C’est après-demain le grand départ ! Je vais y rencontrer des classes durant cinq jours, dont une de SEGPA. Et miracle des coïncidences : son enseignante est une de mes anciennes collègues de ma vie de professeur des écoles à Marseille, ainsi que l’ancienne maîtresse de Moyenne Section de ma fille… qui a maintenant 13 ans ! La vie va, vient, revient. A chaque voyage il arrive ce genre de belle surprise.
Un peu de pragmatisme, maintenant. Pour les enfants et ados qui me lisent, voici de la pédagogie.
D’abord je vais me rendre à Paris en train (ce qui est absurde puisque ça me prend quand même 4 heures et qu’après je vais redescendre en avion dans le même sens, mais bon, pas le choix) :
Et donc ensuite je vais prendre l’avion (parce que c’est loin) :
Cela fait 9000 km à parcourir, soit 11 heures de vol. De la rigolade pour moi qui dois souvent subir pas beaucoup moins de temps de trajet en train pour traverser la France (exemple tout bête : ça va me prendre pas beaucoup plus du double de temps que mon Marseille-Paris juste avant).
… Et c’est beaucoup moins de temps qu’en 1929, lorsque ce trajet fut effectué pour la première fois par un paille-en-queue (c’est ainsi qu’on nommait les avions à La Réunion), avec de nombreuses étapes, jonchées d’obstacles. Cela a duré plus d’un mois :
Prendre l’avion aujourd’hui n’a plus vraiment le goût de l’aventure. La sûreté engendre l’abstraction. On ne sent plus les kilomètres, et certains ne sentent que la peur, conséquemment.
La peur : grand sujet d’aujourd’hui.
Que cela ne comprime pas nos âmes et nos mouvements.
––––––––
Sinon merci au Bateau Livre qui a aimé Super-Louis (sur une autre île un peu moins éloignée !) :
Le Bateau Livre : Florence Hinckel… nous livre ici une aventure facile à lire et distrayante, qui devrait plaire aux jeunes lecteurs de collège. Le langage familier et les fantaisies orthographiques vont bien avec la personnalité attachante du narrateur.