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Clotilde et Corentin sont de sortie, sans aucun égard pour leur « maman »

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Les voilà, les deux derniers de la série, disponibles où vous voudrez.

C’est pour moi irréel, ces huit bouquins là, partout, peut-être bientôt dans vos mains. Ce fut un travail tellement important (quand je calcule que ça fait en tout pas loin d’un million de signes…), qu’il vaut mieux que je le laisse désormais derrière moi, que je n’y pense plus, que je laisse le résultat voguer sans m’inquiéter des retombées, sous peine de devenir un peu barjotte. Entrez dans le monde, jeunes gens que j’ai créés, vivez, je n’attends aucune nouvelle de vous ; j’en aurai peut-être un peu par ceux qui vous rencontreront.

 

Que je vous parle plutôt d’eux, Clotilde et Corentin :

Tome 7 : Clotilde est révoltée par le monde qui l’entoure et s’engage pour de nombreuses causes. Sa rébellion et son sentiment d’injustice prennent racine au plus profond d’elle-même et de son histoire de jeune fille orpheline de mère et métisse, mais elle a du mal à en prendre conscience. Une manifestation pour les droits des femmes va déclencher de nombreuses révélations, sur elle-même, et sur la complexité du monde…

Tome 8 : C’est la fin de l’année scolaire. Les orientations ont été décidées. Les passagers de la ligne 15 sont conscients de vivre leurs derniers moments tous ensemble. Pour Corentin, c’est aussi le début d’une époque bouleversante. Le groupe de rock dont il fait partie connaît un succès soudain dans la ville. Mais de nombreuses questions l’assaillent : ces fans l’aiment-elles pour ce qu’il est ? La musique doit-elle remplir toute sa vie ? Va-t-il renoncer au lycée ? Et surtout, quelle est cette petite musique douce et constante dans sa tête ?

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Ici, des Princesses de Clèves.

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ce temps particulier

Sur le site de Ricochet, portail de littérature jeunesse, on trouve un très bel avis sur le premier tome de La Ligne 15 (signé Catherine Gentile, professeure documentaliste qui porte visiblement bien d’autres casquettes) :

« .. Avec cette série à huit voix, toute dédiée à l’adolescence et à ses émois, Florence Hinckel explore ce temps particulier, où l’on se transforme, où l’on attend beaucoup, où l’amitié est infiniment précieuse et nécessaire pour se sentir bien. Le ton est juste et sensible, le propos convaincant.
Elle touchera les adolescents lecteurs, qui pourront s’intéresser plus particulièrement aux filles ou aux garçons. La lecture en est aisée… »

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retour de Villeurbanne

Retour de Villeurbanne : incroyable salon avec zéro faute d’organisation, tous adorables et passionnés (organisateurs, libraires, enseignants…), et un public venu en masse durant deux jours, sympathique, intéressé, curieux. Je n’ai pas cessé de signer, tout comme chacun des presque 60 auteurs-illustrateurs présents. Tous les Confidences entre filles sont partis, ainsi que le tome 1 de la ligne 15, et le tome 1 d’Elnakin !

Les rencontres en amont, au collège Jean Macé, étaient très agréables, avec des questions parfois vraiment pointues sur la  création, et aussi sur l’expression des sentiments (question brûlante : les garçons tiennent-ils un journal intime ? Débat passionnant). Merci à tous…

Certains élèves avaient produit des objets parfois étonnants à propos de mes livres.

Des bulles dans lesquelles sont enfermés Elnakin, Drog le dragon ou bien l’étoile (ceux qui ont lu le roman comprendront combien cette vision est pertinente.)

Une tablette était réservée à A toi :

Et des dessins ou des photos ou des phrases illustrant ou extraits de Les copains, le soleil et Nabila, La ligne 15, ou La fille qui dort :

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ouf

La torpeur baby-bluesesque qui suit la fin de l’écriture de La Ligne 15 : j’ai choisi au début de l’assumer complètement, d’en profiter pour lire, lire, lire, regarder quelques bons films, profiter du printemps, la douceur des soirées longues, les amis que l’on voit plus souvent, les enfants qui dorent au soleil en riant… Mais au bout de quinze jours qui parurent quinze ans j’ai réalisé que je ne faisais que me voir vieillir en vivant ainsi, en profitant de la vie simplement ! Dans l’affolement naissant je me suis tournée davantage vers le monde : grands dieux, pitié pour le monde. J’ai esquissé des projets pour m’y jeter davantage : redevenir enseignante ? Je caresse souvent cette idée, car j’aime ce métier, j’aime les enfants, j’aime les ados, j’adore leur énergie, et j’aime transmettre. Mais lorsque je discute avec mes amies instits, épuisées, impuissantes, pleines de bonne volonté écrasée, l’idée me quitte rapidement. Ne serais-je pas plus utile ailleurs, autrement, et en souffrant moins ? (Je ne parle que pour moi, je sais que certains enseignants que je juge super-héroïques se donnent dans leur métier avec une telle foi qu’ils n’en souffrent pas, malgré la très évidente volonté gouvernementale de leur compliquer la vie. Total respect).

C’est à ce moment-là que quelque chose enfle et monte, quelque chose de conséquent à tous ces états-là, accompagné d’une forme de soulagement. Enfin la vie a un sens, ou bien je vais lui en donner un. C’est cela qui monte, le désir de sens et de projection dans le monde, de la façon la plus personnelle qui soit, la plus libre possible, donc la plus heureuse. Les choses montent, il reste à les laisser émerger, y faire le tri, les transformer. Ecrire. Ouf.

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