Théa pour l’éternité : « un inoubliable et gigantesque coup de coeur »

Publié sur 4 min. de lecture

Je commence ce billet par un magnifique cadeau. La jeune Agathe a lu et aimé Théa pour l’éternité, et en plus, elle le dit avec de très jolis mots. C’est cette chronique, sur son blog Ma rivière de mots, qui est ce beau cadeau pour moi. Ce qu’elle en dit me fait rougir ! Elle commence par :

« Je dois l’avouer ; je suis ressortie de ce livre changée, différente »

Puis termine ainsi : « Je terminerai par cette plume d’une qualité absolument incontestable. Cette écriture m’a transportée sur l’écume que l’auteure décrit parfois. Cette écriture… je n’en ai presque jamais lu de si belle. Les tournures de phrases n’étaient pas forcément compliquées, mais le style de l’écrivaine est un pur chef-d’oeuvre à lui tout seul et le plus surprenant c’est que j’ai eu l’impression qu’elle alignait les mots sans difficulté, que ça lui était propre, comme le sel est propre à la mer… Vraiment, j’en tremblotais même, certaines fois, tant la sincérité se dégageait de ces belles phrases.

J’ai donc énormément aimé ce livre. Un réel coup de coeur que j’ai d’ailleurs du mal à décrire… c’est un livre qui dégage un tel sentiment d’impuissance, de vide et de plein en même temps… tant de sentiments contradictoires, qui se croisent de toutes parts si bien qu’il est impossible de résumer cela en seulement quelques lignes ; je pourrais en parler des nuits durant…! Mais je vais vous épargner, parce que je pense vous avoir suffisamment donné envie de dévorer ce petit diamant !

Un inoubliable et gigantesque coup de coeur. Les mots m ‘en manquent. »

C’est à moi que les mots manquent, là ! J’ai du mal à me croire à la hauteur de ces mots, bien évidemment, il n’empêche qu’ils me touchent.

Grand merci à toi, Agathe. Cela me motive beaucoup pour continuer (mais avec la crainte de ne pas plaire autant avec mon prochain roman !)

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Mes quelques jours à Douai furent frisquets comme prévu, mais très agréables. Les écrivains et les illustrateurs invités étaient tous très sympas, et très talentueux, de ce talent porté avec simplicité. Et de très gentilles organisatrices, un peu tête en l’air parfois (on m’a oubliée à la gare !) mais comment leur en vouloir ? Bénévoles, leur boulot est tout simplement gargantuesque, et le résultat est là. Je n’oublierai pas par exemple les 6e rencontrés à la médiathèque de La Boussole (Montigny  en Gohelle) : je savais pourquoi j’étais là, et j’ai beaucoup aimé discuter avec eux (même si je devais parfois leur faire répéter ce qu’ils disaient – l’accent chti, quoi ! – et merci au directeur de la bibli à la passion communicative).

Bon, le retour en train hier fut un peu rock’n roll. J’ai vécu :

une alerte à la bombe à Lille (personnel sur les dents)

40 minutes d’attente entre deux trains, dans la gare de Marne-La-Vallée dans un froid pénétrant, entourée de gamins et gamines survoltés en robes de princesse et/ou avec ballons à l’hélium à tête de Mickey brillante.

une agression d’un agent Sncf à Lyon (1h15 de trafic suspendu ; on est dans le TGV, assis certes mais sans chauffage, portes ouvertes, et surtout avec injonction de rester là au cas où le départ serait imminent).

un TER bloqué sur la voie (1h supplémentaire d’attente, sans savoir si nous repartirions vraiment). A cet instant, les gens commencent à se parler, les enfants à hurler, et comme dans les films catastrophe des liens commencent à se nouer, des clans à se former : les ronchons, les révoltés, les compréhensifs, les névrosés, les passifs, ceux dont les nerfs lâchent, les égoïstes, ceux qui prennent les choses en main, ceux qui se demandent comment abandonner le navire… heu le train.

La neige qui a commencé à tomber à ce moment-là et la crainte de tout le monde d’être bloqués par une tempête.

Mais je me suis dit que mon voyage ne fut pas si terrible au fond, quand ma voisine de calvaire s’aperçut, arrivée à Marseille avec un retard faramineux, que sa valise lui avait été volée.

Tout va bien, donc (mais une pensée pour cette pauvre dame sans valise ; pour l’agent agressé). Je suis rentrée après plus de 8 heures de trajet (en 2nde classe bien sûr), ouf, et c’est parti pour de nouvelles aventures, cette fois imaginaires pour un temps.

 

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Dans le même esprit, ici, on peut avoir un aperçu des quelques galères que rencontre tout auteur jeunesse : c’est drôle, et vraiment très juste !

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2 Commentaires
  • Saelens Family
    11 février 2013

    Un grand merci à vous pour ce petit moment partagé avec notre fils Louis samedi matin à Douai. Il était tout simplement heureux, il est rentré à la maison me raconter sa rencontre avec des étoiles plein les yeux. Depuis il dévore ses(vos) livres et m’a déja priée de lui acheter d’autres livres que vous avez écrit. Il aimait déja beaucoup lire, mais là je le vois grandir… ses premiers romans… à 7 ans c’est pas si mal. Merci à vous, mille mercis.

  • florence
    11 février 2013

    Encore un beau cadeau que ce message-là. Merci à vous et à votre fils Louis, en effet à 7 ans c’est même pas mal du tout !

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