Sauvegarde de mon ancien blog sur Hautetfort, Signes
27 octobre 2009
Aujourd’hui, nous avons réouvert les fenêtres…
… Puis délaissé les chaises pour découvrir au-dehors, étonné, un automne aux allures de printemps.

(Henri Matisse)
25 octobre 2009
Sélection au prix du roman jeune 2010 de Laval
Jusqu’en janvier 2010, dans les CDI, bibliothèques ou à la librairie M’Lire de Laval, les jeunes lecteurs peuvent voter pour l’un des 7 romans sélectionnés :
• Ni vu ni connu / Olivier Adam. Ecole des loisirs
• La Guerre des livres / Alain Grousset. Gallimard
• Les Copains, le soleil et Nabila / Florence Hinckel. Gallimard
• Un coeur gros comme ça / Jo Hoestlandt. Nathan
• La Drôle de vie d’Archie / Agnès Laroche . Rageot
• L’Hiver des gros ventres / Cécile le Floch. Rageot
• Les Trois coups de minuit / Danielle Thiéry. Syros
Eh oui, me voià en « compétition » avec Olivier Adam !
Petit article de Ouest-France à ce propos.
24 octobre 2009
Le dragon du fleuve
J’ai reçu la couverture du Dragon du fleuve, le premier tome de ma trilogie de fantasy qui, après bien des péripéties, va paraître chez Oskar, en février prochain. L’illustrateur est Jean-Louis Thouard, celui-là même de La quête d’Ewilan, vouivouivoui, de Pierre Bottero, sisisi.
Effrayant, ce dragon, n’est-ce pas ?
Ca me paraît très étrange : il est très réussi, ce dragon, et la scène correspond bien à une scène de mon roman, la plus apocalyptique, mais l’image est si loin de mon univers habituel que j’ai un peu de mal à réaliser que c’est bien moi qui ai écrit l’histoire qui se cache derrière la couverture.
Et pourtant si. C’est une belle expérience de se déporter comme ça dans des univers fantastiques.
Je vous reparlerai de tout ça plus en détail à la sortie du livre, en février 2010. Patience, patience…
Orbitor
A l’occasion de la sortie de L’aile tatouée de Mircea Cartarescu, je vous invite à visiter le blog de sa traductrice Laure Hinckel, notamment l’interview de la note du 21 octobre, où Laure parle des délices intellectuels liés à la traduction d’un texte aussi riche culturellement.
Découvrez aussi ses autres traductions du roumain.
Laure ne fait pas que traduire, elle oeuvre activement pour la découverte en France de talents roumains jeunes ou jamais traduits. Je me souviens pour ma part avoir rencontré Dan Lungu chez elle, je crois lors de la promotion du Paradis des Poules.
C’est comme ça chez elle : les écrivains y vont, y restent, y viennent. Son univers.
19 octobre 2009
Etranges mutations

Depuis quelques jours le chocolat en barres a perdu sa douce mollesse fondante. Les vitres se couvrent d’une pudique buée. Les fenêtres se ferment dans les murs de silence. Les mets se mettent mystérieusement à fumer, et à brûler nos doigts trop proches. Nos amis se couvrent d’une peau supplémentaire, on ne peut plus les toucher, voir le grain de leur gorge, ou l’implantation de leurs orteils. Tout se pare d’une protection parfois semblable à la méfiance. Contaminés par la distance, nous rentrons à notre tour en nous-mêmes, ainsi confondus avec les transformations du dehors : moins d’oiseaux derrière la vitre, ciel blanchi, le violet des collines s’est pastellisé.
Il va nous falloir trouver des stratégies, les mêmes que l’année dernière, pourtant oubliées, pour rester proches de vous, garder douceur et chaleur. Emmitouflés sans vous oublier, tous sous la couverture à chuchoter.
(Vermeer)
18 octobre 2009
Densité en forme de plumes de paon

(Klimt)
15 octobre 2009
Coeur de miroir

Alors qu’en Bretagne les petites filles concentrées tentent de se muer en pierre de rocher, pour elles aussi sentir l’éternité du clapotis de la mer les effleurer, longer, entourer ou submerger, sous un ciel couleur de plomb et d’évasions grises, couvées par un phare en retrait…

… Les chaises savourent la liberté d’être inoccupées, enfin légères, prêtes à rejoindre la danse du ciel, ses évadées belles, tentant d’ignorer derrière, juste derrière, la menace d’une lourde présence verticale, faussement rêveuse, toujours encline à s’afaisser.

