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La science-fiction, à l’école et au-délà (et pour commencer, en Suisse)

En fin de semaine, je vais me glisser dans la peau de l’auteure de Science-Fiction qu’il m’arrive d’être, et que je suis devenue beaucoup par accident : on est bien des personnages… Et celui-ci ne cesse de me surprendre. Ainsi je serai à Genève et Lausanne du jeudi 16 mars au samedi 18, à l’occasion d’une journée d’études autour de la SF à l’école.

Voici mon programme :

Jeudi 16 mars, 17h30

Institut de la Haute Ecole Pédagogique, à Lausanne

Table ronde avec Alain Damasio, Marc Atallah (directeur de La Maison d’Ailleurs) et Pascale Tappolet Jenny (enseignante du primaire), modérée par Sonya Florey

Thème : les liens entre la SF et le monde scolaire 

 

 

Vendredi 17 mars, 15h45

Université de Genève

Rencontre avec le public, autour de mes ouvrages de science-fiction, ou post-apocalyptiques (#Bleue, Théa pour l’éternité, Traces, Mémoire en mi, U4…), animée par Anne Monnier

Thème de l’après-midi : Petites fabriques des imaginaires – Des créateurs de science-fiction à la fiction du développement, le référent en question 

 

Samedi 18 mars, 14h

Théâtre du Galpon, Genève (présentation de l’après-midi complète en cliquant)

Rencontre avec Alain Damasio et Florence Hinckel – Modération Colin Pahlisch

Thème : Pour une poétique de la science- fiction (La science-fiction est souvent considérée comme un genre mineur. Mais la scène française actuelle est là pour nous démontrer son foisonnement et l’intérêt que lui porte le public. Alain Damasio et Florence Hinckel en sont deux représentants exemplaires. Colin Pahlisch rédige une thèse sur la science- fiction contemporaine à l’Université de Lausanne ; il anime cette rencontre.)

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les beaux cadeaux

Alors j’ai vraiment envie d’attribuer un 20/20 à l’organisation du salon des Oniriques de Meyzieu. Tout fut par-fait.
D’abord, bravissimo à Marie Vareille qui a reçu le prix Pierre Bottero pour son roman Elia la passeuse d’âmes. Je suis vraiment contente quand ce sont de si sympathiques auteurs qui gagnent un prix où je suis aussi sélectionnée (sinon, je râle :-)). D’ailleurs tous les auteurs de la sélection étaient adorables. C’était très agréable de passer du temps, en plus d’avec Marie, avec Philippe Arnaud, Lucie Pierrat-Pajot, Johan Heliot, Michel Honaker. Un vrai bonheur et beaucoup de rires. De plus, on a tous les six été très gâtés. Le conservatoire de musique de Meyzieu a même concocté une mélodie pour chacun de nos romans ! Elle fut jouée sur scène avant la remise du prix.

 

Chacun de nous a eu droit à une bande-annonce pour son roman, aussi, ainsi que des vidéos booktube. Et plein d’autres productions écrites. Merci pour tout ce qui fut fait autour de #Bleue !

Et puis j’ai retrouvé mes collègues U4iens, avec lesquels notre lecture croisée puis la rencontre avec le public, animée par les gentils-chouettes-fantastiques Véronique et Christian (coucou à tous les deux), furent un beau moment qui visiblement fut très apprécié. J’ai participé à deux autres tables rondes tout aussi passionnantes, du genre qui pourraient encore durer 3 heures tant on avait à débattre !

Durant les dédicaces, j’ai eu le très grand plaisir de voir Clem, Théo et Maxime-Wyrow. J’aime beaucoup vous voir avancer dans la vie, jeunes blogueurs ou booktubeurs. Merci à tous les autres qui se sont déplacés pour nous, et qui ont participé au jeu de piste dans la ville, autour d’U4.

J’ai enchaîné avec des rencontres à Amplepuis et Thizy, dans le cadre du prix des Incorruptibles, toujours pour #Bleue. Et là aussi j’ai été gâtée.

