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Publié sur 2 min. de lecture

« Et voilà l’histoire de saint Julien l’Hospitalier, telle à peu près qu’on la trouve, sur un vitrail d’église, dans mon pays.  » Gustave Flaubert

Déjà, à Assise, j’avais été beaucoup amusée, en plus d’éblouie, par la « bande dessinée » de Giotto, qui raconte sous forme de fresques la vie de Saint-François. Vous savez, Saint-François, celui qui parlait aux oiseaux (mais oui, vous savez, enfin il n’y a pas que Virginia Woolf qui était en entente spéciale avec les oiseaux).

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Lui c’est Saint François par Giotto

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Elle c’est Virginia Woolf

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Ca c’est un oiseau

 

Mais si vous suivez ce lien vous pourrez suivre une autre « bande dessinée », relatant l’histoire de Saint Julien L’Hospitalier, sur un vitrail de la çathédrale de Rouen : c’est ici. C’est très bien fait.

Cela dit, Flaubert s’est peut-être davantage inspiré pour son conte (lisez Les trois contes, c’est merveilleux) d’un vitrail de l’église de Caudebec-en-Caux. On n’est pas sûrs.

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Savoir que Julien, d’après Flaubert, n’était pas spécialement l’ami des oiseaux (ni d’aucune autre bête), lui :

« Un matin, comme il s’en retournait par la courtine, il vit sur la crête du rempart un gros pigeon qui se rengorgeait au soleil. Julien s’arrêta pour le regarder; le mur en cet endroit ayant une brèche, un éclat de pierre se rencontra sous ses doigts. II tourna son bras, et la pierre abattit l’oiseau qui tomba d’un bloc dans un fossé. 

Il se précipita vers le fond, se déchirant aux broussailles, furetant partout, plus leste qu’un jeune chien. 

Le pigeon, les ailes cassées, palpitait, suspendu dans les branches d’un troène. 

La persistance de sa vie irrita l’enfant. Il se mit à l’étrangler; et les convulsions de l’oiseau faisaient battre son coeur, l’emplissaient d’une volupté sauvage et tumultueuse. Au dernier roidissement, il se sentit défaillir. »

Sinon, pour revenir de façon anarchique à Saint François, ça aussi c’est à lire, je vous assure que c’est souvent drôle (même pour une athée comme moi), surtout l’histoire du loup de Gubbio :

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Quoi qu’il en soit, au terme de cette note-fouillis, ne peut-on pas affirmer qu’après les bisons et chasseurs des peintures rupestres, se sont les saints qui furent parmi les premiers héros de bande dessinée, en tout cas par nos contrées ? Et que les oiseaux ont peut-être des choses à dire ? C’étaient mes réflexions du lundi matin, issues d’une errance artistique nécessaire entre deux sessions d’écriture. J’y retourne. Pas exclu que quelques oiseaux figurent dans une scène ou deux.

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2 Commentaires
  • Lupiot
    26 octobre 2016

    Merci ! Pour aussi décousu qu’il soit, j’ai adoré cet article, qui entremêle tant de choses à découvrir qu’il me met en joie.

    L’histoire des saints et la façon dont elle est raconté, c’est hyper intéressant (La légende dorée, c’est totalement barré) peut-être encore davantage quand on est athée (ça se lit comme de la mythologie). Et les Trois contes, c’est superbe. Ne me manque que Virginia Woolf.
    Merci pour cet article !

    • FH
      26 octobre 2016

      Merci Julia, heureuse de te mettre en joie autant que le fait ton propre blog !

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