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Archives par tag A toi

échos

Ici, on peut découvrir le très beau texte de Camille, qui a gagné un prix d’écriture au festival de Cherbourg, après la lecture de mon roman A toi . La consigne était : Chloé trouve un sens à son existence grâce à l’écriture et grâce aux personnes dont elle s’entoure. Racontez à votre tour ce qui donne un sens à votre vie.

J’ai été très émue quand j’ai découvert ce texte qui commence par « moi ce qui me fait survivre, c’est la solitude ». Ensuite, elle parle du tableau Le bal du moulin de la galette de Renoir.

C’est beau de voir que ce que l’on a écrit peut continuer à vivre et peut être prolongé de cette façon-là, par d’aussi beaux échos. J’ai été très gâtée ces derniers temps, en ce sens. Rien ne motive davantage pour continuer à écrire. Et surtout à écrire ce qui nous touche soi-même au plus près, car par expérience, c’est ce qui touche le plus les lecteurs en retour.

 

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A toi : le rapport au réel

Sur un forum du Net pour ados, que me signale mon fureteur Google Alerte, je lis ceci à propos de A toi lu par la jeune Lovi’y :

« J’ai beaucoup aimé ce livre, même si il y a des passages où je comprends vraiment pas c’est quoi le rapport avec l’histoire. C’est pas souvent que je trouve des livres comme ça, c’est assez triste en fait. »

Hé hé. Là voyez-vous, je me sens assez fière de moi à la lecture de cet avis un peu déconcerté (et stylistiquement un brin déconcertant, je vous l’accorde).

Pour information, les passages en question ont un rapport avec l’histoire. Mais, certes, il n’est pas immédiat. Ce sont des rêves faits par l’héroïne, avec les détours et l’aspect décousu propres aux rêves, souvent sous forme de prose poétique ou de calligrammes. Ce sont aussi des réflexions sur son devenir. Je me suis longtemps demandé si j’avais bien fait de laisser ces passages ponctuer (et ralentir) la progression de l’histoire proprement dite. Si je les avais ôtés, le roman aurait sans doute beaucoup mieux accroché de plus nombreux lecteurs. Mais ils ont du sens, même si les ados ont peut-être du mal à le percevoir dans l’instant de leur lecture, et je les assume désormais complètement.

Cependant je conseille tout de même toujours ce roman aux vraiment grands ados. Peu de chance (hélas) que des collégiens puissent le comprendre et l’apprécier. Récemment par exemple, une jeune fille de 5e m’a expliqué avoir été très déconcertée par d’autres aspects de l’histoire, dont un vol de nuisette à la suite duquel je ne dis pas clairement en tant que narratrice que c’est mal de voler, chers petits enfants. Alors cela, je l’assume encore mieux et depuis le début. Mais ça a été sacrément difficile de faire comprendre à cette jeune lectrice que je ne faisais pas pour autant l’apologie du vol.

Dans le même forum, il est ensuite question de Hunger Games, Uglies, Conspiration 365 et Cherub 100 jours en enfer. Et, si je n’ai rien contre ces romans (hormis peut-être le dernier que j’ai trouvé un peu trop racoleur), je suis assez heureuse que ces jeunes gens aient la curiosité de lire ce qui diffère. J’avoue que j’aime beaucoup la phrase : « c’est pas souvent que je trouve des livres comme ça » et on se demande si c’est le livre ou bien ce constat qu’elle trouve triste…

Florence Hinckel, auteur jeunesse

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retour de Villeurbanne

Retour de Villeurbanne : incroyable salon avec zéro faute d’organisation, tous adorables et passionnés (organisateurs, libraires, enseignants…), et un public venu en masse durant deux jours, sympathique, intéressé, curieux. Je n’ai pas cessé de signer, tout comme chacun des presque 60 auteurs-illustrateurs présents. Tous les Confidences entre filles sont partis, ainsi que le tome 1 de la ligne 15, et le tome 1 d’Elnakin !

Les rencontres en amont, au collège Jean Macé, étaient très agréables, avec des questions parfois vraiment pointues sur la  création, et aussi sur l’expression des sentiments (question brûlante : les garçons tiennent-ils un journal intime ? Débat passionnant). Merci à tous…

Certains élèves avaient produit des objets parfois étonnants à propos de mes livres.

Des bulles dans lesquelles sont enfermés Elnakin, Drog le dragon ou bien l’étoile (ceux qui ont lu le roman comprendront combien cette vision est pertinente.)

Une tablette était réservée à A toi :

Et des dessins ou des photos ou des phrases illustrant ou extraits de Les copains, le soleil et Nabila, La ligne 15, ou La fille qui dort :

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A toi : pour vous

Je savais dès le départ que ce roman pouvait déconcerter. Je ne cesse malgré tout d’être étonnée par le silence qui suit sa sortie. Etonnée et un peu chagrinée, parce que s’il m’arrive évidemment souvent de douter, je sais cependant que ce roman-ci (au diable la fausse modestie) recèle pas mal de qualités. Je sais aussi qu’ado, j’aurais adoré le lire.

Aussi, je suis heureuse lorsque je rencontre de telles « critiques ». Ici il s’agit de deux élèves de seconde. En effet ce livre complexe s’adresse plus à un niveau lycée qu’à un niveau collège, et c’est problématique, alors, le classement en littérature jeunesse. Au-delà de quinze ans : un âge où l’on aime se jeter et projeter dans le monde des grands. Message à vous, jeunes lycéens : A toi vous y jettera.

Ces jeunes lectrices enthousiastes hésitent visiblement à définir mon roman comme « banal » ou « pas banal du tout ». Je prends ça comme un compliment, et ce sera certainement une hésitation qu’auront aussi les lecteurs de Ligne 15. J’aime profondément l’extraordinaire de la banalité. Ou, dit autrement : je ne trouve rien de banal dans le quotidien.

Petit extrait très très sympa de l’avis de ces deux lectrices (merci à vous, Blanche et Mélodie) : « Histoires d’amour, disputes entre amis, famille, passages historiques… C’est sans aucun doute un livre à lire! Accompagné de calligrammes, de jolis passages, ce livre touche la sensibilité des lecteurs et pointe du doigt certaines réalités de la vie…     [ A Liiiiiiiiire ! ] « 

 

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écriture sobre et élégante

A toi : « Ce roman divisé en 35 courts chapitres, relate, au moyen d’une écriture sobre et élégante, les sentiments d’une jeune adolescente. Ses questions sur l’amour, sur les raisons des fugues nocturnes de sa mère, sur l’enfance, sur la vie et sur la mort résonneront immanquablement chez le lecteur. »
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