Comment remercier Lisa de 5eB à Amplepuis, qui a confectionné ce beau gâteau ?

Ben en fait, je l’ai remerciée en en mangeant une grosse partie, miam !

Là aussi, beaucoup de travail a été fait en amont, et beaucoup de productions très touchantes…

Bravo et merci donc à toute l’équipe des Oniriques, aux enseignants du prix Pierre Bottero, et bien sûr aux élèves et aux lecteurs de tout poil qui donnent du sens à ce que l’on fait, et qui me revigorent tant (même et surtout quand ils disent que #Bleue les a fait pleurer – oui, un écrivain, c’est sadique).

*********

Au fait, vous avez vu l’interview à propos du Grand Saut, dans Je Bouquine du mois de mars ?

Non ? Précipitez-vous dans la maison de la presse la plus proche !

D’ailleurs c’est le deuxième salon du livre que je fais avec mon Grand Saut, et je suis vraiment contente de voir à quel point il vous plaît ou intrigue. J’en profite pour encore une fois remercier tous les libraires qui le mettent en avant.

Ici, c’est à la librairie Maupetit de Marseille (dommage, Gaëlle n’était pas là quand je suis passée ; un coucou à distance, du coup !)

Et là, à la maison de la presse de La Ciotat. Je suis très mais alors très reconnaissante aux deux autres librairies de La Ciotat, qui promeuvent si bien mes romans en général et surtout mon Grand Saut, qui se déroule dans la ville : j’ai nommé les librairies Les 2 arbres et Poivre d’âne.

J’aimerais exprimer ma grande reconnaissance envers le lectorat d’U4, de #Bleue et du Grand Saut, en ce moment, public légèrement différent qui plus est suivant ces trois ouvrages, mais dans tous les cas public touchant et généreux… Merci.

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départ pour les Oniriques

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Ce week-end, on se métamorphose !

Je pars demain, pour Meyzieu (proche de Lyon), afin de rencontrer des classes puis de participer au salon des Oniriques. Pierre Bordage en est l’invité d’honneur et des tas d’autres auteurs seront présents, notamment mes collègues de l’aventure U4 !

Voici mon programme, en tout cas celui accessible au public :

Vendredi 10 mars
- De 16h30 à 18h : Dédicaces – Médiathèque Stand Colibris

Samedi 11 mars
- De 10h30 à 12h : Rencontre avec les auteurs de la sélection Prix Pierre Bottero – Ciné Meyzieu / Salle 3
- De 14h à 16h : Dédicaces – Médiathèque Stand Colibris
- De 16h à 17h30 : Lecture croisée U4 – Ciné Meyzieu / Salle 3
- De 17h30 à 19h : Dédicaces – Médiathèque Stand Colibris

Dimanche 12 mars
- De 10h à 12h : Dédicaces – Médiathèque Stand Colibris
- De 13h30 à 15h : Table ronde Morphoses – Les Ados : Écrire pour eux, c’est différent ? – Ciné Meyzieu / Salle 3
- De 15h à 16h30 : Dédicaces – Médiathèque Stand Colibris

Au plaisir de vous rencontrer…

 

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aujourd’hui, journée de la miette

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale des droits des femmes, que beaucoup appellent journée de LA femme (qui est-elle cette femme ?), alors qu’on aimerait tout mettre au pluriel, le mot journée aussi. Ou bien le transformer en “siècle”. Le siècle international des droits des femmes, ça aurait de la gueule.

Hélas cette journée ne les met pas à l’honneur, au contraire j’ai toujours vraiment honte quand elle arrive, je trouve que c’est humiliant cette petite miette qu’on nous accorde une fois par an. On est obligées de ne pas la bouder car c’est l’occasion de se faire entendre plus que tous les autres jours de l’année. Humiliant, je vous dis. En outre ce n’est pas être “à l’honneur” que d’essayer de faire entendre inlassablement les inégalités qui rongent nos vies. Et en retour d’entendre encore et toujours bien des inepties, voire insultes, voire menaces de mort (cet article de Slate, en réaction au féminisme tout choupi du magazine Glamour, explique bien cette tendance réac ++).

