Textes parus en presse pour ados

L’été où je suis né

Je bouquine n° 317
éditions Bayard Presse
juillet 2010

Comment réagit-on lorsqu’on est un jeune garçon qui ne s’intéresse qu’aux motos et aux baignades dans la rivière d’à côté avec son grand pote de toujours, et que, soudain, une jolie jeune fille vient effrontément poser ses jambes, ses bras ou sa tête sur les genoux dudit garçon, assis sur un muret ?

Une histoire qui met la tête et le coeur à l’envers !

illustrations de Olivier Desvaux

Note : ce texte a été développé pour une publication dans la collection Scripto de Gallimard Jeunesse.

Ce que j’en écrivais, en juillet 2010 :

J’aime vraiment beaucoup les illustrations réalisées par Olivier Desvaux pour L’été où je suis né (Je bouquine du mois de juillet).

Dans cette histoire, j’ai eu envie de rendre compte de la langueur de l’adolescence rurale, du point de vue d’un jeune garçon, rehaussée par un événement inattendu : une fille, soudain, vient s’asseoir à côté de lui sur un muret où il attend d’habitude son copain. L’événement, d’apparence très ordinaire, prend une tournure quasiment fantastique. Le monde entier, nature comprise, devient cette jeune fille.

Les images, à la peinture à l’huile, rendent très bien compte de cette ambiance.

Cette scène, récurrente dans l’histoire, m’a été inspirée par la nouvelle Premier Amour de Samuel Beckett. Dans cette nouvelle, la jeune femme se révèle être une prostituée. Ca m’a amusée de faire agir une jeune fille d’aujourd’hui de cette façon. On peut désormais agir ainsi en toute liberté et sans craindre d’être mal considérée, bien entendu !

La marque de la mobylette du héros a été l’objet d’une grande discussion avec l’éditrice. Il fallait un objet de collection qu’il aurait envie de retaper, mais en même temps qui corresponde à son âge. Une Harley, hors de question ! (Pourtant j’aurais bien voulu, par pure coquetterie). J’ai dû me résigner à un Chappy : quand j’étais ado, mes copains ne juraient que par ça. Aujourd’hui, on n’en fabrique plus.

Le genre de détails, qui, mine de rien, prend beaucoup de temps dans l’élaboration d’une histoire.

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