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Vous regardez autour de mes livres

obsessions

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Déterritorialisation incessante comme mode de vie créatif, défis permanents, tout en étant incapable de quitter ses obsessions. Mes obsessions : le corps, les miroirs, les illusions, le progrès, les images, les mots, l’enfance, où on va et où on est. Qui on est et dans quel monde. D’où l’on vient et d’où l’on part. Et par-dessus tout cela, en priorité : l’exclusion sous toutes ses formes et ce que cela renvoie, cette violence (que le mot « inclusion » soit une gourmandise politique ces temps-ci me révolte, tant c’est l’exclusion qui prime, actuellement, partout…). Chacune de ces images ci-dessous illustre parfaitement chacune de mes parutions à venir qui vont s’étaler sur toute l’année prochaine, et dont je suis heureuse bien que je ne puisse présumer de leur qualité, mauvaise juge que je suis de moi-même, mais parce que dans tout leur éclectisme elles forment un portrait fidèle de ces obsessions-là. Ciseler ses obsessions, les creuser, les faire exploser ou les polir, c’est peut-être ce que fait incessamment tout·e écrivain·e. A la fin, elles ne seront peut-être plus qu’une petite pierre toute noire et lisse.

 

intime-extime

féminisme

 

tropisme

 

transhumanisme

 

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Le Grand Saut, c’est maintenant !

Voilà, vous y êtes, c’était cette semaine ou ce sera la semaine prochaine, mais ça y est, pour beaucoup d’entre vous, après le bac, après les vacances, c’est LE Grand Saut loin de chez vos parents pour vivre le début de votre vie d’adulte, comme dans le tome 3 de ma trilogie !

Alors à qui ressemblez-vous le plus ?

A Iris, qui rêve de devenir écrivaine et qui entre en licence de lettres à la Sorbonne (enfin, au Centre Malesherbes plus exactement) ? (Iris va rencontrer un véritable écrivain célèbre, d’ailleurs ! Lequel ? Ahah, lisez pour savoir !)

A Marion, qui elle entre en maths sup à Paris, où l’intégration promet d’être difficile ? Mais peut-être y trouvera-t-elle aussi la confirmation de sa vocation ?

A Sam, qui entre en fac de droit à Assas, Paris, où il vivra un véritable éveil politique ?

A Rébecca, en licence arts et spectacle, également à Paris, mais aussi au Conservatoire du 11e arrondissement pour y apprendre la comédie ? Réalisera-t-elle son rêve de devenir comédienne ?

A Alex, qui se bat pour vivre normalement malgré son handicap, et qui lui entre en fac de maths à Marseille ?

Ou bien à Paul qui est aussi resté dans le sud et a choisi une voie différente des études, et plutôt surprenante ? Mais chut, pas de spoil !

Les quatre premiers vont aussi vivre l’expérience de la colocation, pas toujours facile, et l’adaptation à la vie dans la capitale, pas facile non plus quand on vient d’une petite ville.

Je pense à vous qui vivez des choses semblables chaque jour en ce mois de septembre (bon, certainement aussi parce que ma fille, ses amies, ses amis, ma nièce le vivent aussi en ce moment, Le Grand Saut – pour tous pour l’instant ça se passe très bien, merci !), mais je pense aussi à mes personnages exactement comme s’ils étaient en train de revivre ce que j’ai imaginé pour eux. Ils existent, et je vibre et frémis avec eux/avec vous.

Extrait, par les yeux d’Iris : «  Ici, tout était dense, bruyant, mouvant. Excitant. Les battements de son coeur accéléraient toujours lorsqu’elle déchiffrait les panneaux de signalisation. Elle avait encore du mal à maîtriser les lignes de métro : laquelle prendre, jusqu’où, avec quel ticket – ces histoires de zones voulaient certaiement dire quelque chose ! -, quand composter, où, et fallait-il garder son ticket avec soi ? La semaine précédente, elle était restée coincée devant un portillon qui ne s’ouvrait qu’avec un ticket. A Marseille, on n’en avait besoin qu’en cas de contrôle, mais pas pour sortir du métro ! Faustin venait de lui expliquer qu’avec un passe Navigo tout serait plus simple, mais tous autour d’elle semblaient savoir cela de façon innée, et se déplaçaient sans une hésitation.

Bientôt, je serai comme eux. »

 

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parution aujourd’hui du 4e et dernier tome de Mona

Cette année, je termine mes séries ! Après le tome 3 du Grand Saut, voici la suite et la fin de ma série Mona aux éditions Rageot, suite que je sais attendue par beaucoup de mes plus jeunes lecteurs et surtout lectrices (il faut bien le dire).