Ca fait plusieurs années que les féministes parlent de ressac, à peu près au moins dix ans. Quand j’en parlais autour de moi,  d’autres femmes  me répondaient : “oh mais ça va, faut arrêter avec ça, on n’est pas si mal loties quand même, tu souffres, toi ?”. Aujourd’hui, le ressac a grossi, ne s’est pas arrêté, est devenu tsunami. Comment certaines femmes peuvent encore dire : “allez les filles, c’est pas en faisant la gueule qu’on va y arriver, gardez le sourire, soyez jolies, et tout va bien se passer” ? Quelles oeillères ces femmes se sont mises pour ne pas voir à quel point les inégalités se sont creusées ? Comment ne pas réaliser à quel point juste rester souriante, jolie et sans élever la voix ouvre un boulevard aux populistes ?  Voici ici les chiffres officiels, très éloquents (les femmes sont encore payées, en France, 26 % de moins que les hommes, par exemple…). Bien entendu, cela ne signifie pas qu’on n’a pas le droit d’être jolie et souriante, cela ne signifie pas que si on l’est, on n’est pas féministes. Cela signifie juste qu’on ne doit pas subir l’injonction de l’être, tout le temps.

Comment si soi-même on n’a pas l’impression de vraiment en souffrir (on se fait à tout après tout, tant qu’on s’en sort, et puis ça pourrait être bien pire, n’est-ce pas ?), comment ne pas au moins s’inquiéter pour nos filles ? (et nos garçons, n’oublions pas que les inégalités ne rendent heureux personne). Comment ne pas avoir envie de lutter pour la jeune génération ?

En cette journée internationale des droits des femmes, pour ne pas totalement mourir de honte et d’humiliation, je choisis de partager avec vous ces extraits de la préface extraordinaire de Virginie Descentes dans son non-moins extraordinaire essai : King Kong théorie. Attention, talent, et belle honnêteté (la même que Simone De Beauvoir en son temps) :

J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n’échangerais ma place contre aucune autre, parce qu’être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n’importe quelle autre affaire.

Parce que l’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l’esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d’école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu’un homme, cette femme blanche heureuse qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l’effort de ressembler, à part qu’elle a l’air de beaucoup s’emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l’ai jamais croisée, nulle part. Je crois bien qu’elle n’existe pas.

C’est tout de même épatant, et pour le moins moderne, un dominant qui vient chialer que le dominé n’y met pas assez du sien… 

Il y a une fierté de domestique à devoir avancer entravées, comme si c’était utile, agréable, ou sexy. Il faut minorer sa puissance, jamais valorisée chez une femme : « compétente » veut encore dire « masculine ». C’est en fait un moyen de s’excuser, de rassurer les hommes. J’ai les moyens de vivre autre chose, mais je décide de vivre l’aliénation via les stratégies de séduction les plus efficaces. Les femmes adressent aux hommes un message rassurant : n’ayez pas peur de nous. Soyons libérées, mais pas trop. Nous voulons jouer le jeu, nous ne voulons pas des pouvoirs liés au phallus, nous ne voulons faire peur à personne. Les femmes se mettent en position de séductrices, réintégrant leur rôle, de façon d’autant plus ostentatoire qu’elles savent que, dans le fond, il ne s’agit plus que d’un simulacre. Depuis toujours, sortir de la cage a été accompagné de sanctions brutales.

C’est l’idée que notre indépendance est néfaste qui est incrustée en nous jusqu’à l’os.

La révolution féministe des années 1970 n’a donné lieu à aucune réorganisation concernant la garde des enfants.

