Sign up with your email address to be the first to know about new products, VIP offers, blog features & more.

Archives par tag quatre filles et quatre garçons

Poullaouen : histoires

image

Atelier très différent à Poullaouen, proche de Huelgoat où les pierres tremblent, où la forêt superbe renferme parait-il des fées, car demande très précise des participants, pour la plupart de grands lecteurs : apprendre à créer une histoire. Personnages, enjeux, structure, dialogues, ça a été passionnant et surtout dans une ambiance de partage solidaire et bienveillant qui m’a bluffée. Textes inachevés car leur ambition est grande. J’aurai de leurs nouvelles et écrits bientôt, j’en suis certaine, mais rien à partager ici dans l’immédiat, hormis cette volonté colossale et vivifiante de ces jeunes de s’exprimer.

image

La tournée continue. Demain, Logonna..

—–

Ho, et puis un très très bon article sur Quatre filles et quatre garçons, dans Suricate Magazine ! (Rappelons que le roman pour lequel je fais la tournée d’ateliers d’écriture est inclus dans Quatre filles et quatre garçons : il s’agit de l’histoire de Mehdi).

« Touchants et vrais, on reconnaît un peu de nous dans chacun des personnages. Leur manière d’écrire, simple et sans concession, nous permet de nous identifier à chacun d’eux. Leurs doutes, leurs difficultés, leurs joies, nous les avons connus aussi.

Sur un ton léger, dynamique et rythmé, Florence Hinckel aborde des sujets sensibles et pour le moins importants : la sexualité, l’anorexie, l’immigration, le harcèlement moral, le féminisme, et bien d’autres encore sont disséminés subtilement ça et là au fil des pages.

Emouvant, jamais caricatural et sans prise de tête, ce roman est très agréable. Sous son apparence anodine, il nous invite à croquer à pleines dents la vie et ses richesses. »

 

partager

été, littérature, photo, fantaisie

Cette fois, c’est vraiment l’été, depuis que j’entends les cigales qui, cette année, ont élu domicile dans quelques arbres tout près de chez moi. Hirondelles qui strient le ciel frais du matin et cigales qui envahissent la chaleur du soir ; je ne peux pas concevoir de son de vacances plus apaisant – à part peut-être le roulis des vagues sur la grève, et cela c’est un tout petit peu plus loin de ma maison, mais guère.

–––

J’ai découvert Hervé Guibert il y a longtemps, vingt ans peut-être. Je crois, que, comme souvent lorsque je vais vers un auteur inconnu de moi, c’était parce qu’il avait été cité par un autre auteur dans un autre roman. Je ne sais plus lequel. Quoi qu’il en soit j’avais été attirée d’abord par une image de couverture. Un autoportrait. Je me souviens avoir parlé dans mon journal de cette photo (c’était donc il y a vraiment longtemps, quand je tenais encore un journal). Encore aujourd’hui, lorsque je vois cet autoportrait, je suis très émue.

Hervé-Guibert1

Le titre, très bon, très poignant, m’intriguait aussi : A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. Il devait mourir un peu plus tard.

J’aime tout chez Guibert : son style, une forme de pureté, son intelligence, des fulgurances, et peut-être surtout, ce qui me fascinait le plus : cette affirmation de soi incroyable et courageuse, contée de cette façon simple qui la rend universelle. Et, aussi, très fort, un rapport à l’image dont je me sentais proche, sans que jamais je n’ose faire entrer autant que lui cet intérêt dans ma vie – hormis peut-être via l’écriture. Guibert était photographe. Normal qu’il ait écrit Des aveugles, que j’avais beaucoup apprécié.