Le tome 4, où Mona est en 3e, paraît donc aujourd’hui. Son titre : Hyper-connectée (mais seule au monde).

Ce texte est absolument sans prétention (quoique, thème d’une brulante actualité et sous-texte important comme souvent dans cette série qui n’a l’air de rien), mais j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire et m’y suis pas mal amusée (hélas je trouve que la couverture ne lui correspond pas – il fallait rester dans l’esprit des 3 autres couvertures, j’en suis consciente, mais j’aurais aimé quelque chose de plus sobre, moderne, enlevé, humoristique, fantaisiste et décalé (peut-être même une pointe d’ironie ?), qui aurait été à l’image de mon texte ; j’ai donné des pistes mais la contrainte de l’esprit série a été plus fort… – j’espère au moins que cette couv attirera mes lectrices et lecteurs !).

Extrait :

Vrai Gros Problème numéro 12 : j’ai des tendances schizophrènes

Schizophrénie, nom féminin, du grec skhizein, fendre, et phrên, pensée : psychose délirante chronique caractérisée par une discordance de la pensée, de la vie émotionnelle et du rapport au monde extérieur.

Ma mère : Mais à ton âge, il faut t’amuser. Même Lisa dort chez une copine, ce soir-là !

Mon père : Tu pousses un peu loin le bouchon de la charité. La vente de décorations, c’était bien, mais là, ça fait beaucoup…

Ma mère : Est-ce que tu n’es pas rentrée dans une secte, ma chérie ? Ils te demandent de l’argent ?

Mon père : C’est qui, ce Clovis, d’abord ?

Ma mère : Je trouve étrange que tu aies changé d’amis si subitement.

Mon père : Après tout, laisse la vivre, Séverine. Et on doit encourager ses volontés altruistes.

Ma mère : Est-ce que tu trouves que je ne la laisse pas vivre ? C’est plutôt toi qui…

Analyse de ce VGP : le fait que j’imagine ce dialogue aurait diablement intéressé Priscilla. «Tu sembles penser que tu es souvent la cause des disputes de tes parents… » Mince, c’est vrai ça…« Arrête de culpabiliser, Mona, c’est faux ! Tu n’es pas la cause de leurs disputes, juste un prétexte ! » Aaah, Priscilla, sors de ma tête !

Fin de la fiche.

Hyper-connectée (mais seule au monde), série Mona, tome 4, Rageot, 2018, 208 p., ISBN: 9782700259117

Quatrième de couverture :

En troisième, à la suite d’un malheureux quiproquo concernant un garçon, Mona, Soizic et leurs copines se disputent avant de s’ignorer royalement. Ostracisée, moquée en permanence, Mona trouve refuge dans l’écriture de son journal où elle décortique ses VRAIS GROS PROBLÈMES. Puis ses nouvelles amitiés la conduisent à réagir  !

 

 

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week-end à Morges (Le Livre sur les quais)

Je serai au salon Le Livre sur les quais, à Morges, et vous pourrez m’y trouver pour des dédicaces les vendredi, samedi et dimanche matin (attention, je pars vers midi !).

Le vendredi, rencontre scolaire puis le samedi table ronde professionnelle mais ouverte au public, de 14 à 15h à la bibliothèque municipale, section jeunesse : Entre pratiques de lectures ados et prescriptions des enseignants,  quelle place pour les auteurs jeunesse en bibliothèque scolaire ?

On s’y voit ?

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Mes dernières lectures #104

L’été je lis toujours encore davantage qu’en d’autres saisons, et cet été-ci ce fut un très grand plaisir, car j’ai eu la chance de tomber sur d’excellents romans.

Comme par exemple Martin Eden de Jack London, véritable chef d’oeuvre (l’idée de le lire m’a été donnée par une discussion fb, merci Anne Poiré !).

Je n’avais jamais lu Jack London, non non même pas Croc-Blanc, et j’ignorais quel grand écrivain il fut. Lacune enfin comblée. L’histoire de Martin Eden prend une dimension particulière quand on est écrivain·e. Impossible de ne pas se reconnaître dans ses affres et ses joies de création. Dans ses lassitudes face au culte des valeurs établies de la bourgeoisie qui tire les ficelles du monde de l’édition et de la critique, face à l’esprit moutonnier du public. Dimension encore autrement particulière pour ceux et celles d’entres nous, auteurs et autrices qui, comme Martin Eden, ne sont pas nés au sein de cette bourgeoisie. Fascination, apprentissage, mimétisme, travail encore plus forcené puis déception teintée de mépris, quand ce que l’on a admiré se révèle médiocre. Car la dimension politique est très présente. S’opposent individualisme nietzschéen et socialisme, constamment, et je crois que de nombreux·ses écrivain·e·s se débattent encore aujourd’hui dans cette contradiction, nous sommes forcés de croire en l’un et en l’autre, de vivre dans sa chair l’un et l’autre. C’est cette contradiction qui nous écartèle et nous écrase… Mais je n’en dis pas plus, lisez Martin Eden, grande oeuvre que toute personne travaillant dans le monde de l’édition devrait lire.