Nous manquons d’assurance quant à notre légitimité à investir le politique.
Délaisser le terrain politique comme nous l’avons fait marque nos propres réticences à l’émancipation.
Il faut oublier d’être agréable, serviable, il faut s’autoriser à dominer l’autre, publiquement.

Les corps des femmes n’appartiennent aux hommes qu’en contrepartie de ce que les corps des hommes appartiennent à la production, en temps de paix, à l’État, en temps de guerre.
Car la virilité traditionnelle est une entreprise aussi mutilatrice que l’assignement à la féminité.

C’est sur cette note que j’ai envie de finir : chers amis masculins, le ressac-tsunami réac vous dessert aussi, il n’est agréable ni pour vous, ni pour nous.  Il nous écrase tous. C’est peut-être en ayant conscience de cela que l’on pourra avancer.

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dernières lectures

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Retour du salon du livre de La Ferté-Bernard ! Classes très bien préparées et intéressées, enseignants passionnés et logistique impeccable de la part des organisateurs. Merci beaucoup à Loïc, Sylvia, Stéphane, Gaëlle et tous les autres. J’ai été très contente de revoir, comme à chaque fois, Carl Norac et Gilles Bachelet, et ce fut avec plaisir que j’ai revu ou fait connaissance avec d’autres belles personnes créatives : auteurs, illustrateurs ou bédéistes. Merci également pour les messages sous forme de tweets des élèves, pour leurs exposés, leurs saynètes, et pour leurs sourires et regards pétillants.

(Jolie boîte à tweets, autour de mon roman L’été où je suis né)

Mais je l’avoue (dois-je en avoir honte ?), malgré tous ces bons moments ponctués de délicieux toasts aux rillettes du Mans, je n’avais qu’une hâte : pouvoir me retrouver au calme pour finir de lire mon roman en cours. C’est tout le pouvoir des livres !

J’ai donc terminé avec avidité un gros pavé : Purity de Jonathan Franzen.

 

J’ai voulu le lire car j’avais lu quelque part qu’il parlait de transhumanisme, thème qui m’intéresse, mais en réalité il n’en a été question que de la page 640 à la 643. J’ai alors pensé à Mon Grand Saut et à cette chose bizarre : certains ont dit que j’avais voulu y parler de djihadisme… alors que mon roman ne contient en tout et pour tout qu’une réplique provocatrice à ce sujet… Purity, ainsi, ne parle pas du tout de transhumanisme, mais  de la lutte entre journalisme classique et lanceurs d’alertes sur des plateformes du genre de wikileaks, il parle de mères folles et de pères absents, d’émancipation familiale et historique, d’argent et de choix radicaux, de meurtre et de pureté criminelle, de mensonges et de Vérité. Et simplement il prend la liberté de raconter une histoire, juste une histoire, qui gravite pour beaucoup à Berlin,  se baladant sur le fil du temps et sur la crête du Mur (étrange que je me sois retrouvée à Berlin en vacances improvisées, pile quand j’ai compris que ce roman s’y situait). Il est d’une densité qui est celle de la vie. Ce roman m’a plu aussi parce que Franzen se met dans la peau de plusieurs personnages qui chacun raconte sa version, et j’adore les récits choraux ou polyphoniques. Le style est d’une extrème simplicité, sans esbroufe (à part quand c’est un aspirant écrivain qui raconte sa partie, et le changement de style, presque ampoulé, est très bien vu). Et surtout, c’est un véritable page-turner, qui m’a tenue en haleine, avec ce vrai plaisir de lecture qui fait juste espérer un moment de libre pour le retrouver. Je n’oublierai pas de sitôt Purity (dite Pip comme dans Les Grandes Espérances), ni Andreas Wolf en double troublant de Julian Assange.

 

Juste avant, j’ai lu un autre excellent roman, qui m’a aussi tenue en haleine, peut-être même davantage. Il s’agit de D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan.

