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Vous regardez autour de mes livres

Courage à tous et toutes !

Toutes mes pensées vont vers les jeunes gens qui se préparent à passer l’épreuve de philosophie demain matin… Mais aussi vers celles et ceux qui ne vont pas la passer, pour raisons X ou Y. Ils et elles existent aussi.

Pour vous accompagner tous et toutes, voici quelques extraits du Grand Saut, le jour de cette fameuse épreuve de philosophie.

« C’est le jour J ! Nous y voilà, se dit Marion. Tout se jouait maintenant. Ce bac dont on lui rebattait les oreilles depuis des mois – sauf ses parents qui planaient -, ils y étaient, il était là. […] Le moment aurait mérité des dorures, une musique solennelle, des vêtements d’apparat, des courbettes sur le passage des candidats et un silence religieux dans une salle feutrée, pour que les esprits s’envolent.

Faut-il démontrer pour savoir ?

Le sujet parut difficile à Marion mais moins que Travailler moins, est-ce vivre mieux ? ou que le texte de Machiavel à commenter. »

« Sam sortit de chez lui en tongs, short long, carte d’identité et téléphone dans la poche droite, montre et deux stylos bille dans la poche gauche, tee-shirt gris  avec l’inscription « Sorry, I’m perfect » et son fameux canotier sur la tête. Il le posa par terre, sous la table d’examen du lycée d’Aubagne où son père venait de le déposer en voiture en lui jetant tour à tour des regards fiers – lui-même n’avait pas le bac – et des regards critiques sur sa tenue négligée. Sam aligna ses deux stylos bille à côté de sa montre, regretta de ne pas avoir aussi emporté une bouteille d’eau, éteignit son téléphone, le replaça dans sa poche, repensa un instant à Charlotte, prit une grande inspiration, rouvrit les yeux, puis découvrit les sujets de philosophie. »

« Le grand jour. Mais le grand jour des autres. Comme il se réveillait tôt chaque jour, habitude prise au centre de rééducation où le petit déjeuner était à 6h30, Alex était déjà lavé, habillé, assis dans son fauteuil au milieu de sa chambre, oeil rivé sur l’écran de son téléphone qui affichait 7h30. […]  Dans une demi-heure ils seraient en train de plancher sur le sujet. Sauf Paul. Et lui. »

« – Mon sujet à moi, c’était : Puis-je faire confiance à mes sens ? confia Iris le soir-même sur Skype à Marion, Sam et Rébecca.

– J’espère que tu as appris des choses, répliqua Marion.

– Tu peux parler, intervint Rébecca en riant.

– Je ne comprends rien à vos sous-entendus, les filles, fit Sam. Et toi, Becky, t’es tombée sur quoi ?

– J’ai planché sur Pour être juste, faut-il toujours obéir aux lois ? »

Playlist du Grand Saut Tome 2 ici. Pour ce chapitre :

«Les étoiles m’ouvrent leurs bras

Mais puis-je leur faire confiance ? »

J’attends la vague, album La cour des grands, Big flo & Oli, 2015

 

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expérience d’écriture salvatrice

On a un rituel à la maison : quand l’un de nos enfants-ados ne dort pas chez nous, on ne met pas nos téléphones en mode avion comme on le fait d’ordinaire toutes les nuits, au cas où il·elle aurait un souci plus ou moins gros, pour qu’il·elle ou quelqu’un·e de son entourage puisse nous joindre. Et ce matin, en ôtant le mode avion, une douloureuse évidence m’a frappée. Comme notre fifille va partir faire ses études, dès septembre prochain c’en sera définitivement fini du mode avion la nuit. Aussi, très certainement, de notre belle quiétude d’enfants toujours là, à quelques pas, dans notre giron où nous étions témoins de tout ou presque, où nous pouvions sentir les choses, et intervenir avec quasi-immédiateté. Le mode avion finit dès l’instant où son enfant prend son envol, nous laissant un peu tremblants, seuls sur le tarmac, serrant dans la main un téléphone, aussi fort qu’un doudou.

 

 

(Oui, c’est une autre métaphore du Grand Saut, du point de vue parental ! En écrivant Le Grand Saut avant que cela n’arrive à mes propres enfants, j’ai pu me mettre dans leur peau avant de vivre dans la mienne : je réalise à peine aujourd’hui combien cette expérience d’écriture fut très certainement salvatrice.)

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« ils sauront être forts »

Citation du tome 2 du Grand Saut où mes héros et héroïnes, comme des milliers de lycéens en ce moment, via Parcoursup, découvrent au fil des jours où ils vont faire leurs études :

« – Moi aussi je suis prise à Paris, osa murmurer Marion d’une voix blanche…

– WAHOU ! cria Iris. C’est trop génial !

– Mais comment je vais faire pour vivre à Paris ?