Comment dans ces conditions ai-je pu ignorer si longtemps l’existence de cet ouvrage ?

th

L’image fantôme m’a passionnée. Guibert explore toutes les facettes de son rapport aux photographies, en lien évidemment ténu avec son histoire familiale et amoureuse, au fil de tout petits textes très beaux, très bien écrits, avec une maîtrise que j’admire. J’aime particulièrement le tout premier, sur sa mère. A qui je m’identifie ? A lui ou à sa mère ? Les deux, très certainement, et c’est ce qui m’a tant touchée. Le côté passionnant de l’exercice pour le lecteur d’aujourd’hui est que ces textes ont été écrits avant l’ère Internet. Il y aurait beaucoup à ajouter. Mais rien à retirer.

autoportrait_81

–––––

On peut aimer ce genre de bouquin et écrire des fantaisies pour enfants. Non, ce n’est pas incompatible. Et peut-être même tout à fait normal. Qui ne se laisse émouvoir par la profondeur de la vie et sa beauté grave ne peut sans doute pas faire preuve de légèreté, ni d’un humour très poussé (théorie très personnelle et peut-être inepte, mais je m’offre cette liberté passagère !).

Ainsi donc, Chat va faire mal.

Et une nouvelle chronique élogieuse. Merci Hylyirio !

Hylyirio : J’ai adoré les jeux de mots présents tout au long du livre, les illustrations amusantes et très bien faites, la mise en page aérée et claire pour les plus jeunes, de l’humour à gogo… parfait. De plus, le livre est écrit à la première personne… en tant que chat… et franchement, qui n’a jamais eu à l’esprit de se demander ce que pouvait bien penser son chat ? Un livre frais, qui accrochera sans nul doute les plus jeunes.

––––-

Ho, et puis j’oubliais. Expérience inédite cet été. Cette fois, je ne pourrai pas assurer mon rôle de correspondante du festival d’Avignon, à mon grand regret, parce que je vais tenter autre chose d’enthousiasmant. La semaine prochaine, je vais effectuer une tournée dans les camps de la CCAS (personnel EDF-GDF), pour animer des ateliers d’écriture auprès de jeunes de 12 à 14 ans. Je n’ai pas du tout choisi la région où je devrai intervenir, et lorsqu’on me l’a apprise, j’étais très contente. Depuis le temps que j’ai envie de mieux connaître la Bretagne ! Pas choisi non plus les lieux, et c’est agréable cet aspect de surprise totale. En réalité, cela va démarrer en Normandie, à Saint-Laurent-sur-mer. Puis Liffré, Poullaouen, Logonna, et enfin Crozon. Première fois que je vais animer des ateliers d’écriture sur un temps de vacances.

Ah, et puis, c’est suite à la sélection de l’un de mes romans : Zéro commentaire, dans la série Ligne 15, que l’on retrouve bien sûr dans la compilation Quatre filles et quatre garçons.

Encore une aventure identitaire.

C’est comme le loto : si l’on n’est jamais assuré de se trouver, qui ne se cherche ne peut se trouver.

–––––

(La longueur de mes interventions internautiques et puis le fait qu’elles vont dans tous les sens vous expliquent pourquoi je suis incapable de pratiquer la communication facebookienne, brève par égard envers les agendas surbookés de la plupart des gens. C’est pourquoi aussi je ne fais pas basculer mes articles de blog sur ma page dite perso mais uniquement sur ma page fb d’auteur où je ne prends le risque d’ennuyer que quelques volontaires masochistes, ou véritables amis :-))

–––

Allez, un petit dernier mot, parce que j’ai appris il y a peu quelque chose qui m’a presque déçue : vous avez sans doute déjà rencontré dans des romans au style soutenu (ça m’est arrivé il y a peu chez Michon) l’expression « n’en pouvoir mais ». Grand charme jusqu’à présent que de lire : il n’en peut mais. Je n’y comprenais rien, mais cela avait un aspect inachevé qui me séduisait beaucoup. Le charme du mystère. Mais aucun mystère là-dedans, parce que c’est une forme ancienne utilisant le mais dans sa signification latine, « magis », qui signifie davantage. « Il n’en peut mais (davantage) » est soudain plat. Fini. Impuissant. Terriblement compréhensible.

