J’avais déjà été très heureuse lorsque La fille qui dort avait fait partie de la sélection Ricochet, il y a de cela quelques années. La chronique disait « un auteur sensible à suivre » et je suis certaine que cette phrase qui m’avait profondément touchée tient une grande place dans les raisons qui m’ont poussée à persévérer dans l’écriture. Parce que vous savez, on doute beaucoup, ce n’est pas si facile d’écrire un roman, on nous fait peu de cadeaux, et c’est souvent simplement une question de « foi » qui nous soutient (c’était la minute d’auto-compassion, larme à l’oeil, snif !).  Alors c’est précieux ces personnes qui aiment ce qu’on écrit et qui nous suivent de loin, comme ça, simplement.

Cette deuxième sélection Ricochet et la chouette chronique qui l’accompagne me renvoient au bonheur que m’avait procuré La fille qui dort. L’été où je suis né marche sur ces premiers pas, et ce sont de belles briques jaunes.

« Un texte court, mais sensible et dense, qui fait entendre la voix d’un adolescent à la fois maladroit et mature, à fleur de peau et lucide. On passe un très beau moment en sa compagnie et l’on s’immerge dans son univers et dans la quête qu’il entreprend pour connaître sa mère.
Florence Hinckel parle avec beaucoup de justesse et de respect de cette toute jeune mère qui choisit d’abandonner son bébé, et qui explique les raisons de ce choix douloureux.
Elle s’intéresse aussi – et cela est une constante dans son œuvre, aux relations filles – garçons, trop souvent fondées sur des clichés et des malentendus.
« Dans nos têtes s’analysaient des tas de choses sur les garçons et les filles, leurs envies, leurs besoins, leurs essais, leurs peurs, leurs différences … Et les malentendus douloureux. »
Un texte intelligent, tout en délicatesse. »

Encore merci.

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