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Archives par tag enfants

goélands, pull marin, crachin et soleil

Epuisée mais heureuse ! Le festival du livre de Cherbourg fut riche de rencontres. Des personnes avec qui, je le sens, le contact se maintiendra.

Impression de me répéter à chaque retour de salon, mais vraiment, vraiment vraiment : un immense merci aux bénévoles et organisateurs et enseignants… Tout fut parfait et vraiment agréable. Même la libraire était adorable (ce qui, allez un aveu, n’est pas toujours le cas).

Et merci, merci merci à tous les enfants rencontrés, qui en plus ont voté pour Vanilles et Chocolats. Eh oui, Vanilles et Chocolats a reçu le prix du festival de Cherbourg !

Et puis le Cotentin, il y fait beau plusieurs fois par jour, et c’est (justement) beau.

(mais un peu froid quand même)

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retour des sources

N’est-ce pas que vous brûlez de curiosité : comment ai-je vécu mon retour aux sources ??

Le plus troublant fut ce mélange de passé, présent, futur. J’étais pleinement, comme pour tous les salons du livre où je me rends, dans mon présent d’auteure jeunesse, tournée vers son devenir, et ce grâce au petit groupe d’auteurs que nous formions. J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Gilles Francescano, Stéphane Daniel, Bénédicte Guettier, Cyril Hahn, Philippe Lechermeier, et de retrouver Eric Sanvoisin et Marc Séassau (le honteux name-dropping que voilà !). Très agréables moments en leur compagnie. Et comme toujours, les membres de l’organisation étaient charmants.

Mais bien entendu, lorsqu’on rencontre des classes et qu’ensuite l’on signe dans le collège où nous usâmes nos kilts (oui j’avoue, en 6ième je portais kilt et chaussettes blanches, je vous assure que ce n’était pas de mon plein gré), eh bien forcément le tout prend une dimension supplémentaire. J’appris à l’occasion que ce collège était expérimental, ce qui explique la liberté extraordinaire que nous avions de pouvoir nous balader dans la pinède ou vers le port durant les heures de permanence. (je pensais que c’était là ce qu’il y avait de plus normal). Le plus étrange fut cette impression de temps suspendu : l’enceinte du collège n’a pas changé, la pinède est encore là, intacte, sol sec inondé d’aiguilles. La piscine où je passai le plus clair de mes étés aussi. Là, présente physiquement, mais sans eau. Ciment en décomposition. Herbes folles. Abandon.

Je pensai irrésisitiblement au chateau dans le ciel de Miyazaki, d’autant plus sans doute que dans la toute première histoire écrite vers dix ans, que je montrai aux enfants que je rencontrai, j’avais inventé un autre chateau dans le ciel, le mien.

Je n’ai pas pénétré dans l’école Jean Moulin (qui était aussi ouverte sur une pinède), mais d’autres auteurs y avaient des rencontres, j’y suis donc passée devant. Pas eu le temps de me promener dans le parc juste derrière, où je grimpai à bien des arbres, où j’enterrai des oiseaux morts pieusement, où tout mon imaginaire de petite fille se déploya pleinement.

Aucune rencontre d’anciens copains ou copines. J’étais sans doute une enfant solitaire, l’amitié alors était surtout rêvée.

Je suis revenue d’Istres avec une heureuse impression de sérénité. Le bonheur d’avoir été ce que je fus, d’avoir vécu là, vécu cela, avec cette chance-là. Pas de souvenirs précis, mais des sensations d’enfance, d’odeurs de pins, de genêt, de silence calme la nuit sur l’étang. Bonheur, donc.

(Un grand merci à tous les enfants istréens que j’ai rencontrés – images projetées dans un autre temps de l’écolière que je fus. J’ai, entre autres cadeaux, un magnifique livre d’or que j’ai lu avec émotion. « On voit que vos livres on été faits avec du coeur », m’écrit par exemple Hamélia. Les compliments de ce type pleuvent à chaque page. Comment voulez-vous que je n’ai pas le désir d’écrire encore et encore ?).

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retour sur les lieux du crime

On continue ! Ce salon-ci sera pour moi particulier, parce qu’il aura lieu dans la ville où j’ai grandi. Je découvre, de plus, sur l’affiche, qu’il se situera très précisément dans l’enceinte du collège que j’ai fréquenté ! A mon époque (ho, si éloignée), il s’appelait collège Les Heures Claires. Ce sera l’occasion de mesurer l’épreuve du temps sur les lieux, ainsi que l’épreuve des souvenirs. Contrairement au titre de ce post imaginé rien que pour faire ma maline, bien peu de crimes y furent commis de ma main – à moins que je ne fasse un énorme déni dont la vérité me sautera soudain à la figure quand j’y remettrai les pieds.

Départ demain soir, 2 journées de rencontres, et ensuite dédicaces. Y rencontrerai-je d’anciens copains, d’anciens profs ? Le mystère reste – pour l’instant – entier… Petit espoir : que personne ne me dise « mais tu n’as pas changé ! » (Bon à l’inverse le « je ne t’aurais pas reconnue » n’est pas formidable non plus).

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Nîmes-Valenciennes, 2 minutes d’arrêt

Tout-à-l’heure, hop le train pour Nîmes, pour 2 jours au sein de l’école Prosper Mérimée qui organise une semaine de la littérature, en partenariat avec la librairie L’eau vive. L’illustrateur Alan Mets (dont mes enfants ont adoré, entre autres :

) sera aussi de la partie, ainsi que conteurs, animateurs d’ateliers d’écriture… Quels veinards que ces écoliers !

 

A peine rentrée, je devrai repartir pour Valenciennes (ah, loin de moi l’idée de me plaindre, je vais juste me shooter un peu aux vitamines histoire d’avoir la pêche devant les enfants), pour le salon Festi-livres Nord, pour 2 journées de rencontres encore, puis salon du livre le samedi avec remise des prix : Vanilles et Chocolats concourt dans la sélection cadet.

(Ensuite ce sera Istres, puis Cherbourg, mais je vous en reparlerai).

Soyez sages en mon absence, chers lecteurs de ce slog !

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c’est la fête !

Dès vendredi, je serai à la fête du livre de Villeurbanne. D’abord discussions avec de jeunes lecteurs, puis dédicaces, débat, en tout cas toujours des rencontres. Je serai la plupart du temps, samedi et dimanche, dans le pré carré de la librairie A Titre d’Aile, si je parviens à ne pas m’envoler.

Si vous cliquez sur l’image, hop vous serez dirigés vers le site de la fête, et vous verrez que ça aura réellement toutes les apparences d’une fête (ce qui est mieux qu’un salon, ou bien si vous voulez, on va faire la fête dans le salon).

Pour moi ce sera d’autant plus la fête que je vais y retrouver pas mal d’auteures et auteurs que j’apprécie beaucoup, et comme on sera 60 il y en aura sans doute d’autres avec qui je vais faire connaissance.

Bien sûr, on vous y attend nombreux, chères lectrices, chers lecteurs ! Au plaisir…

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