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A toi : pour vous

Je savais dès le départ que ce roman pouvait déconcerter. Je ne cesse malgré tout d’être étonnée par le silence qui suit sa sortie. Etonnée et un peu chagrinée, parce que s’il m’arrive évidemment souvent de douter, je sais cependant que ce roman-ci (au diable la fausse modestie) recèle pas mal de qualités. Je sais aussi qu’ado, j’aurais adoré le lire.

Aussi, je suis heureuse lorsque je rencontre de telles « critiques ». Ici il s’agit de deux élèves de seconde. En effet ce livre complexe s’adresse plus à un niveau lycée qu’à un niveau collège, et c’est problématique, alors, le classement en littérature jeunesse. Au-delà de quinze ans : un âge où l’on aime se jeter et projeter dans le monde des grands. Message à vous, jeunes lycéens : A toi vous y jettera.

Ces jeunes lectrices enthousiastes hésitent visiblement à définir mon roman comme « banal » ou « pas banal du tout ». Je prends ça comme un compliment, et ce sera certainement une hésitation qu’auront aussi les lecteurs de Ligne 15. J’aime profondément l’extraordinaire de la banalité. Ou, dit autrement : je ne trouve rien de banal dans le quotidien.

Petit extrait très très sympa de l’avis de ces deux lectrices (merci à vous, Blanche et Mélodie) : « Histoires d’amour, disputes entre amis, famille, passages historiques… C’est sans aucun doute un livre à lire! Accompagné de calligrammes, de jolis passages, ce livre touche la sensibilité des lecteurs et pointe du doigt certaines réalités de la vie…     [ A Liiiiiiiiire ! ] « 

 

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le temps en double

J’ai écrit La Ligne 15 en me calquant sur le calendrier de l’année scolaire 2010/2011. Puisque la série s’étend de septembre 2010 à juillet 2011, et que j’ai terminé de l’écrire, je peux relire ce que j’ai écrit et qui se déroule normalement… maintenant ! Etrange impression de vivre le temps en double. Le lecteur, lui, peut même vivre les choses au présent. Il ne m’en voudra pas, je l’espère, si j’ai commis quelques erreurs de météo (j’ai tout de même eu une sorte de prescience étrange : il pleuvait effectivement  ces derniers jours !) Et bien entendu, il m’était impossible de prévoir le retentissement qu’aurait forcément eu dans les réflexions de mes jeunes héroïnes et héros la catastrophe japonaise et les révolutions arabes…

Au mois de mars 2011, « en ce moment », donc, c’est Justine (Une fille sans faille, tome 5, où il est beaucoup question de la Joconde et du nombre d’or, d’où Mona Lisa ici présente), qui raconte ce qui se passe pour elle. Aujourd’hui, le 18 mars 2011, elle écrit :

« A la maison, les choses ont changé de façon imperceptible. Thomas, reparti dimanche soir pour son internat, s’est mis à me parler comme à quelqu’un de son âge, et non plus comme à une fillette. Je crois que ma révolte l’a impressionné. Elle l’a peut-être aussi rassuré.

– C’était un peu énervant, aussi, de vivre aux côtés de la fille parfaite ! m’a-t-il confié le dimanche, alors qu’on regardait un feuilleton sans aucun intérêt, affalés sur le canapé.

Je peux concevoir ça.

– Et peut-être qu’au lieu de pleurer comme un bébé, tu sauras maintenant mieux faire face à la réalité.

Sa franchise m’a heurtée au premier abord. J’ai été un peu vexée, puis j’ai décidé de prendre cette phrase de façon positive. J’ai hoché la tête en signe d’acquiescement, avant de saisir la télécommande… »

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« débordant d’humour et d’amour »

Sur Enfantipages à propos du Chat Pitre : « … un petit texte débordant d’humour et d’amour pour une petite boule de poils au caractère bien trempé. Jeux de mots et jeux de pattes égayent un récit pétillant qui plaira aux enfants dès 8 ans, surtout ceux qui ont chez eux un petit félin domestique ! »

Le chat Pitre est aussi un coup de coeur des vendeurs de la Fnac.

(Je ne sais pas quoi dire d’autre que merci à ces lecteurs, blogueurs ou libraires ou journalistes, qui parlent si gentiment de mes livres !)

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