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parution du Grand Saut Tome 3

Le Grand Saut Tome 3 est paru hier !

Pour celles et ceux qui l’ignorent, c’est quoi, Le Grand Saut ? Cette trilogie est un récit que j’ai voulu le plus contemporain possible pour les jeunes de 17-18 ans : alors que depuis trois jours tous les lycéens de terminale sont rendus fébriles par les résultats de #Parcoursup, mes personnages ont connu les mêmes affres dans le tome 2 et vivent leur destin décidé en partie par la grâce d’un logiciel dans le tome 3 : Sam en fac de droit à Assas, Alex en licence de maths à Marseille, Marion en maths sup à Paris, Rébecca en licence arts du spectacle à Paris, Iris en fac de lettres, et Paul… Ah ah, grosse surprise pour Paul, vous verrez !
Eveil politique, bizutage sexiste, renforcements de vocation ou au contraire désillusions, quêtes identitaires ou familiales, des poèmes, des chansons, des chutes et des envols, et même la présence d’un écrivain célèbre dans l’une des scènes … Je pense qu’il y a de quoi vibrer avec mes 6 jeunes adultes.
Alors, prêts à sauter à pieds joints dans leurs émotions ?

 

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Et on peut déjà lire une chronique sur ce tome 3 du Grand Saut, qui est… waouh…. (je ne suis que bonheur et joie) : « Merci Florence pour toutes ces émotions, pour les rires et les larmes, pour le cœur qui bat un peu plus fort, qui parfois s’est arrêté, le temps d’un instant, merci de m’avoir rappelé comment c’était d’avoir dix-huit ans, terrifiant mais enivrant de liberté et de possibilités. Il est temps pour moi comme pour les personnages, de fermer les yeux un instant, d’inspirer un coup, de prendre mon élan et de faire Le grand saut.  » Merci à vous, The Anna Shaw !

Grand merci aussi à Allan qui sur Instagram a écrit, à propos du T1 : « J’ai hésité à mettre un filtre bleu et vous dire « sous un filtre bleu se cache un ciel gris ». Ce serait vous dire ce que vous devez deviner en lisant ce livre. Une putain de merveille… Le genre de livres sur les ados qui ne passe pas inaperçu puisqu’il comprend les ados… Ce livre est à dévorer…  » Allan, c’est Daaquo Jil, un étudiant qui m’avait déjà beaucoup émue car il était venu me voir à Lire en Poche et avait fait l’aller-retour Toulouse-Bordeaux dans le week-end pour ramener et me faire dédicacer U4.Yannis !

Je ne sais pas si on a les lecteurs et les lectrices qu’on mérite, mais rien que ces deux-là me donnent des ailes…

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Klimt mania

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Non contente d’aimer sa peinture, je trouve tout à fait savoureux ce qui transparait de la vie de Gustav Klimt sur les clichés faits de lui.

Avec Egon Schiele

 

Avec minou

Avec sa compagne Emilie Flöge, créatrice de mode et femme d’affaires

 

 

 

Petit retour fascinant sur Emilie Flöge :

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cette indigne profondeur

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Il y a ce vieux blog que tu tenais avant, uniquement rempli de photographies et de textes comme des rêves. Des impressions comme des encrages, des frises et des collages, tes lectures et éblouissements. Il te rappelle ce temps où tu te tenais loin des luttes. Tu étais toute entière effacée derrière le flux des sentiments, autant dire que c’était la période où tu existais le plus. Prendre position ou défendre une idée t’était étranger car tu n’avais ni position ni idée arrêtée. Tu étais.

Tu écrivais pour presque rien. Tu publiais (très peu) pour le plaisir. Tu vivais au fil des ondes. Tu « gagnais ta vie », comme on dit, avec un métier qui n’était même pas « un métier à côté », c’était ton métier, entièrement. L’écriture était ailleurs, et tu la voulais ailleurs, et loin de toute considération financière. Tu n’étais pas non plus féministe car cela ne voulait rien dire pour toi. Tu étais, voilà tout, et ce « tout » voulait aussi dire « rien ».

Tu te nourrissais, point. Comme tu t’es nourrie depuis que tu as, pour la première fois, écrit dans un journal intime, ou écrit ta première histoire. Tu avais 10 ou 11 ans, cet âge où tout est nourriture. Où tout n’est qu’existence. Où les mots écrits ne sont jamais bavardage.

(Sergio Larrain)

Tu as souvent la nostalgie de cette longue et heureuse période d’avant les luttes.

Les luttes t’indiffèrent parce que tu détestes toujours autant avoir raison. On ne t’a jamais appris à avoir raison. Tu as toujours envie que ce soit l’autre qui ait raison, pour qu’il soit heureux d’avoir raison. Tu as appris à faire plaisir. Lorsque par malheur tu as raison de façon insolente et indiscutable, après une brève lumière tu ressens toujours une grande tristesse. Une sotte culpabilité qui te fait te sentir lâche. Cela t’éloigne de toute légèreté et de tout humour dans la conversation. Les pirouettes, de toute façon, ne profitent toujours qu’à ceux qui sont en position de force. Ton grand frère en était friand quand il te faisait enrager jusqu’à la grosse dispute, cela faisait soudain rire ta mère qui n’était plus prête à punir ou gronder, cela la désarmait, elle était conquise par lui, et toi tu restais avec ta rage en-dedans qui paraissait bien ridicule et bien laide. Tu aurais aimé disparaître mais encore davantage avoir disparu, pour que la dispute n’ait jamais eu lieu (tu n’en veux pas à ton frère, peut-être aurais-tu fait pareil à sa place). Parfois, tu as recours à la pirouette, toi aussi, lorsque tu te sens à ton tour en position de force, et plus tu avances, plus ça arrive. C’est effrayant. Cela fonctionne admirablement. Tu sais alors ô combien tu as humilié ou blessé ou ne serait-ce qu’un peu égratigné. De nouveau la tristesse, la culpabilité. Le désir d’avoir disparu.

