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Vous regardez art

on peut encore être muet

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J’ai beaucoup aimé ce film tendre, élégant, intelligent et plein de trouvailles : The artist.

Un vrai grand moment de bonheur. J’ai particulièrement aimé ces deux moments de l’histoire (Dujardin n’est jamais plus sexy que lorsqu’il joue la déchéance) :

J’ai trouvé les rôles secondaires très très bons (il faut dire que les acteurs ont été triés sur le volet – chien y compris).

Et puis dans un film muet, quand un son advient, cela prend une proportion extraordinaire (la scène du cauchemar est géniale).

S’il est encore à l’affiche du cinoche près de chez vous, courez-y.

(Un peu de musique par ici :

)

 

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apprendre le piano avec des vivants (c’est comme rencontrer un écrivain pas encore mort)

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On a offert ce disque à mon fils.

Comme le spécifient très justement sur le net les profs de piano qui savent ce qu’est un vrai enfant, la sélection d’Alexandre Tharaud est plus qu’ambitieuse, elle est irréalisable pour de petites mains ! Et très difficile pour les niveaux indiqués. Bon, on ne sait pas trop dans quoi il s’est fourvoyé, le Tharaud, il n’empêche que pour la simple écoute, la simple découverte, c’est un très beau disque pour très jeune pianiste (ou adulte débutant), avec des morceaux un peu bateau (La lettre à Elise) mais d’autres beaucoup moins attendus, et très bien joués par plusieurs interprètes de talent (David Fray, etc…). Cela va de Bach à Brahms en passant par Scarlatti, Chopin, Satie ou même Arvo Part. Enfin, hier soir, on s’est régalés.

Le mieux bien entendu, lorsqu’on a la chance que les compositeurs soient encore en vie, ce serait un cours en vrai – ça doit sans doute se mériter, mais pourquoi pas jeunes gens, rêvez-en :

 

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short films

J’ai vu de belles choses au 10e festival du court métrage de La Ciotat. Ici bien entendu je ne parlerai que des séances pour plus jeunes. J’ai beaucoup aimé, ainsi que ma fille, Gamba Trista, de Francesco Lippi :

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Et pour les ados, un excellent jeu d’acteur pour l’inoubliable Aglaé de Rudi Rosenberg.

De courts mais très forts moments.

 

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tout ce qui m’arriva ces derniers jours

Dernières journées d’une densité qui sera difficile à traduire. En images, ce sera plus facile (je n’en ai pas rapporté de Nîmes où ce fut pourtant très chouette, et puis j’ai découvert Alan Mets, très chaleureux).

Ensuite, à Valenciennes, on m’a offert des glaces à la vanille et au chocolat :

Ainsi qu’un jeu de l’oie en forme de bateau, confectionné tout spécialement pour « Vanilles et Chocolats », bien sûr !

Questions-réponses sur le roman. Mon équipe a gagné, mais ce ne fut pas grâce à moi (c’était difficile !).

Des panneaux sur l’évolution des droits des femmes étaient très bien faits. Les discussions à ce propos ont été passionnantes, parfois édifiantes ! On m’a aussi joué du violon, chanté une chanson composée spécialement pour l’occasion et accompagnée au piano, offert une rose, des chocolats, un buffet rempli de gâteaux et de bonbons ! J’ai été gâtée plus que de raison.

Cela, c’était lors de Festilivres, où l’accueil et la préparation des classes étaient fabuleux. Salon très sympathique où j’ai encore fait la connaissance de chouettes auteurs.

Je me suis ensuite offert une pause de quelques heures à Paris, où j’ai croisé des oeuvres de Manet.

Beaucoup aimé le chat noir de l’Olympia. Ainsi que la blancheur crue de l’homme mort.

Et l’évasion de Rochefort.

Puis, au détour d’une rue parisienne, soudain, le souffle coupé, je me suis trouvée dans les entrailles d’un léviathan.

Je m’en suis extraite avec peine, envoutée, sensoriellement hébétée.

Et j’ai découvert sa peau vibrante, chaude, monumentale. Il me semblait que c’était moi (en tout cas cela avait quelque chose de féminin). C’était dedans et dehors. Ce n’était pas menaçant, ne m’écrasait pas, mais occupait l’espace lumineux. Si grand que cela ne pouvait être que, mystiquement, soi-même.

Une expérience hors du commun, que je vous conseille chaudement. (Anish Kapoor au Grand Palais)

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