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Archives par tag Le chat Pitre

avant l’arrivée de Pitre

Suite à la lecture des ouvrages sélectionnés pour le prix Escapages dans l’Indre, des classes ont réalisées des vidéos à partir de ces livres. On peut trouver toutes les vidéos ici.

Et voici ce qu’à imaginé une classe de CM1, d’après Le Chat Pitre, de façon très très libre ! J’imagine qu’ils ont voulu comprendre d’où venaient les animaux du zoo où travaille Hélène, notamment l’oiseau très rare boulotté par Pitre. Ca donne ça :

Bravo !

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Le Chat Pitre gagne des pommes sous forme d’oranges givrées… et autres choses de ci de là

Petite et très courte pause entre deux déplacements pour vous dire que :

Le Chat Pitre a gagné le prix, dans la catégorie Orange Givrée, du festival Histoire de Lire de Parthenay. Chouette, chouette, merci les enfants votants, et j’ai gagné une bouteille de jus de pommes et deux pommes en bois ! Oui parce que les pommes, là-bas, c’est le produit régional phare. (J’adore le surréalisme des dotations des prix jeunesse, et c’est sans ironie. Impossible d’attraper la grosse tête, et c’est tant mieux :-)). En tout cas c’étaient deux jours très agréables, en grande partie grâce aux super-women-bibliothécaires. Je n’oublie pas de vous fournir les vues de la fenêtre où j’étais logée :

 

– J’ai encore dévoré un ouvrage lumineux, acquis à la boutique du musée Fabre de Montpellier :

Je ne me lasse pas d’écouter Soulages parler de son travail. Et cela me donne envie de retourner à Conques. Par bonheur, cela risque fort d’être possible dans pas très longtemps.

Il évoque beaucoup de choses très émouvantes, et j’ai beaucoup appris sur son parcours. Il parle de ce qu’il aime, comme La vierge en majesté de Cimabue :

Il cite un portrait étonnant de Rimbaud fait par Mallarmé : « Avec je ne sais quoi de fièrement poussé ou mauvaisement, de fille du peuple, j’ajoute de son état de blanchisseuse, à cause de vastes mains, par la transition du chaud au froid rougies d’engelures, lesquelles eussent indiqué des métiers plus terribles, appartenant à un garçon… »

Et cet extrait de poème de Sponde :

Tout s’enfle contre moi, tout m’assaut, tout me tente

Et le monde, et la chair, et l’ange révolté

Dont l’onde, dont l’effort, dont le charme inventé

Et m’abîme, Seigneur, et m’ébranle, et m’enchante…

 

J’ai aussi lu :


dont j’ai aimé la poésie, la simplicité et la tendresse entre les deux personnages orphelins. Mais le genre du récit initiatique m’a laissée à la lisière de ce qui est, je le vois, un beau roman, qui a d’ailleurs été encensé partout. Je suis décontenancée de n’avoir pas tant aimé, sans réussir d’ailleurs à vraiment expliquer pourquoi, peut-être parce que cela m’a semblé être du déjà-lu, déjà-vu, heureusement pas du déjà-écrit-comme-ça, et la langue est très belle.

– Et je vous envoie à tous un joli brin de muguet

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prochains salons : Parthenay, puis Châteauroux

C’est reparti pour les déplacements, avec bien entendu toujours des rencontres dans les classes.

D’abord dès lundi Parthenay, près de Poitiers, pour le festival Histoire de Lire, dont le thème est humour et littérature,  où Le Chat Pitre est sélectionné dans la catégorie Orange Givrée.

Une pause d’une journée (le 1er mai, quand même, hein), et hop je repars pour L’envolée des livres de Châteauroux. C’est toujours grâce au Chat Pitre, sélectionné pour le prix Escapages.

 

 

Salon du livre avec une majorité d’auteurs « pour adultes » (on a toujours l’impression qu’ils écrivent des trucs pornos quand on en parle comme ça, mais non je vous assure – enfin, pas tous -,  c’est juste qu’ils n’écrivent pas pour la jeunesse !).

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Sinon j’ai reçu le projet de couverture de Secrets.com, et elle me plaît beaucoup. Colorée, dynamique, moderne, elle est très belle. Mais devinez quoi ? Pour l’instant, c’est encore… un secret. Patience ! Sortie prévue le 17 septembre prochain.

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Nouvelle lecture :

Roman que j’ai lu avec beaucoup de plaisir, voire dévoré, et qui m’a fait du bien par sa profonde humanité. Heureuse d’y avoir côtoyé Hervé Guibert dont j’ai tant aimé les romans, particulièrement A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie (qui m’avait bouleversée) et Des aveugles. Le personnage qu’ont en commun Mathieu Lindon et Hervé Guibert, c’est bien entendu Michel Foucault. Celui qui est appelé Michel, dans ce roman, n’apparaît pas comme le philosophe, personnage public, mais comme une figure paternelle, amicale, intensément bienveillante et humaine, dont l’appartement rue de Vaugirard, si souvent prêté, emprunté, habité par tant d’amis et d’amants, devient un personnage à lui tout seul. On évolue dans un monde où priment liberté, amour, amitié, hauteur d’âme et respect de l’autre (sexe et drogue en sus, comme sur des fils d’équilibriste où le plaisir et l’apprentissage du risque sont vécus comme de la poésie – pas besoin de morale, la vie se charge de tout) . Cela n’exclut en rien l’humour (beaucoup d’humour), les bêtises, la légèreté et les erreurs. Les relations sont belles et touchantes. On a sans doute raté sa vie si l’on n’en a pas connu de telles, c’est ce que semble penser Mathieu Lindon (comment ne pas le rejoindre ?), et selon lui c’est grâce à Michel Foucault que sa vie fut meilleure, dans ce sens-là.