Souvent les chaises envient les miroirs comme celui-ci abandonné sur le sol, au pied d’un pilier : eux n’ont rien à porter, ne grincent jamais, jamais ne gémissent. Juste, ils sont. Et se moquent de ce qu’ils renvoient en reflet. Jeune femme, jeune photographe, tu auras beau le regarder, t’y mirer, l’utiliser pour tes mises en abyme, jamais tu ne vaincras leur impassibilité. Les miroirs réfléchissent sans réflexion, calmes, sans besoin, sans désir de liberté, sans fardeau, froids comme la pierre des rochers en Bretagne.
Les miroirs ont un coeur de fillette au désir minéral.
(Photographies de Florence Henri)
13 octobre 2009
Imago

Le 12 septembre 1959,
le photographe Izis prend en photo
le peintre Van Dongen qui peint
l’icône BB,
qui regarde une toile
où elle est couchée,
avec personne,
vu qu’on n’est pas au ciné.
Nous,
nous regardons la photo
du point de vue de l’objectif d’Izis
qui regarde Van Dongen et BB,
qui regardent l’image dessinée de BB
qui nous regarde,
à moins que ce ne soit Izis.
Vous,
vous regardez sur votre écran
mon blog
où j’ai posté la photo d’Izis
qui montre Van Dongen qui peint
BB qui regarde
son portrait stylisé.
Mais enfin que faisons-nous tous rue de Courcelles
dans l’atelier de Van Dongen
en compagnie de BB
et de son portrait
alors qu’on ne s’appelle pas Izis
et que bien des années ont passé ?
Allons allons sortez de chez vous, bande d’indiscrets.
12 octobre 2009
Retour du Mans
Le salon La 25ième heure du livre du Mans : j’en reviens épuisée mais très bon salon. Libraires et bénévoles adorables, délicieux cake au carambar, et un monde fou, qui ne fait pas que passer. Merci à vous tous, petits et grands. J’ai pu constater combien Confidences entre filles vous attirait (toute la pile est partie en quelques heures !), ainsi que Le maillot de bain. Les autres bouquins ont connu un succès également très honorable, dont bien sûr le livre pour lequel on m’a invitée : Les copains, le soleil et Nabila. Les autres auteurs avaient l’air très contents aussi.
J’ai eu le plaisir de revoir deux de mes complices du prix ados de Rennes : Pascale Maret et Fabrice Colin (Fabrice, pas pu te dire au revoir, désolée, mais tu étais collé au micro d’un lycéen, je ne voulais pas te déranger et j’avais un train à prendre !). Merci Pascale pour avoir tenu compagnie à l’étrangère que j’étais en ce lieu, surtout le samedi soir, qui fut assez cocasse, il faut bien le dire.
Concernant le prix Domoitou :
C’est le livre de Jean-Marie Defossez qui a remporté la palme, avec Pour tout l’or du monde.
Si l’effet prix, ainsi que les rencontres dans les classes la veille ont drainé du monde à notre stand durant le salon, beaucoup de choses sont à revoir concernant l’organisation. Mais l’association ainsi que les journalistes de Ouest France ont l’air d’avoir bien pris note de nos remarques, et on peut espérer de meilleures années. Heureusement que Béatrice Hammer (l’auteure de Superchouchoute) était là ! Bons moments avec elle, surtout à l’auberge des sept plats (miam). J’ai pu faire également la connaissance de la charmante Françoise Grard. Pas vraiment eu l’occasion de discuter avec les deux autres auteurs.
Globalement bon week-end, et puis Le Vieux Mans, c’est vraiment magnifique.
Bonheur aussi de revoir Paris, même si ce ne fut que pour passer. Moi, il me suffit du métro, y voir des filles aux cheveux bleus ou des amoureux qui s’embrassent au gré des mouvements du wagon…
07 octobre 2009
Le Mans des steppes
Il y a des coups de fil qui réconfortent, et cette fois-ci ce fut l’une de mes éditrices pour m’annoncer qu’elle a lu ce pour quoi je travaille depuis deux mois et des poussières : elle a beaucoup aimé, et j’adore comme elle l’a dit ! Ouf. Je peux donc continuer. Sur un projet de longue haleine, c’est bon d’être rassuré à chaque étape, et la première est primordiale : elle donne le ton. Bon de se sentir sur la même longueur d’ondes que ceux qui vont porter les livres avec moi. Enfin, si tout se passe comme prévu, ce dont je doute toujours parce que je connais bien, même un peu trop à mon goût, les aléas de l’édition. Je croise les doigts, comme on dit et ne fait jamais.
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Sinon dès demain je serai de retour là-haut. Après Rennes, Le Mans, et c’est toujours pour un prix (seulement finaliste pour l’instant, mais quand même). Ca c’est drôle : visiblement mes livres plaisent beaucoup aux Bretons et voisins (parce que Le Mans c’est plutôt Pays de La Loire, il me semble). Il va vraiment falloir qu’un de ces jours je prenne le temps de visiter pour de bon ces régions qui me font du pied, et que j’ai très envie de mieux connaître. Pour l’instant la grande question, mais si, est de savoir si je mets du chaud ou du froid dans mon sac. La dernière fois, je me suis bien fait avoir. Si quelqu’un peut m’éclairer sur pull ou pas (voire veste ou manteau ? Non !), ce serait gentil.
Ce sera donc là, tout le week-end (vous me trouverez au stand du prix Dimoitou).
Ca a l’air exotique, n’est-ce pas ? Ah ben c’est pas la porte à côté, faut dire !