Cette journée à Toulon ! ![]()
D’abord, au collège Ravel, j’ai été éblouie par tout le travail accompli sur l’égalité garçons-filles (projet sur 3 ans), et plus spécifiquement sur *Renversante*, bien sûr. La discussion-débat de 2 heures, avec des élèves de tous niveaux mélangés, fut pas-sion-nante. On aurait pu encore échanger pendant 2 autres heures.
Ensuite, au collège Maurice Genevoix, une classe de 6e avait lu une quantité de mes romans impressionnante. Et pourtant, ces élèves-là ne venaient pas de milieu favorisé. Mais l’inventivité, l’énergie, l’enthousiasme des profs, comme au collège Ravel, ont fait des miracles. J’ajoute : la tendresse qu’elles ont pour leurs élèves, palpable, porte ces élèves vers ce que d’autres n’espèrent même plus. Là aussi rencontre de 2 heures, pleines de regards qui brillent.
C’est vraiment quelque chose de fort que je constate, de plus en plus souvent, ce fossé entre les quelques profs qui commencent par me dire d’un air las : « bon vous le savez hein, les jeunes de nos jours, ils ne lisent plus… », et les autres, majoritaires parmi celles et ceux qui me font venir, qui accompagnent, encouragent, croient en leurs élèves et soulèvent des montagnes… Dans le premier cas, la rencontre est souvent décevante, dans le deuxième cas, incroyable.
Il n’y a donc pas de fatalité. Oui, c’est vrai, si on dit juste aux gamins : lisez ceci, ils et elles ne le feront pas, pour la plupart. Mais si on fait un travail d’accompagnement, et qu’en plus il y a rencontre de l’auteur ou l’autrice à la clé, ils et elles liront, oui. Et beaucoup. Et oui cela demande du temps, et oui cela demande de l’énergie, mais cela vaut tellement le coup…
MERCI, donc, à toutes et tous ces profs formidablissimes.












PS : Cela me donne une idée de formation 😉 Je mène déjà celle qui s’intitule « Faire écrire les enfants et les adolescents », il serait utile d’en lancer une intitulée « Faire lire les enfants et les adolescents », à destination des profs à court d’idées.






