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« Si vous voulez dire la vérité, faites rire vos lecteurs… »

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« … sinon ils vous tueront. » Il paraît que c’est d’Oscar Wilde, mais rien de sûr. J’aime bien cette phrase.

Y’a comme ça des citations voire des sentences qui se promènent de bouches à oreilles, de blogs à sites, d’écrans à fenêtres, de conscients à inconscients, et qui facilement nous confortent dans nos petites satisfactions. Faudrait juste pas éviter de lire des bouquins avec un peu plus de mots, afin d’affiner un peu tout ça.

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mais ici c’est un slog

S’émerveiller pour de petites choses est sans doute une chance de nos jours, comme toujours (ne diabolisons aucun présent). Aujourd’hui, je suis contente parce que j’ai appris un mot nouveau, qui, cerise sur le gateau numérique, me permet de mieux nommer ce lieu. Je l’appelais jusqu’à présent faute de mieux site-blog. Fallait y penser, et on y a pensé avant moi, il suffisait de contracter ces deux mots, et hop ça donne slog. C’est joli, ça siffle, ça s’enroule, ça se déroule sur la langue, ça se dépose, plop, sblorb, glob, c’est un slog.

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un blog

« Jeudi 24 mars

… Le témoignage de Justine est le cinquième de notre journal. Je dois écrire le sixième. C’est incroyable qu’on en soit là, que personne n’ait flanché ou envoyé tout balader. Joséphine, Benoît, Sarah, Dorian, Justine, ils ont tous joué le jeu. Notre amitié nous paraît encore plus forte…

Jo a averti, un sourire en coin :

– Attention, Mehdi, il paraît que mars, c’est le mois des fous. Une histoire de Lune ou de lièvre, je ne sais plus. En tout cas c’est sûr, tu commences ton témoignage sous de sales augures !

– T’inquiète, je serai à la hauteur, ai-je crâné.

Fou, il faut l’être, pour avoir décidé ce que j’ai décidé. Tout dire. Et en plus, sur le Net. Un blog, quoi. »

Mehdi : Zéro commentaire ; tome 6 de La ligne 15

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A toi : pour vous

Je savais dès le départ que ce roman pouvait déconcerter. Je ne cesse malgré tout d’être étonnée par le silence qui suit sa sortie. Etonnée et un peu chagrinée, parce que s’il m’arrive évidemment souvent de douter, je sais cependant que ce roman-ci (au diable la fausse modestie) recèle pas mal de qualités. Je sais aussi qu’ado, j’aurais adoré le lire.

Aussi, je suis heureuse lorsque je rencontre de telles « critiques ». Ici il s’agit de deux élèves de seconde. En effet ce livre complexe s’adresse plus à un niveau lycée qu’à un niveau collège, et c’est problématique, alors, le classement en littérature jeunesse. Au-delà de quinze ans : un âge où l’on aime se jeter et projeter dans le monde des grands. Message à vous, jeunes lycéens : A toi vous y jettera.

Ces jeunes lectrices enthousiastes hésitent visiblement à définir mon roman comme « banal » ou « pas banal du tout ». Je prends ça comme un compliment, et ce sera certainement une hésitation qu’auront aussi les lecteurs de Ligne 15. J’aime profondément l’extraordinaire de la banalité. Ou, dit autrement : je ne trouve rien de banal dans le quotidien.

Petit extrait très très sympa de l’avis de ces deux lectrices (merci à vous, Blanche et Mélodie) : « Histoires d’amour, disputes entre amis, famille, passages historiques… C’est sans aucun doute un livre à lire! Accompagné de calligrammes, de jolis passages, ce livre touche la sensibilité des lecteurs et pointe du doigt certaines réalités de la vie…     [ A Liiiiiiiiire ! ] « 

 

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le temps en double

J’ai écrit La Ligne 15 en me calquant sur le calendrier de l’année scolaire 2010/2011. Puisque la série s’étend de septembre 2010 à juillet 2011, et que j’ai terminé de l’écrire, je peux relire ce que j’ai écrit et qui se déroule normalement… maintenant ! Etrange impression de vivre le temps en double. Le lecteur, lui, peut même vivre les choses au présent. Il ne m’en voudra pas, je l’espère, si j’ai commis quelques erreurs de météo (j’ai tout de même eu une sorte de prescience étrange : il pleuvait effectivement  ces derniers jours !) Et bien entendu, il m’était impossible de prévoir le retentissement qu’aurait forcément eu dans les réflexions de mes jeunes héroïnes et héros la catastrophe japonaise et les révolutions arabes…

Au mois de mars 2011, « en ce moment », donc, c’est Justine (Une fille sans faille, tome 5, où il est beaucoup question de la Joconde et du nombre d’or, d’où Mona Lisa ici présente), qui raconte ce qui se passe pour elle. Aujourd’hui, le 18 mars 2011, elle écrit :

« A la maison, les choses ont changé de façon imperceptible. Thomas, reparti dimanche soir pour son internat, s’est mis à me parler comme à quelqu’un de son âge, et non plus comme à une fillette. Je crois que ma révolte l’a impressionné. Elle l’a peut-être aussi rassuré.

– C’était un peu énervant, aussi, de vivre aux côtés de la fille parfaite ! m’a-t-il confié le dimanche, alors qu’on regardait un feuilleton sans aucun intérêt, affalés sur le canapé.

Je peux concevoir ça.

– Et peut-être qu’au lieu de pleurer comme un bébé, tu sauras maintenant mieux faire face à la réalité.

Sa franchise m’a heurtée au premier abord. J’ai été un peu vexée, puis j’ai décidé de prendre cette phrase de façon positive. J’ai hoché la tête en signe d’acquiescement, avant de saisir la télécommande… »

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