Extrait ô combien actuel : Elle avait une de ces mentalités comme il y en a tant, qui sont persuadées que leurs croyances, leurs sentiments et leurs opinions sont les seuls bons et que les gens qui pensent différemment ne sont que des malheureux dignes de pitié. C’est cette même mentalité qui de nos jours produit le missionnaire qui s’en va au bout du monde pour substituer son propre Dieu aux autre dieux. A Ruth, elle donnait le désir de former cet homme d’une essence différente, à l’image des banalités qui l’entouraient et lui ressemblaient. 

Pour ma part, encore éblouie par ces éclairs d’intelligence et de talent, j’ai déjà commencé Talon de Fer.

 

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Sinon la rentrée littéraire de septembre est déjà là, à laquelle je ne joue pas cette année et c’est très confortable et reposant il faut bien le dire (l’année 2017 fut vécue en creux à cause d’un deuil lancinant et de débats épuisants – féminisme, droits des auteurs et autrices – et la moindre parcelle de mon énergie créatrice a été injectée dans Le Grand Saut, uniquement, qui je crois bénéficie de cette lumière forte qui avait envie de percer). J’ai tout de même une parution en ce mois de septembre : le 4e et dernier tome de ma série Mona (texte pour pré-ado sans prétention mais que j’aime bien, hélas un peu gâché par une couverture que j’essaie de trouver proche de mon texte avec la plus grande bienveillance dont je sois capable, hélas c’est difficile, et ce n’est pas faute d’avoir essayé d’en changer l’orientation et la tonalité des couleurs. Ce n’est pas l’illustratrice qui a fait du mauvais travail, c’est juste un autre choix qu’il eut fallu faire. Bref.)

Mais je sens depuis quelques mois revenir une forme éblouissante, comme une pure clarté après l’orage, et des projets auxquels je tiens beaucoup verront le jour en 2019, d’autres sont en germe et trépignent et tournent dans ma tête. Des résolutions aussi : finis les débats stériles sur fb où seule triomphe la bêtise, qui pompe et anéantit la moindre sève d’intelligence, finies les discussions avec des personnes dont l’arrogance le dispute à la platitude des idées, et ne dépenser mon énergie que dans une exigeance encore plus grande dans ma création littéraire. Un peu envie de mettre mes tripes sur la table de travail et de ne répondre qu’à l’urgence et la nécessité, pas nécessairement grave ou violente, précisons-le. Revenir à cette écriture qui fut la mienne quand j’étais petite et ado, déconnectée des attentes d’un monde éditorial pas toujours clairvoyant (vous aurez un aperçu de cette écriture dans un roman à paraître en janvier chez Nathan). En attendant, bonne rentrée littéraire à vous, belles découvertes, et pour moi cette rentrée rime avec Morges, où je serai en fin de semaine prochaine, avec ô joie quelques ami·e·s auteurs·rices que j’aurai plaisir à revoir.

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Sur les traces de Yannis à vélo – étape 6 et 7 (et fin !)

Hier, notre cycliste fou est parti de Chablis, sans savoir réellement jusqu’où il irait ce jour-là.

D’abord, traversée de la forêt de l’Abbesse dans l’Yonne

Arrivée à Sens, comme indiqué…

Sens

Armoire à livres vagabonds à Brannay. « Ne briser la vitre qu’en cas d’urgence ! »

A travers la forêt de Fontainebleau

Chemin sur les rives de la Seine

A ce moment du périple, Olivier est presque sûr de pouvoir arriver dans la soirée, hélas il tombe sur cela :

Eh oui, le parc de l’île des cerisiers était fermé. Trop long et trop compliqué à contourner… Olivier décide de camper là. Si près du but !

Fin de l’étape 6.

Et ce matin tôt, début de l’étape 7.

Km 0 de la Nationale 6 !

Approche de Paris par la Seine

Un autre monde…

Mais encore quelques jolies surprises (ici Le petit Vitry)

Lieu tragique pour Yannis et Stéphane, à Gentilly…

Le R-point de Charléty 😉

Et puis quelques instants plus tard…

Arrivée au rendez-vous de Khronos, sous la plus vieille horloge de Paris ! BRAVO Olivier, mission accomplie !

Par un hasard extaordinaire (;-)) j’étais là pour l’accueiliir.

Plus de 1000 kilomètres parcourus en 1 semaine, c’est un véritable exploit !

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