le prix des prix

Publié sur 3 min. de lecture

Hourra, un nouveau prix pour Théa ! J’en parlerai davantage quand j’aurai le feu vert des organisateurs, mais c’est une très jolie reconnaissance de la part des nombreux ados qui ont voté pour ce roman, et c’est très touchant…

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C’est donc le déferlement des annonces de prix en littérature jeunesse, en ce moment, pour plusieurs auteurs jeunesse. C’est une très bonne surprise d’avoir une telle bonne nouvelle sur son répondeur, lorsqu’on rallume son téléphone après une journée de rencontres avec des collégiens (j’étais à Fréjus, Puget et Saint-Raphaël pour la belle opération de La Plume à l’oreille).

Evidemment, ce n’est jamais ni le Nobel, ni le Goncourt, et la pléthore de prix qui existe en littérature jeunesse a un seul objectif très beau : amener les jeunes à lire. Et les organisateurs, tous plus dévoués et passionnés les uns que les autres, ont cette motivation essentielle : que ce qu’ils lisent soit de qualité. C’est pourquoi le simple fait d’être sélectionné est une belle reconnaissance, en premier lieu de la part de professionnels du livre, et pas des moindres.

Evidemment, évidemment, le plus souvent on ne gagne que cette joie et cette reconnaissance-là (voire une sculpture ou de jolis dessins d’enfants). On ne peut pas en demander beaucoup plus, après tout, quand on voit l’énergie déployée par tous ceux qui font que ces opérations de promotion de la lecture soient possibles, et leur lutte permanente pour obtenir des budgets. Mais parfois, on a quand même de 500 à 2000 euros à la clé, parfois mais rarement davantage, et ça fait alors plaisir personnellement, bien entendu, mais aussi pour la littérature jeunesse dans son ensemble. C’est tout de même une façon de la valoriser puisque ceux qui en sont les auteurs ne sont pas des enfants, eux, et que pour écrire, il leur faut vivre avec autre chose que des productions d’enfant, hélas… comme n’importe quel écrivain. Un prix doté envoie tout de même un message très différent, il dit : nous vous donnons un peu plus les moyens de continuer à écrire, mais aussi et surtout : votre littérature a sa place dans la société dans son ensemble et pas uniquement dans la société des enfants, il est normal alors qu’elle soit primée comme n’importe quel autre prix de littérature générale, et même de bande dessinée. Je suis toujours si étonnée de constater que ce qui touche aux enfants soit si dévalorisé, je le voyais déjà avec mon métier de professeur des écoles, pas franchement prestigieux et pourtant cible de toutes les crispations, alors que les professeurs préparent avec les enfants le monde de demain :  y a-t-il rien de plus incroyablement important ?

Mais, je le répète, je comprends très bien que dans certains cas de course aux subventions désespérée, et de communes peu solidaires envers la culture, cela ne soit pas possible. Nous les auteurs jeunesse bénéficions déjà d’un plus non négligeable, par rapport aux auteurs de littérature générale : les rencontres avec les élèves nous sont payées. Ceci compense cela, et de façon mieux distribuée (cependant, nos droits d’auteur sont beaucoup moins importants qu’en littérature générale – ces comparaisons n’en finissent pas de pouvoir être analysées, et les deux systèmes d’être jugés imparfaits).

Dans tous les cas, on est toujours très très fier que son roman soit plébiscité ! C’est, en soi, le plus beau des cadeaux, bien entendu.

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5 Commentaires
  • Doinet
    20 avril 2014

    Coucou Florence, j’adhère totalement à ce que tu partages ici, moi qui viens d’avoir la surprise d’être récemment pour « Pas touche à Charly » nominée sur plusieurs prix. Bises et doux dimanche et lundi de Pâques à toi 🙂

    • florence
      20 avril 2014

      Bravo Mymi, cette histoire le mérite complètement, je l’ai beaucoup aimée. Je suis sûre qu’elle sera primée ! Bises

  • Doinet
    20 avril 2014

    Merci, venant de toi dont j’apprécie tant la plume, ça me touche beaucoup ! Et puis, il me tarde, vivement un prochain salon où nous nous retrouverons 🙂

    • florence
      20 avril 2014

      Tu vas me faire rougir

      • florence
        22 avril 2014

        Pfou je ne m’aperçois que maintenant que ma réponse a été tronquée pour une raison inconnue ! J’ajoutais que j’espérais bien qu’on se verrait bientôt ! Grosses bises à toi, Mymi.

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