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Archives par tag enfants

Arrietty

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Merveilleux dessin animé vu ce soir avec les enfants et le chat, bien blottis dans notre maisonnette alors que le vent soufflait dehors, proche de la tempête. Arrietty et le petit monde des chapardeurs est un bonheur de poésie, de musique et de graphisme subtil, sans compter les trouvailles qui nous mettent dans la peau de personnages de 10 cm, mille fois mieux qu’avec les gros sabots d’un minimoy criard et laid. Ici, tout est beau, et si vous trouvez le scénario simpliste, c’est simplement parce que vous aimez les films d’action, passez donc votre chemin. Certes une pointe de stalinisme pastoral, mais sans doute pour complaire à un producteur anxieux, car là n’est pas le propos et c’est rafraîchissant (je suis à la disposition de quiconque voudrait connaître la source de mes références quand je cite une expression drôlement bien trouvée, au cas où elle ne serait hélas pas de moi).

Ici, juste, on rêve, et on s’émeut d’amitié, si proche de l’amour…

 

N’hésitez pas si comme moi vous l’avez hélas loupé au cinoche, fendez-vous d’une VOD.

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un lieu lui est dû

Lorsqu’on est ou qu’on a été instit, la question des devoirs se pose douloureusement, non à cause de la polémique devoirs/pas devoirs qui comme nombre de polémiques n’existe que pour cacher l’essentiel, mais à cause de la place que l’on sait attribuée à l’enfant dans certains foyers. Elle est parfois minime, par manque de moyens, pour cause de famille nombreuse, etc… Les questionnaires que l’on fait passer parfois : où fais-tu tes devoirs ? Quand ? sont souvent édifiants. On ne sait pas où ça se trouve, on ne sait pas quand, on ne sait même pas si l’enfant travaille ou fait un dessin (quelle différence ?), mais en tout cas une place lui a été faite, en pleine lumière. Il peut se concentrer dans un monde qui lui est propre. C’est presque comme pour rêver.

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lecture pour enfants

L’autre jour, j’ai lu ce livre à mes enfants :

Et j’ai été charmée autant par le texte que par les illustrations qui propulsent directement dans le monde merveilleux et très moelleux du rêve, du grand Claude Ponti.

Dernièrement je suis tombée sur des romans didactiques pour l’âge de mes enfants – 7 et 10 – qui m’ont paru complètement à côté (genre le petit enfant suprêmement intelligent et sensible qui se pose des questions philosophiques avec une clarté expressive étonnante – cela part d’une bonne intention mais je trouve ça très lourd et souvent ça sonne très faux).

Heureuse surprise donc avec Pochée qui évite cet écueil, d’abord parce qu’il s’agit de l’histoire d’une tortue. L’animisme naturel du jeune lecteur est flatté,  et l’identification peut se faire avec une distance confortable (enfin on connaît le truc depuis l’origine des contes animaliers). Mais surtout on peut se permettre davantage de finesse. Il y est question de deuil (encore une fois, j’ai pas fait exprès, je ne savais pas que ce livre en parlait), du sens de la vie, de ce qu’est qu’être « une fille bien » (il y a quelque chose de très drôle derrière ça vu qu’aucune réponse n’est donnée et ça tombe bien : on s’en moque), et des choix possibles pour un bonheur singulier (une parenthèse pour rien mais juste parce qu’aujourd’hui j’aime les parenthèses).

Mes enfants ont été passionnés par le destin de la petite tortue Pochée, mais la fin les a laissés un peu interloqués (alors qu’elle m’a beaucoup plu). Mais la réussite est là : ma fille de 10 ans a fini par dire : « et si c’était une histoire normale, cela se serait fini comme ceci, comme cela. Dans une histoire normale, quand elle rencontre l’autre tortue, elle aurait fait ceci, cela… ».

Pochée n’est donc pas une « histoire normale », dans le sens pas du tout « dans la norme », l’air de rien, avec tous les ingrédients du conte « normal », et c’est assez philosophiquement profond pour l’âge donné.

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« j’étais dans sa peau »

Lorsque l’on est sélectionné au Prix Bouquin Malin, même si l’on ne gagne pas on a le plaisir de recevoir les lettres des enfants qui ont aimé notre livre. Me concernant, il s’agissait du livre Vanilles et Chocolats. Quel plaisir m’ont fait ces mots de lecteurs ! Je n’ai pas envie de recopier ici ces lettres, par respect envers les enfants qui les ont écrites et qui n’ont peut-être pas envie que je dévoile leurs mots en public. J’espère qu’Alice ne m’en voudra pas cependant si je recopie ces quelques phrases qui signifient beaucoup pour moi : « … Julia est mon personnage préféré. A chaque chapitre, j’étais dans sa peau. J’imaginais, je pensais et j’avais l’impression de vivre ce livre… »

Alice a exprimé ce que j’espère procurer aux lecteurs de tous mes livres. Heureuse d’y être parvenue avec Vanilles et Chocolats ! Et espoir d’y parvenir encore à l’avenir dans d’autres romans.

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