« capable de léviter »

Action artistique d’Yves Klein
5, rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses
« Aujourd’hui le peintre de l’espace doit aller effectivement dans l’espace pour peindre, mais il doit y aller sans trucs ni supercheries, ni non plus en avion, ni en parachute ou en fusée : il doit y aller par lui-même, avec une force individuelle autonome, en un mot, il doit être capable de léviter. »
Yves Klein, extrait de Dimanche 27 novembre 1960 Le journal d’un seul jour, (IMMA 036), 1960
L’histoire ne dit pas si la chute fut bleue 😊.

Pour ceux qui s’inquièteraient a posteriori, c’est bien sûr un montage ! (sans bleus, donc)

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Mes dernières lectures #103

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C’est parti pour mon 103ème article de ce blog contenant mes derniers coups de coeur de lecture !

J’ai déjà parlé de mes coups de coeur pour Esprit d’hiver de Laura Kasischke et pour Amours de Léonor de Récondo sur mes réseaux, mais j’en laisse une trace ici sur mon blog pour mémoire pour moi-même (oui ce blog, c’est aussi un peu comme un carnet de bord, très utile pour laisser des traces). En résumé : lisez-les, styles et histoires à couper le souffle, vraiment.

Avant ces deux-là, j’avais lu L’été circulaire acheté au salon de Paris en mars, suite à une table ronde avec son autrice Marion Brunet. J’étais sortie de ce roman sûre d’avoir lu un excellent roman au style recherché, dense, qui emporte, mais aux sentiments très mélangés concernant l’histoire. Cela m’a fait le même effet que pour Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal : j’aurais bien gardé uniquement l’histoire des ados et me serais bien passée de l’intrigue policière ou noire. Car l’histoire de ces deux soeurs est magistrale, surtout pour quelqu’un comme moi qui a vécu son adolescence dans le même sud exactement et en connait l’atmosphère poisseuse et joyeuse à la fois. J’ai les mêmes souvenirs très marquants de fête foraine (début époustouflant), et pour moi c’est toujours très particulier les fêtes foraines… Marion a réussi à rendre tout cela à la perfection, cette langueur, ces vides, ces joies, cette sensualité, ces désirs, cette intensité brève et cette violence diffuse avec grand talent. Mais dès qu’il s’agissait des adultes je m’éloignais du texte, de façon indéfinissable.  Il faut sans doute préciser que les romans noirs ou policiers ne sont pas du tout ma tasse de thé, c’est peut-être le pourquoi du comment. A cause de cette petite gêne j’ai longtemps hésité à parler de ce roman ici, mais en cet été caniculaire certaines scènes ou plutôt atmosphères de L’été circulaire me reviennent souvent. Je me dis alors que oui, c’est un excellent roman, à lire assurément.

Puis j’ai plongé dans La petite dernière de Susie Morgenstern. Je suis une fan inconditionnelle de Susie, et c’est fou comme sa prose m’emporte à tous les coups, quoi qu’elle raconte ! Je m’y retrouve toujours, c’est un flux qui me rencontre immédiatement. Cette fois Susie raconte son enfance, romancée ou pas on s’en moque, en tout cas c’est passionnant, touchant, généreux. C’est Susie, quoi !

Ensuite ce fut Anima de Wajdi Mouhawad, dont j’ai aussi déjà parlé sur mes réseaux. L’un des meilleurs romans que j’aie jamais lus. Réellement. Mais l’un des plus traumatisants aussi. Réellement aussi. Récit atroce et beau. A lire… quoi qu’il en soit.

Et enfin je viens de terminer l’excellent The Hate U give de Angie Thomas. Le pendant parfait, sous forme de roman, de l’essai Une colère noire de Ta Nehisi-Coates. On en ressort bouleversé, avec la même colère que l’héroïne. Et comme pendant ma lecture de Une colère noire, je n’ai pu que me rendre compte combien tous les mécanismes de domination se ressemblent… hélas. Lisez et offrez ce livre (Une colère noire, aussi, vraiment éclairant et qui se lit comme un roman), pour que chacun s’en rende (enfin) compte.

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Et sinon pas des lectures, mais je conseille à ceux qui sont sur Paris de voir (c’est les derniers jours en plus) l’expo sur Kupka au Grand Palais. Magnifique, et parfaite pour comprendre pourquoi et comment un artiste passe du figuratif à l’abstraction.

Quand même ce que je préfère ce sont ses portraits – ici Gigolette en rouge.

Pendant mon petit séjour parisien j’ai eu un coup de coeur aussi pour le marché aux puces de Saint-Ouen. Particulièrement pour le marché Vernaison et le marché Dauphine. Très belle découverte.

Marché Dauphine

Et puis j’ai enfin découvert le marché d’Aligre dont mes copines parisiennes me parlent depuis un moment : en effet, c’est à ne pas rater, surtout le dimanche. Un vrai bonheur… (merci Jean-Marie pour la visite guidée !).

(A part cela pour moi expérience ratée à l’atelier des lumières dont j’attendais beaucoup. Hundertwasser et Poetic A.I., c’était vraiment pas mal, mais pour Klimt, peut-etre parce que je l’aime trop, je suis passée à côté, je ne voyais en somme qu’un hangar éclairé. Je n’avais pas le temps de m’attarder sur les tableaux que j’aime, c’était une vraie frustration…).

A bientôt et bel été à vous !

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