 

De Vigan connaît ses classiques, et ne vous y trompez pas, dans ce roman-ci il s’agit des oeuvres de Stephen King ou de Chuck Palahniuk, même si les romans cités, ceux que lit l’héroïne, sont issus du mainstream français. C’est ce mélange et cette absence de frontière élitiste que j’ai beaucoup aimés. Avec audace, elle n’hésite pas à jouer la carte de l’autofiction à la Christine Angot, pour mieux le tordre et l’interroger. C’est une réflexion passionnante sur ce qu’est un écrivain, ce que c’est d’écrire, ce que c’est de s’exposer. Mais aussi ce que c’est de jouer avec son lecteur, aussi bien et même mieux que ne se trouve (ou ne se croie) manipulée la narratrice. C’est tout le génie de ce livre : le trouble qu’il inspire, les frontières entre le réel et la fiction qui bougent, s’effondrent, se reconstruisent, dansent et explosent. Quand on est écrivain soi-même, c’est encore plus fascinant. On peut tous connaître, dès qu’on a un tout petit succès, ces personnalités à l’abord amical à première vue, mais très inquiétant par la suite – mais l’inquiétude ne vient-elle pas du doute que nous avons alors d’être apprécié simplement pour soi-même ? On ne peut alors qu’interroger la réalité. C’est donc un roman passionnant, d’une maîtrise bluffante, doublé d’un immense plaisir de lecture. Un coup de maître.

Encore avant j’avais lu Petit Pays de Gaël Faye.

 

 

Je dois avouer une légère déception après tous les éloges que j’en avais lus. Le style en est très simple et j’en attendais peut-être quelque chose de plus “écrit”, en tout cas un style qui m’aurait davantage emportée. Mais cette simplicité a peut-être été choisie pour coller avec un récit qui reste la plupart du temps à hauteur d’enfant, même si c’est l’adulte qui se souvient et qui raconte. J’ai  été très intéressée par cette histoire qui plonge peu à peu mais inéluctablement dans le génocide des Tutsis au Rwanda et au Burundi. Cette histoire liée à la famille du narrateur est poignante, racontée sans pathos, avec immensément de pudeur et un recul remarquable, et courageux. La fin est très belle et terrible, bien trouvée (bien amenée si elle s’inspire du réel), et très romanesque. C’est ce sens du romanesque, que l’on sent dans ce premier roman, qui apparaît extrêmement prometteur.

Pour me documenter afin d’écrire mon roman en cours, j’ai lu Patients de Grand Corps malade, sans savoir qu’il avait été adapté en film, je l’ai su juste avant sa sortie.

 

 

J’ai en effet appris pas mal de choses sur la vie en centre de rééducation. Je pense que ce roman n’a rien de présomptueux et GCM n’avait pas d’autre prétention que d’apporter un témoignage, je crois. On y découvre le sens des mots et le plaisir de les manier, qui se retrouve dans ses textes de rap, mais il y manque un peu ce sens du romanesque qu’a Gaël Faye. Cela donne un livre plaisant, intéressant, et plein de vie et de dérision, voire d’humour.

Et enfin j’ai lu le premier livre de mon grand ami Adda, également sur le thème du handicap, Comme sur des roulettes.

 

 

C’est un bonheur de retrouver par écrit sa verve et sa légèreté, son auto-dérision, son humour et son positivisme. Ce récit a quelque chose de beaucoup plus touchant que Patients et d’encore moins présomptueux, d’abord parce qu’il ne se finit pas “bien”, dans le sens où le narrateur ne guérit pas, même partiellement, ensuite parce qu’il recèle une philosophie de vie mieux ancrée et plus vivante. C’est un récit sans doute plus maladroit que Patients, mais en cela plus intéressant, car échappant à tout attente et à tout stéréotype. En bref, j’ai préféré sa posture, avec l’unique prétention d’échapper une bonne fois pour toutes aux regards trop insistants ou dérangeants. Posture digne, courageuse, souvent drôle, et surtout non dénuée de charme.

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