–––

Oh là là il y en a encore ! Je viens de recevoir de super photos de la super libraire de Chambéry, à la librairie Garin, en mai dernier. Merci !

florence1

Avec Céline, libraire de choc :

florence3

article_presse

partager

Quatre filles et quatre garçons : « criant de vérité »

Très, très jolie chronique concernant Quatre filles et quatre garçons sur ce blog tenu par 3 libraires. Comment les remercier ?

C’est sur le site C’est à lire, et cette fois je ne résiste pas au plaisir de citer une plus grande partie de chronique que d’habitude :

Un roman qui commence comme une banale histoire d’adolescents et qui finalement s’avère être une formidable… banale histoire d’adolescents !! Et c’est justement ce qui en fait sa qualité : tous les ados, anciens ou actuels, pourront se reconnaître dans ce roman.

La force de ce roman réside dans les sujets abordés car tous les questionnements de l’adolescence, et même de la société en général, sont évoqués : l’anorexie, la mysoginie, le harcèlement moral, le féminisme, la recherche de soi, l’homosexualité, l »importance de l’image… Le texte est criant de vérité et pose des mots sur certains faits de société avec beaucoup de justesse, comme ce passage de la page 298 que je trouve formidablement bien écrit, issu du journal de Justine, très bonne élève  : « Quand j’ai une note exceptionnelle, on me dit : « Ah mais oui, tu es la soeur de Thomas ! ». Pourtant, j’ai des notes meilleures que lui lorsqu’il était en troisième. […] Mais un garçon qui a de bonnes notes, surtout en maths ou en sciences, on l’encourage. On le croit tout de suite supérieurement intelligent. Une fille, on considère que c’est normal et que c’est simplement parce qu’elle est scolaire et attentive. De quoi décourager n’importe qui. Il faut une foi en soi phénoménale pour continuer à bien travailler, parce qu’on comprend vite, nous les filles, qu’on ne verra jamais de lueur d’admiration dans le regard des autres pour ça. Peut-être même qu’on y verra le contraire, quelque chose comme un reproche ou du mépris.

On se prend vite au jeu et on s’attache facilement aux personnages dont les personnalités sont subtilement mais efficacement établies, avec beaucoup de sensibilité.   

Un beau roman donc, à mettre entre toutes les mains à partir de 13 ans !

4F4Gicon

partager

bouquiner cet été : quatre filles et quatre garçons ; chat va faire mal !

61c1126733241b68af793009b9b54e90

 

Le site de conseil culturel Yagg conseille d’emporter Quatre filles et quatre garçons dans sa valise pour bouquiner cet été. Quelle bonne idée !

4filles4garçons

« … Mois par mois, se croisent alors les histoires d’amour, de bonheur, de mal-être adolescent aussi, les relations parfois compliquées avec les parents, les problèmes en cours… Huit ados, huit facettes de cette période pas toujours simple à gérer entre toute fin de l’enfance et entrée dans l’âge adulte. À huit voix sont abordées les questions du harcèlement, de l’anorexie et, surtout, de la découverte de l’identité de chacun.e »

–––

Quant à Chat va faire mal !, c’est le blog Les lectures d’Alexia qui le conseille  : « Ce petit roman est bourré d’humour, j’ai vraiment aimé suivre les aventures de Pitre… Un petit roman simple et léger à découvrir avec nos enfants. »

9782092552049

partager

dernières lectures

Enfin se poser et lire ! Voici mes trois dernières lectures, qu’après coup j’ai trouvées complémentaires (comme souvent – réseaux mystérieux et personnels).

