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prochains salons : Parthenay, puis Châteauroux

C’est reparti pour les déplacements, avec bien entendu toujours des rencontres dans les classes.

D’abord dès lundi Parthenay, près de Poitiers, pour le festival Histoire de Lire, dont le thème est humour et littérature,  où Le Chat Pitre est sélectionné dans la catégorie Orange Givrée.

Une pause d’une journée (le 1er mai, quand même, hein), et hop je repars pour L’envolée des livres de Châteauroux. C’est toujours grâce au Chat Pitre, sélectionné pour le prix Escapages.

 

 

Salon du livre avec une majorité d’auteurs « pour adultes » (on a toujours l’impression qu’ils écrivent des trucs pornos quand on en parle comme ça, mais non je vous assure – enfin, pas tous -,  c’est juste qu’ils n’écrivent pas pour la jeunesse !).

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Sinon j’ai reçu le projet de couverture de Secrets.com, et elle me plaît beaucoup. Colorée, dynamique, moderne, elle est très belle. Mais devinez quoi ? Pour l’instant, c’est encore… un secret. Patience ! Sortie prévue le 17 septembre prochain.

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Nouvelle lecture :

Roman que j’ai lu avec beaucoup de plaisir, voire dévoré, et qui m’a fait du bien par sa profonde humanité. Heureuse d’y avoir côtoyé Hervé Guibert dont j’ai tant aimé les romans, particulièrement A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie (qui m’avait bouleversée) et Des aveugles. Le personnage qu’ont en commun Mathieu Lindon et Hervé Guibert, c’est bien entendu Michel Foucault. Celui qui est appelé Michel, dans ce roman, n’apparaît pas comme le philosophe, personnage public, mais comme une figure paternelle, amicale, intensément bienveillante et humaine, dont l’appartement rue de Vaugirard, si souvent prêté, emprunté, habité par tant d’amis et d’amants, devient un personnage à lui tout seul. On évolue dans un monde où priment liberté, amour, amitié, hauteur d’âme et respect de l’autre (sexe et drogue en sus, comme sur des fils d’équilibriste où le plaisir et l’apprentissage du risque sont vécus comme de la poésie – pas besoin de morale, la vie se charge de tout) . Cela n’exclut en rien l’humour (beaucoup d’humour), les bêtises, la légèreté et les erreurs. Les relations sont belles et touchantes. On a sans doute raté sa vie si l’on n’en a pas connu de telles, c’est ce que semble penser Mathieu Lindon (comment ne pas le rejoindre ?), et selon lui c’est grâce à Michel Foucault que sa vie fut meilleure, dans ce sens-là.

Ce roman autofictionnel mais très loin des dérives du genre, d’une étrange pudeur malgré les révélations intimes sur les débords humains, passionnels ou de simple plaisir puis de perte, donne envie de vivre une vie toujours meilleure, et de ne pas perdre de vue que le but, la cause ou l’origine, là-dedans, c’est l’autre. La littérature est là pour dire cette beauté, et je crois bien que c’est dans la littérature que je l’ai apprise, prête à y croire contre vents et marées dans la vie. Lorsque cette foi vacille, c’est comme une trahison envers cette beauté, et envers toute cette littérature qui la révèle. Autant dire envers le monde entier. Écrire à son tour, c’est participer à la recréation de ce monde. Écrit-on jamais pour autre chose ? Je crois que Mathieu Lindon à écrit ce livre pour cela.

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A bientôt, et que le temps pluvieux soit l’occasion de sauter joyeusement dans les flaques !

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