Rapidement, avant de repartir pour Cherbourg, quelques mots sur Epinal.

Pluie, vampires, loups-garous, personnages historiques, monde fou, bruit, pluie. Je vous rassure : les vampires et loups-garous n’étaient que des gens ordinaires avec de longs cheveux noirs, de longues capes, des lentilles étranges sur les yeux et parfois un fort accent du sud-ouest. Nous, en littérature jeunesse, nous nous sentions parfois loin du public qui passait devant nous (peu d’enfants et d’ados à part une rencontre enrichissante avec deux clubs de lecture de collèges), mais quelques gothiques ont été attirés par mon chat Pitre, et ça nous a pas mal rapprochés entre nous, ceux de la litt de djeune, et j’ai passé encore de très bons moments, drôles et légers.

Il m’est arrivé lors d’un café littéraire de discuter avec des adorateurs de vampires, des auteurs de gore ou de pornographie étrange et perverse (avec des êtres tentaculaires par exemple), des auteurs de SF post-apocalyptique, mais le plus étrange dans tout cela, c’est que je ne me suis pas sentie si décalée (c’est grave ??). Ils ont bien ri quand je leur ai raconté qu’un éditeur m’avait fait enlever une scène dans un texte où mon héros se cuitait. C’était peut-être la parole la plus extraordinaire de ce café littéraire dont le thème était : franchir les limites (ma Théa de Théa pour l’éternité en a franchi, d’où ma présence).

(sa traductrice et Alexandra Ivy, Sire Cédric, le modérateur Jean-François Thomas, Yal Ayerdhal, Morgane Caussarieu… et moi)

Et puis on a résisté, avec Danielle Martinigol et Timothée de Fombelle (modérateur : Jean-François Thomas), on a surtout résisté sur l’intitulé du café littéraire (résistances et valeurs en littérature jeunesse), avant de rendre les armes et dire à la fin le contraire de ce qu’on avançait au début, ce qui est sans doute la preuve d’un bon débat.

Et encore bravo à la super Carole Trébor pour son prix des collégiens. Une belle rencontre. Elle fait partie de ces gens (qui se reconnaîtront) qui m’ont aidée à aimer les Imaginales.

————

Mes dernières lectures dont je n’ai le temps de dire que deux mots, qui conviennent aux deux romans : terrible, et génial. Dans l’ordre qu’on voudra.

Juste une petite phrase encore qui pourrait illustrer ces deux romans : c’est sûr, quelque chose ne va pas.

Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Il n'y a pas encore de commentaire.