9782070367399

Balzac s’énervait lorsqu’on voulait voir dans La Recherche de l’absolu une variation d’Eugénie Grandet. Et il trouvait que ce roman-ci était supérieur. Si l’on retrouve la tyrannie du père et le dévouement de la femme et de la fille, ce qui fascine cette fois ce n’est plus l’avarice sans autre but mais cette passion dévorante pour la science, au point de ne plus rien voir autour de soi. Plus rien ne compte, absolument. Ayant lu le Balzac de Zweig, je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec l’activité dévorante de l’écrivain. Passionnant, à mon avis.

Invisible

Certes, ce roman se veut une variation de l’ère du soupçon de Sarraute, mais que l’histoire soit vraie ou pas, et dans quels abymes, et à quelle distance et comment l’auteur tient à distance son personnage, peu importe, ce qui importe c’est que le lecteur soit emporté (enfin, je crois). Et j’ai eu du mal à comprendre les motivations et actes du personnage principal, dont la  naïveté et la culpabilité permanente m’ont un peu agacée, dans ce milieu universitaire si clos sur soi-même. Souvent, je n’y croyais pas. Le soupçon devait-il être aussi grand ? Cependant, l’écriture est si fluide qu’elle m’a tout de même emportée en bien des endroits, notamment lorsqu’est racontée la très belle histoire de désir et d’amour entre le frère et la soeur. Mais la fin m’a laissée entièrement perplexe, avec une impression de mépris pour ce beau personnage de femme très entière à qui Auster donne le dernier mot. Je n’ai pas aimé que l’auteur maltraite ce personnage-là. Cela, c’est subjectif, sans doute !

41QS3PA7XBL

Alors là, peu de mots pour parler des Vies minuscules de Pierre Michon, sinon : ruez-vous sur ce chef d’oeuvre.  Longtemps qu’une lecture ne m’avait procurée autant d’émotion, et le sentiment de m’élever un peu dans ce marasme. Superbe, il m’a paru. Soupçon ou pas.

–––––––-

Et puis merci à mon éditrice de m’envoyer des photographies sympathiques, quand elle se promène 🙂 C’était à la fnac de Paris Montparnasse :

photo 1

photo 2

 (« Retrouvez l’intégrale des carnets des 8 amis qui racontent tour à tour leurs déboires, leurs espoirs. Un bel ouvrage mêlant aventures et émoisLa vie en vrai. »)

 

partager

Théa pour l’éternité : deuxième place au prix des collégiens de Vannes

Me voilà de retour ! Je n’arrête pas de me dire que ce serait amusant de calculer combien de kilomètres j’ai parcouru en à peine un mois, mais j’avoue que j’ai d’autres choses plus urgentes à faire 🙂

Je reviens donc de Vannes où Théa pour l’éternité a remporté la deuxième place au prix des collégiens, derrière Spiral (Rageot Thriller) de Paul Halter. Quelles caresses pour l’ego, tout ça ! Mine de rien, un auteur en a bien besoin – tant que ses chevilles gardent une circonférence acceptable. Et c’est toute la promotion de la littérature jeunesse (et donc l’incitation de la lecture chez les jeunes) qu’il faut voir encouragée par ces biais. Pourvu que ces actions continuent de vivre.

Je remercie beaucoup Hélène, bibliothécaire et super-organisatrice, de nous avoir promené (il y avait Paul Halter, mais aussi la très vive et sympathique Aurélie Gerlach, auteure de Lola Frizmuth chez Scripto Gallimard), et fait découvrir de très jolis endroits du golfe du Morbihan, où la lumière est si spéciale…

photo 1

photo 2

 

Un peu de presse :

Livres Hebdo parle du Prix Garin de Chambéry.

Ouest France relate le Prix des collégiens de Vannes.

Le Télégramme raconte l’une de mes rencontres dans le cadre de ce dernier prix.

les-eleves-ont-apprecie-la-rencontre-avec-l-auteure-florence_1929226_660x372

–––––-

Merci également à David, qui sur son blog Grignotin, a effectué une analyse détaillée de Quatre filles et quatre garçons, et d’une grande finesse.

 

partager