en pleine mécanique des vagues

Publié sur 6 min. de lecture

Vous vous souvenez du bateau échoué non loin de chez moi, en novembre dernier ? Eh bien juste un tout petit peu plus loin, après le fort vent du début de semaine, en voilà un autre !

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A l’époque, en novembre, je l’avais vécu comme une métaphore de ma situation d’écriture, un peu sur le rivage. En ce moment, ça dépend des jours ! Ca dépend des vagues. Echouée, puis je repars, je vogue loin et je m’échoue de nouveau. La mécanique des vagues, réellement, appliquée à mon inspiration.

Vous dire aussi que la sortie d’U4 crée aussi ce genre de vagues. Je me sens alternativement très heureuse, enthousiaste, puis pleine de doutes et très circonspecte. Décidément indécrottable sceptique.

Vous dire encore que les chroniques de blog peuvent participer à de tels effets de flux et reflux, même si on tente sans cesse de les mettre à distance. On expérimente tous cela, la liberté d’expression sur la blogosphère générant le pire comme le meilleur, on le sait bien. Cette liberté est saine, j’y suis attachée. J’écoute les critiques argumentées, j’en tiens compte, et que mon égo en prenne parfois un coup est certainement salvateur. Les chroniques sur Yannis (et sur tous les autres tomes d’U4) sont tout de même globalement très bonnes voire excellentes, et j’en remercie vivement ces chères blogueuses qui donnent de leur temps en partage, et participent à rendre nos livres très vivants ; c’est précieux. Mais parfois certaines d’entre elles donnent des coups de poing dans l’estomac. D’autres fois, je ne les comprends carrément pas (m’a-t-on bien lue ?). Quoi qu’il en soit, certaines sont plus perturbantes que d’autres, on y sent à tort ou à raison une forme d’injustice, et personnellement elles me ramènent illico sur le rivage. Le doute est affreux. On peut aussi être très en colère, lorsque la mauvaise foi est flagrante, lorsqu’il est évident que le roman n’a pas été compris car lu beaucoup trop vite ou dans de mauvaises conditions (c’est quand même assez drôle parfois de lire d’énormes contresens, comme s’il s’agissait d’une autre histoire ! – mais on rigole moins quand le contresens se retrouve exposé sur Amazon, précédé d’une mauvaise note). Oui oui chères blogueuses, vous n’êtes pas toujours irréprochables, pas toutes. On ne désavoue rien, le jeu veut que l’écrivain n’ait pas le droit de contester, mais la liberté d’expression m’autorise tout de même à dire cela. Puis on souffle, on relativise, on se dit que l’on ne peut pas plaire à tout le monde, qu’au final ces chroniques sont minoritaires, que leur existence est saine, et qu’une déception face à une trop grande attente est peut-être la preuve qu’on a été original (on se console comme on peut !). Mais le coup est porté et on est ébranlé. L’écriture s’en ressent… Sauf que parfois, par un drôle de mouvement de balancier, elle repart de plus belle. Ouf.

Permettez-moi cependant, pour me donner du baume au coeur (j’ai le droit, ce blog est un peu ma maison :-)), de citer quelques mots qui m’ont fait du bien dernièrement (si vous saviez combien !), et m’encouragent à ne pas céder à la tentation d’essayer à tout prix… de plaire à tout le monde :

Hyelana sur Babelio : Je me suis vraiment sentie très proche de Yannis et j’ai trouvé que tout dans ses périples était cohérent. … J’ai vraiment beaucoup (mais beaucoup) apprécié ma lecture et j’en attends autant pour les prochains tomes… En tout cas pour moi ce sont 5 étoiles pour Yannis ! Et elles sont amplement méritées. Un grand bravo à Florence Hinckel.

Tempsdemots : Je n’avais pas du tout compris le personnage de cette manière en le côtoyant sous le regard de Stéphane et, si j’ai été surprise,  je pense que je n’en ai aimé le personnage que plus encore. Yannis est un doux rêveur, hanté par les siens qu’il n’a pu enterrer et dont les fantômes le soutiennent autant qu’ils le mettent en danger. Il croit en un monde meilleur, rêve de beauté et de bonheur malgré les difficultés… Je me suis attachée à Yannis, à sa douceur et à sa grandeur d’âme. Pour avoir vécu l’histoire du point de vue de Stéphane, j’ai parfois trouvé le jeune homme un peu dur envers elle. Mais les défauts du personnage font aussi partie des raisons pour lesquelles je l’ai aimé, parce que dans ce monde de chaos, Yannis reste avant tout profondément humain, dans le bon sens du terme.

VivelespestesJe l’ai juste dévoré ce livre, la situation est poignante, on souffre avec Yannis, on a envie de le consoler, de le protéger de tous ces dangers qu’il doit affronter sur son long trajet. Je me suis également beaucoup attendrie et inquiétée au sujet du chien Happy… C’est un livre qui séduira les adolescents évidemment mais aussi les adultes car derrière le scénario catastrophe, on est tous amenés à se demander ce que l’on aurait fait dans cette situation et comment reconstruire le monde… Je crève d’impatience de lire les trois autres et je pense que dès que je les aurai en main, je ne serai plus là pour personne ! L’avantage c’est qu’on peut les lire dans n’importe quel ordre. U4 est donc mon gros coup de cœur de la rentrée littéraire.

Delphine L’heure de lire : … Ce roman est une réussite. J’ai passé un très bon moment. Je l’ai littéralement dévoré tant j’étais prise dans l’histoire, tant j’avais envie d’en savoir plus, de voir comment Yannis allait avancer, évoluer, lui qui se cherche et va finalement se trouver. Sa façon de gérer les choses, de nous faire réfléchir : j’ai beaucoup aimé ce que Florence Hinckel a fait de son personnage, les questions que cela amène, les réflexions que les siennes engendre, que cela soit sur nous, la politique, nos comportements. En bref, n’hésitez pas à vous plonger dans U4.

Les lectures de Marinette : Yannis est sans doute le personnage le plus sensible de cette saga. Celui qui est le plus attaché à sa famille, et l’humanité des gens qu’il croise. C’est probablement pour ça qu’il est très réceptif aux fantômes de ses proches. Et, j’ai apprécié cette fragilité

La malle aux livres : Ce tome m’a vraiment enchantée et si vous aimez les dystopies alors n’hésitez plus. Laissez-vous tenter et découvrir cette France ravagée par le virus U4 avec des adolescents qui tentent de survivre.

–––

Et puis d’excellentes nouvelles, très très rassérénantes elles aussi, concernant #bleue ! Ce roman est sélectionné à 2 autres prix :

Sélection Prix RTS Littérature ados 2016 (Suisse)

Sélection Prix Atout Lire niveau 3e 2015/2016

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2 Commentaires
  • victor
    19 septembre 2015

    Malheureusement, il y aura toujours des chroniques mauvaises, des gens qui ne vous ont pas compris… Je pense que l’on ne peut pas plaire à tous le monde… Le succès d’U4 est je trouve phénoménal ! Bravo aussi pour les sélections de #Bleue, qui va être récompensé, j’en suis sur !

    • FH
      19 septembre 2015

      Tu as raison, Victor. Merci !

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