Du pouvoir de nos romans

Publié sur 5 min. de lecture

(extraits de messages reproduits ici avec l’accord de son auteur)

”Bonjour madame, je voulais simplement vous dire merci pour vos romans.” commence le jeune lycéen dans son message.

”Pour être honnête, je n’ai lu que #Bleue et Théa pour l’éternité, mais à eux seuls, ces romans m’ont apporté beaucoup.” Il explique longuement pourquoi et : ”J’aime #Bleue et j’aime Théa pour l’éternité, non pas qu’ils aient l’étoffe et la complexité d’un classique, mais au contraire, parce qu’ils ont la sensibilité d’un roman, un vrai, celui que l’on garde bien au chaud dans un petit coin de notre cœur et à qui on pense quand tout va mal.”

Théa pour l'éternité

”J’ai lu #Bleue dès sa sortie, pour le concours des incorruptibles (ou des imaginales, je ne me souviens plus très bien). C’est un livre avec lequel je partage une relation très intime (si il est possible pour un humain de parler ainsi d’un roman). D’un côté, sa simplicité et sa facilité à l’analyser ; de l’autre, une sensibilité que je n’avais jamais réussi à percevoir. Nulle part ailleurs.”

”Ce livre a beaucoup marqué la suite de mon histoire, beaucoup de ce qui m’arrivait, de ceux qui m’entouraient et des passions que je ressentais étaient liées à #bleue, j’ai vécu une année incroyable..”

Il développe de façon magnifique (par exemple : ”C’est parce que j’ai vu cette couverture et cette main tendue vers moi, et les yeux d’Astrid qui me fixaient que j’ai enfin eu le courage de reprendre tout en main. En rentrant chez moi, j’ai désinstallé un jeu pour lequel je commençais à développer une addiction malsaine, et je me suis mis à écrire.”), je lui réponds, puis quelques jours plus tard le revoilà en me disant qu’il a relu #Bleue, après sa première lecture il y a 2 ans :

”C’est à une heure, au CDI que j’ai laissé le roman, Silas et Astrid, SOS et la Laponie. Les cent dernières pages furent incroyablement dures à lire, les larmes perturbaient la lecture.
Je crois que je lirais #Bleue tous les deux ans de ma vie pour me rappeler ce que c’est que les souvenirs. Je n’ai jamais autant été ému que quand j’ai retrouvé Silas et Astrid, je n’ai jamais autant été ému que quand j’ai retrouvé cette scène d’automne que j’ai tant de fois répétée, réécrite et rêvée…”
Il énumère tous les passages qui l’ont ému et finit par :

”Là, j’arrive plus à trouver les mots pour dire à quel point ça m’a fait plaisir de le relire. J’avais trouvé une formule sympa tout à l’heure, du genre « Merci pour ça, cette sensation, cet émoi qui transcende le bien et le mal, cette chose si intense et éphémère, cet unique instant qui me donnerait envie de vivre l’éternité pour avoir la chance de faire perdurer ce souvenir.” Du coup, c’est dit.”

”Enfin voilà, j’aimerais encore dire beaucoup de choses, mais j’ai déjà fait trois anaphores et ça commence à faire beaucoup, j’vais me contenter de finir par une liste de choses que j’ai eu envie de faire au moment où j’ai tourné la dernière page du livre.”
Il liste toutes ses bonnes résolutions (dont : ”- Etre heureux (check, check, check et encore check. C’est tellement beau l’automne”)

Puis il y a un post-scriptum :

”Ps : Il faut quand même que je raconte l’histoire. L’autre jour, j’étais au CDI, je venais de reposer Théa pour l’éternité, et une fille le prend, le regarde et le repose. Son ex s’appelle Théo qu’elle disait. J’étais à côté, du coup je lui conseille malgré tout le livre, et elle finit par l’emprunter. J’ai le sourire en la voyant dans les couloirs et les bras d’un certain Théo, et en me rendant compte que ça faisait un an que je n’avais pas osé adresser la parole à un(e) inconnu(e). C’est un plaisir que je suis heureux d’avoir retrouvé.”

No comment (gorge un peu serrée)…

Ajout du 25 octobre :

Au salon du livre de Besançon rappelez-vous, si vous suivez mon blog, j’avais partagé cette photo d’un de mes romans parsemé de marque-pages.

La jeune lectrice de 20 ans en question m’a écrit ces jours-ci (je partage rarement les messages que je reçois en MP des jeunes lecteurs et lectrices, mais j’ai de nouveau demandé l’autorisation pour le faire, parce qu’il s’agit encore de #Bleue, comme mon lecteur de la semaine dernière, ce qui est foufou) :

« Pour l’instant, je n’ai eu l’occasion de lire qu’un seul de vos livres, #Bleue, et il donne franchement envie de lire les autres (c’est lui qui était recouvert de post-its ; et encore, vous n’avez pas vu l’intérieur rempli de surligneur et d’annotations). Je l’ai beaucoup aimé, en grande partie parce qu’il fait réfléchir. Tout ce qui touche à l’humanité, c’est toujours passionnant (on a eu un cours à la fac sur le post-humain, c’était le seul que presque personne ne ratait)…. Honnêtement, ce ne serait pas étonnant que la société passe par ce genre de situation un peu extrême, en tout cas c’est très crédible…. Ce que j’ai trouvé le plus réussi dans tout ça, c’est que le changement se fait tranquillement, sans même que les gens s’en aperçoivent. Et une fois que quelque chose est bien installé, c’est très difficile de revenir dessus. Et puis, c’était très facile de se mettre à la place de Silas et d’Astrid, autant l’un que l’autre. (En plus de ça, la couverture est vraiment très belle !)Je pourrais vous en parler des heures (il y a de quoi réfléchir sur la douleur, les émotions en général, l’humanité, la mort, tellement de choses…), mais je suppose que vous le connaissez mieux que moi de toute façon. C’était une excellente lecture, et je voulais vous remercier pour cette semaine que j’ai passée en compagnie de vos personnages. Tout ce qu’on lit laisse forcément des traces, mais j’ai l’impression que les traces de ce livre précis ont peut-être un peu plus d’impact sur la réalité (sur la mienne, au moins). Et merci d’être aussi sympathique : c’était vraiment un plaisir de pouvoir discuter avec vous au salon du livre, alors que j’ai toujours énormément de mal à parler. 
Bonne journée, et bonne écriture à vous. »

Ce roman paru en 2015 continue donc de vous émouvoir, cela fait chaud au coeur à une période où on ne cesse de dire que nos romans ont une durée de vie courte. En librairie, certainement, hélas, mais ils continuent de circuler, et d’arriver jusqu’à vous pendant longtemps. 
Puisse mon *Ce qui fait battre nos coeurs* connaître le même destin !
En attendant, MERCI ô jeunes lecteurs et lectrices d’être si chaleureux !

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