Sign up with your email address to be the first to know about new products, VIP offers, blog features & more.

Archives par tag écrire

laisser le temps au temps

Ca y est, la saison des déplacements est terminée. Heureuse de pouvoir me poser et écrire enfin sereinement. C’est  ennuyeux pour moi, en tout cas contre-productif, que j’aie autant besoin de liberté devant moi, de journées grandes ouvertes comme des fenêtres afin de pouvoir y laisser s’envoler mon imaginaire. J’envie parfois les écrivains capables d’écrire dans tout moment creux qui se présente, et n’importe où. J’ai besoin quant à moi de solitude et de grandes plages de liberté, devant un horizon vierge. J’apprends à l’accepter, et à vivre pleinement dans les temps d’horizon perturbé par des lames de vie. Et (c’est un peu un message perso pour qui se reconnaîtra) : si on commence à raisonner en terme de productivité littéraire, c’est un peu la fin des haricots !

Voici à ce propos une photo que j’aime beaucoup d’un écrivain au travail. Un écrivain particulier, qui savait doser voyages et écriture. Il notait tout en vivant, puis rentrait, se posait et vivait en écrivant. Il s’agit de Nicolas Bouvier.

partager

ouf

La torpeur baby-bluesesque qui suit la fin de l’écriture de La Ligne 15 : j’ai choisi au début de l’assumer complètement, d’en profiter pour lire, lire, lire, regarder quelques bons films, profiter du printemps, la douceur des soirées longues, les amis que l’on voit plus souvent, les enfants qui dorent au soleil en riant… Mais au bout de quinze jours qui parurent quinze ans j’ai réalisé que je ne faisais que me voir vieillir en vivant ainsi, en profitant de la vie simplement ! Dans l’affolement naissant je me suis tournée davantage vers le monde : grands dieux, pitié pour le monde. J’ai esquissé des projets pour m’y jeter davantage : redevenir enseignante ? Je caresse souvent cette idée, car j’aime ce métier, j’aime les enfants, j’aime les ados, j’adore leur énergie, et j’aime transmettre. Mais lorsque je discute avec mes amies instits, épuisées, impuissantes, pleines de bonne volonté écrasée, l’idée me quitte rapidement. Ne serais-je pas plus utile ailleurs, autrement, et en souffrant moins ? (Je ne parle que pour moi, je sais que certains enseignants que je juge super-héroïques se donnent dans leur métier avec une telle foi qu’ils n’en souffrent pas, malgré la très évidente volonté gouvernementale de leur compliquer la vie. Total respect).

C’est à ce moment-là que quelque chose enfle et monte, quelque chose de conséquent à tous ces états-là, accompagné d’une forme de soulagement. Enfin la vie a un sens, ou bien je vais lui en donner un. C’est cela qui monte, le désir de sens et de projection dans le monde, de la façon la plus personnelle qui soit, la plus libre possible, donc la plus heureuse. Les choses montent, il reste à les laisser émerger, y faire le tri, les transformer. Ecrire. Ouf.

partager

hier

Hier, ce fut une journée où j’ai appris que :

– la ligne 15 était bien placée en librairie

10022011.jpg

(merci Lolo pour la photo !)

– la même ligne 15 avait donné l’idée à un véritable groupe de copains et copines de 13 ans de la vraie vie de faire la même chose que mes héroïnes et héros : garder une trace de leur année vécue ensemble, chacun leur tour (alors ça, je trouve ça génial).

– écrire le dernier tome d’une série est une chose excitante et délicate : dans quel état, quelle situation amoureuse ou familiale, quel état d’esprit vais-je laisser chacun des huit copains et copines ? Ah ah…



partager