Ce roman autofictionnel mais très loin des dérives du genre, d’une étrange pudeur malgré les révélations intimes sur les débords humains, passionnels ou de simple plaisir puis de perte, donne envie de vivre une vie toujours meilleure, et de ne pas perdre de vue que le but, la cause ou l’origine, là-dedans, c’est l’autre. La littérature est là pour dire cette beauté, et je crois bien que c’est dans la littérature que je l’ai apprise, prête à y croire contre vents et marées dans la vie. Lorsque cette foi vacille, c’est comme une trahison envers cette beauté, et envers toute cette littérature qui la révèle. Autant dire envers le monde entier. Écrire à son tour, c’est participer à la recréation de ce monde. Écrit-on jamais pour autre chose ? Je crois que Mathieu Lindon à écrit ce livre pour cela.

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A bientôt, et que le temps pluvieux soit l’occasion de sauter joyeusement dans les flaques !

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Le Chat Beauté approche !

Ce matin le facteur m’a apporté un joli cadeau avant Noël (normal, ce n’est pas le Papa Noël, qui lui est toujours à l’heure, ni en avance ni en retard).

C’est un exemplaire-scoop, avant sa sortie en janvier, du très beau Chat Beauté, une nouvelle aventure du Chat Pitre ! Avec, tatata, une photo du chat-qui-m’accepte-chez-lui dedans, en dernière page (je vous laisse découvrir ça dans quelques semaines). En attendant, voici une photo du chat-qui-m’accepte-chez-lui dehors :

 

ô surprise, je n’avais jamais remarqué que Pitre et le chat-qui-m’accepte-chez-lui avaient les mêmes yeux.

Les illustrations de Joëlle Passeron sont toujours aussi rigolotes et talentueuses.

Allons, allons, patience, 2013 et le Chat Beauté arrivent à grands pas (bottés). C’est bien une contre-preuve de la fin du monde, ça, non ?

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le chat pitre : prix de la Cadière d’Azur

Aujourd’hui, j’ai rencontré les classes de cycle 3 de l’école de La Cadière d’Azur, qui ont plébiscité Le chat Pitre. Merci !

Et merci pour votre accueil, votre intérêt, votre gentillesse.

Sachez que vous avez, de votre cour, sans doute l’une des plus belles vues de toutes les cours d’école de France.

(En plus on était certainement dans l’un des seuls coins de France ensoleillés aujourd’hui, mais chut, ne faisons pas râler les autres !)

Et j’ai eu une très belle surprise : la classe de déficients visuels de l’école Arc-en-ciel de Marseille était là, car elle a participé au concours. C’était vraiment une belle rencontre avec Joseph, Nicolas, Samy, Jenna, Alex (désolée pour ceux dont je n’ai pas retenu le nom !)… Ils nous ont même joué de la musique, en ce jour qui la fête :

Et j’ai eu un beau cadeau : Le chat Pitre entièrement traduit en braille. L’un des exemplaires qu’ils ont lu :

(Étrange de ne pas reconnaître une traîtresse lettre de ce qu’on a pourtant écrit !)

Merci à Joseph pour nous avoir montré et expliqué comment il procédait. Merci à Nicolas qui a si bien parlé. Et à tous les autres… L’aventure ne se terminera pas là. En tout cas je l’espère.

C’était une très belle journée, à La Cadière d’Azur, en ce second jour d’été.

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retour de Lille

Eh ben Lille, c’était drôlement bien. Sachez d’abord qu’à Lille il fait très beau, et très très chaud. Oui. Et se promener dans la vieille ville sous un soleil éclatant est une forme de bonheur. Après les rencontres avec les classes, après « l’épreuve » de la médiathèque, les 3 auteures filles présentes (Quitterie, Béatrice, Valérie) et moi-même décidâmes de prendre nos quartiers à Wazemmes, pour le festival Wazemmes-l’accordéon, menées par de très sympathiques bibliothécaires. Et c’est toujours une belle surprise quand on passe de bons moments avec des personnes qu’on ne connaissait pas la veille. Et, cerise sur le gâteau, le concert était chouette. Un quartet appelé Contraccordiano, tout à fait étonnant et réjouissant.

Le lendemain après-midi, séance de dédicaces à la gare Saint Sauveur mais par ce temps que voulez-vous, les gens avaient bien d’autres choses à faire. Qu’importe, on a discuté, et j’ai eu la très belle surprise d’entendre les premiers chapitres de Les copains, le soleil et Nabila, et du Chat Pitre, lus et mis en musique par ces drôles d’énergumènes :

Tout le monde prit son train, je me retrouvai seule le soir, mais non sans plaisir j’ai encore erré un peu puis me suis installée à la terrasse d’un resto que l’on m’avait recommandé. Frites (ah ben oui !), tarte au fromage de la région, petit verre de vin, et un bon bouquin (dont je vous reparlerai sans doute) : voyez-vous là quelque fausse note que ce soit ? Moi non, et j’ai sa-vou-ré.

Je retourne à Lille quand vous voulez.

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Sinon j’ai vu dernièrement un film iranien que j’avais loupé au cinoche, et que j’ai trouvé très très bon : Une séparation. J’en parle ici car je pense que les ados peuvent le voir, ne serait-ce que pour le rôle très fort de la fille de onze ans, mais aussi pour tout un tas d’autres bonnes raisons notamment l’absence totale de manichéisme et de jugement. Mais j’ai aussi aimé l’humanité de chacun des personnages, tous beaux.

 

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