Tu ne souhaites pas dominer. Lorsque cela t’arrive et que tu t’en aperçois, une vague de nausée te submerge.

C’est parce que tu as toujours pressenti que la Vérité n’existait pas.

Mais tu as eu le malheur de garder les yeux ouverts. Ces mêmes yeux que tu as toujours gardés grands ouverts sur la nature et les petits bonheurs, sur les rencontres et les évènements, mais aussi sur les injustices et les oppressions, ainsi que sur les trêves au bonheur précieux…  Tu ne pouvais pas fermer ces yeux lorsque peu à peu t’est apparu le mécanisme qui fabriquait ces injustices et ces oppressions, et qui ne réservaient les trêves toujours qu’aux mêmes. Tu ne pouvais pas fermer les yeux lorsque tu as compris que cela n’avait jamais rien eu d’une fatalité. Tu ne pouvais pas fermer les yeux lorsque tu as compris que c’était parce que les gens comme toi se taisaient que d’autres en profitaient. Et que d’autres que toi en souffraient. Alors, tu t’es fait violence. Tu as parlé. Tu as discuté. Tu as exprimé ta vision des choses. Tu es entré dans le jeu du « bavardage ». Tu as essayé de dévoiler ces choses que bien trop souvent seuls les dominés ou les écrivains et écrivaines peuvent voir. Avec la nausée. Sans plaisir. Avec la terreur des polémiques. Avec la seule joie de faire peut-être un peu bouger les choses, un peu les améliorer, un peu ouvrir d’autres yeux. Avec la conscience aigue de ce que cela peut avoir de présomptueux.

 

Tu es désormais féministe et cela t’attriste et te fait mal. Tu défends les droits de ta profession – car désormais tu as l’orgueil de faire profession d’écrire – et cela t’épuise et t’éloigne du plus vital. Tu élèves la voix quand tu connais bien un sujet, ou quand tu le connais moins mais que cela touche de façon éhontée les plus faibles.

(Izis)

Parce que la dignité, bordel.

Pourtant, c’est violent. Ta nature est ailleurs, loin des luttes. Les mots au fond de toi en souffrent. Ils veulent, avec urgence, servir à autre chose. Ils se révoltent à leur tour et réclament leur part d’indigne profondeur…

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Citation du 18 mai (Le Grand Saut tome 2)

« –… Des fois, je me demande quel genre de personnes je suis. Tu le sais, toi, quel genre tu es ? Le genre bon, ou le genre mauvais ?

Marion ne répondit pas. Elle l’avait frappée uniquement parce qu’elle lui avait donné sa version de la vérité. Ca ne faisait pas d’elle une sainte, c’était sûr.

– Voilà, fit Madeleine, c’est à toi de décider qui je suis pour toi. Peut-être que ça t’aidera à décider qui tu es, toi aussi. »

 

En écoute pour ce chapitre 9 : C’est comment qu’on freine, album Play blessures, Alain Bashung et Serge Gainsbourg, 1982

«Pousse ton genou,

j’passe la troisième

Ça fait jamais qu’une borne que tu m’aimes

Je sais pas si je veux te connaître plus loin

Arrête de me dire que je vais pas bien

C’est comment qu’on freine

Je voudrais descendre de là »

 

(playlist du Grand Saut Tome 2 : cliquer)

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1er prix ex-aequo pour Le Grand Saut T1

Par Posted on 0 , 0

Le Grand Saut Tome 1 a été plébiscité, ex-aequo avec Les deux vies de Beaudoin de Fabien Toulmé, par les adolescents de Manosque, Forcalquier et alentours ! Quelle belle surprise, étant donné la sélection prestigieuse et foisonnante de ce Prix des adolescents du 04 (dire que je ne m’y attendais pas est un sacré pléonasme).

La journée était vraiment chouette, qui plus est. La table ronde en compagnie de Fabien Toulmé et Bruno Doucey était modérée par deux lycéens, comme des pros, face à un public nombreux. J’ai trouvé passionnant d’échanger avec un BDaste et un auteur et éditeur de poésies, ça change !

On a tous les trois été gâtés (merci !) :

(Produits du pays)

(Après, on a dédicacé au soleil : à droite Fabien Toulmé, à gauche Bruno Doucey, qui a aussi écrit 3 ouvrages dans la très belle collection Ceux qui ont dit non chez Actes Sud jeunesse)

J’ai passé un tout petit temps trop bref avec les collègues du sud Ramona Badescu, Ilya Green et Delphine Bournay, – et c’était trop bref aussi avec les membres de l’association Eclat de Lire – j’ai acheté et me suis fait dédicacer la BD de Fabien (les échos avec mon Grand Saut ont paru tellement évidents lors de la table ronde qu’il me la fallait)…

… Puis hop j’ai sauté dans mon train, le coeur content.

D’autant plus que parmi mes mails s’en trouvaient un qui m’annonçait un autre 1er prix pour un autre de mes romans, mais chut, vous saurez ça la semaine prochaine.

En attendant, très heureuse de celui-ci, à quelques jours à peine de la parution du tome 3 ! Je vois ça comme un très bon signe. Quoi, vous n’avez toujours pas lu le T1, ni le T2 ? Mais qu’attendez-vous donc ? 😉

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