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lecture #115 : signé Poète X

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Qu’est-ce que j’ai aimé cette lecture ! Je ne l’ai pas lâchée, lue en deux jours (par manque de temps parce que j’aurais pu lire d’une traite), happée par les mots et l’émotion. Voilà une lecture jeunesse telle que je les adore, avec des tripes et du coeur, et de l’esprit bien sûr !

Je veux des histoires qui font rire et pleurer (bon sang, j’ai pleuré 3 fois), racontées par des adultes qui n’ont pas oublié ce que c’était que d’être adolescent·e : vivre tout à 300%, subir plus que les grands la dictature d’une société tellement normée, tellement faite pour une minorité… Comment relater des faits platement si l’on se souvient de tout cela ? Elisabeth Acevedo s’en souvient, c’est frais et ça brûle, et ça fait du bien. (Tiens tiens j’ai comme des envies de slamer 😊).
En plus de cela la couverture est magnifique, et c’est traduit par la talentueuse Clémentine Beauvais !
J’ai eu la chance de lire les épreuves en avant-première mais ce roman intense sort fin aout, je crois.
Merci Lire en Live !

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lecture #114 : A ma source gardée

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Ces temps-ci beaucoup de romans me tombent des mains, et je me rends compte que leur point commun est un « pitch » de départ qui m’a séduite et attirée, une idée forte, parfois même plutôt bien exploitée au niveau structurel mais… un style désespérément plat et/ou bien des dialogues auxquels on ne croit pas.

Force est de constater que c’est souvent en littérature jeunesse que ça arrive, et que moi en tout cas en ce moment j’ai soif de bien autre chose, quitte à ce que la trame soit plus mince. En parlant de soif, le présent que m’a fait Madeline Roth de son court roman *A ma source gardée* tombait à pic. Voilà enfin une écriture incarnée, un style prenant et émouvant. Une voix.

Madeline Roth m’a fait revivre mes chagrins d’amour adolescents avec beaucoup de vivacité, et vivre ou revivre quelque chose grâce à un livre, je veux dire vivre *vraiment*, c’est bien cela dont j’ai envie dans mes lectures. Merci à elle, donc, et à son héroïne Jeanne, si intense. 

N’est-ce pas la vie et rien d’autre après tout que l’on recherche en écrivant et en lisant ? Je ne sais pas vous, mais moi si.

C’est bien pour cela que je lirai très volontiers d’autres romans de Madeline !

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Lecture #113 : Kill all enemies

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Comme promis (à moi-même), j’ai repris mes bonnes habitudes de bibliothèque, où j’ai toujours adoré découvrir des livres qui ne soient pas des nouveautés (les nouveautés, je les achète, généralement). La pratique de choix de lecture en bibli relève plus du butinage que du choix conscient, et c’est un grand plaisir. (J’y choisis plus facilement aussi des romans graphiques et me suis notamment régalée avec La tectonique des plaques de Margaux Motin.)
Et donc, ô joie, suis tombée sur un Melvin Burgess que je n’avais pas lu : Kill all enemies.


(En photo la couv française et la couv anglaise, que je trouve plus efficace).


Cet auteur ne me déçoit jamais, et cette fois encore il a réussi à me toucher en plein coeur. Ce que j’aime chez lui c’est qu’il est toujours du côté des jeunes (et il parle ici des ados, pas des YA), sans craindre d’accompagner son propos d’une charge assez féroce en direction de l’institution et du système. Il m’a sérieusement arraché des larmes, le bougre ! Et j’adhère totalement au propos : un jeune qui en bave à la maison a peu de chances d’être sauvé par le système… voire ce dernier l’écrabouille. De quoi nourrir encore ma réflexion sur le sujet, car je n’ai pas fini d’en parler dans mes romans…
Melvin Burgess serait-il mon auteur jeunesse préféré ? Des autrices le surpassent dans mon coeur (Meg Rosoff, par exemple, ou bien Marie-Aude Murail et Susie Morgenstern), mais côté auteurs, je crois qu’il est en haut de mon palmarès personnel…

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Lecture #112 : Sexy

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Magnifique et remarquable. Un suspense d’une psychologie fine et juste. Une vraie leçon d’écriture. Sexy est le deuxième roman pour adolescent·es de Joyce Carol Oates, celui-ci explore les ravages de la calomnie via un jeune héros de plus en plus attachant au fil du récit, un jeune garçon tellement sur le fil et en quête de repères qu’on ne sait jamais vers quoi il va basculer : c’est une grande réussite.

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Eclats de vie (et de miroir)

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 Je ne peux pas m’empêcher de poster cette planche sur laquelle je suis tombée sur Twitter, postée par @GarçonsOfficiels, du temps où Anne Frank pouvait sortir librement.

« Devoir de mémoire… En avril 1935, Polyfoto ouvre un magasin dans le centre-ville d’Amsterdam. Pour 1 florin, vous pouviez avoir une planche composée de 48 photos différentes. La famille Frank y est allée avec Anne. Nous restent ces instantanés d’une Anne Frank souriant a la vie. »

(Je pourrais écrire d’autres variations de Nos éclats de miroir, encore et toujours, tant Anne Frank continue de m’émouvoir.)

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lecture #111 : Nous sommes l’étincelle

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Viens de terminer *Nous sommes l’étincelle* de l’ami Vincent.
Admiration devant la construction audacieuse, sans qu’on en ressente le labeur. Maîtrise parfaite de la narration, de la 3e personne, du choix des temps, du saut dans les époques, du sens de chacune.
Mais surtout belle maîtrise des personnages et de leurs destins (politiques et intimes, indissociables). 
(Ces personnages, leur destin, leurs rencontres, ces générations, ce fut passionnant…)
Violence, aussi. Omniprésence du risque de viol (envers de jeunes voire très jeunes femmes) qui est le seul bémol que je pourrais apporter, car je me suis sentie obligée de lire ce roman en pensant à mon corps de femme, corps dans un état d’insécurité paralysant, affaiblissant ce sentiment de puissance que l’on ressent avec une bonne lecture, surtout quand il s’agit d’une histoire qui narre la prise en main de son destin et d’un destin collectif (sentiment d’affaiblissement que je ne ressens pas avec une autre forme de violence – c’est très questionnant, cela, d’ailleurs). 
Heureusement, de beaux personnages féminins sauvaient de ce malaise, des femmes qui étaient dans l’action, la politique et le désir – voire dans la politique du désir : très belles scènes de femmes qui avouent leur désir sans détour… 
Plaisir d’un très beau langage, superbe parfois – poésie toute en retenue, pas un mot de trop. 
C’est au final une belle et juste u/dystopie (les deux indissociables aussi, hélas), à l’aspect « SF » léger, bien dosé mais surtout bien fait (un peu de Blade runner avec la filature du flic Hugo, un peu de Mad Max avec les braconniers), mais surtout une vision politique, en prise avec notre monde actuel et les crises qui le traversent.
Mais ce qui reste le plus prégnant c’est l’idée d’une famille, et ce qu’on apprend aux siens, ce qu’on leur laisse, pour qu’ils puissent éventuellement continuer sans nous… quoi que soit ce qu’ils continuent. Et cela, c’est beau.

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