– Marionnette, enfin, réalise : on est tous les quatre pris à Paname, c’est un miracle ! cria Rébecca en l’enlaçant.
Marion se mit aussitôt à pleurer. Maths sup, Paris : deux choses qui la terrifiaient, face auxquelles elle ne se sentait pas à la hauteur. Comment allait-elle s’en sortir ? D’un autre côté, c’était enfin la liberté. Elle mourait de trouille mais son âme avait perdu plusieurs grammes. « 

C’est le cas aussi de ma fille (pas en maths sup et pas à Paris ! – enfin aux dernières nouvelles), qui va donc s’envoler du nid en septembre prochain. Cette chanson que j’ai mise en exergue du chapitre 17 de mon Grand Saut Tome 2 (playlist ici) résonne encore plus fort :

 

 

« Sur toutes les plages, y’a des mômes

Qui tournent le dos à leur mère…

Ils sauront être forts

Et dans leur coeur pas de remords»

Les Plages, album Une page de tournée, Jean-Louis Aubert, 1994

 

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parution du Grand Saut Tome 3

Le Grand Saut Tome 3 est paru hier !

Pour celles et ceux qui l’ignorent, c’est quoi, Le Grand Saut ? Cette trilogie est un récit que j’ai voulu le plus contemporain possible pour les jeunes de 17-18 ans : alors que depuis trois jours tous les lycéens de terminale sont rendus fébriles par les résultats de #Parcoursup, mes personnages ont connu les mêmes affres dans le tome 2 et vivent leur destin décidé en partie par la grâce d’un logiciel dans le tome 3 : Sam en fac de droit à Assas, Alex en licence de maths à Marseille, Marion en maths sup à Paris, Rébecca en licence arts du spectacle à Paris, Iris en fac de lettres, et Paul… Ah ah, grosse surprise pour Paul, vous verrez !
Eveil politique, bizutage sexiste, renforcements de vocation ou au contraire désillusions, quêtes identitaires ou familiales, des poèmes, des chansons, des chutes et des envols, et même la présence d’un écrivain célèbre dans l’une des scènes … Je pense qu’il y a de quoi vibrer avec mes 6 jeunes adultes.
Alors, prêts à sauter à pieds joints dans leurs émotions ?

 

****

Et on peut déjà lire une chronique sur ce tome 3 du Grand Saut, qui est… waouh…. (je ne suis que bonheur et joie) : « Merci Florence pour toutes ces émotions, pour les rires et les larmes, pour le cœur qui bat un peu plus fort, qui parfois s’est arrêté, le temps d’un instant, merci de m’avoir rappelé comment c’était d’avoir dix-huit ans, terrifiant mais enivrant de liberté et de possibilités. Il est temps pour moi comme pour les personnages, de fermer les yeux un instant, d’inspirer un coup, de prendre mon élan et de faire Le grand saut.  » Merci à vous, The Anna Shaw !

Grand merci aussi à Allan qui sur Instagram a écrit, à propos du T1 : « J’ai hésité à mettre un filtre bleu et vous dire « sous un filtre bleu se cache un ciel gris ». Ce serait vous dire ce que vous devez deviner en lisant ce livre. Une putain de merveille… Le genre de livres sur les ados qui ne passe pas inaperçu puisqu’il comprend les ados… Ce livre est à dévorer…  » Allan, c’est Daaquo Jil, un étudiant qui m’avait déjà beaucoup émue car il était venu me voir à Lire en Poche et avait fait l’aller-retour Toulouse-Bordeaux dans le week-end pour ramener et me faire dédicacer U4.Yannis !

Je ne sais pas si on a les lecteurs et les lectrices qu’on mérite, mais rien que ces deux-là me donnent des ailes…

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Citation du 18 mai (Le Grand Saut tome 2)

« –… Des fois, je me demande quel genre de personnes je suis. Tu le sais, toi, quel genre tu es ? Le genre bon, ou le genre mauvais ?

Marion ne répondit pas. Elle l’avait frappée uniquement parce qu’elle lui avait donné sa version de la vérité. Ca ne faisait pas d’elle une sainte, c’était sûr.

– Voilà, fit Madeleine, c’est à toi de décider qui je suis pour toi. Peut-être que ça t’aidera à décider qui tu es, toi aussi. »

 

En écoute pour ce chapitre 9 : C’est comment qu’on freine, album Play blessures, Alain Bashung et Serge Gainsbourg, 1982

«Pousse ton genou,

j’passe la troisième

Ça fait jamais qu’une borne que tu m’aimes

Je sais pas si je veux te connaître plus loin

Arrête de me dire que je vais pas bien

C’est comment qu’on freine

Je voudrais descendre de là »

 

(playlist du Grand Saut Tome 2 : cliquer)

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Citation du 4 mai (Grand Saut tome 2)

Citation du jour, issue du Grand Saut tome 2 :

« Marion se mit à penser au parcours d’Alex. Il était une ligne droite à lui tout seul, avant tout ça. Son chemin était tracé avec la netteté et la rigueur d’un féru de géométrie. Il aurait dû décrocher le bac avec mention très bien, être accepté dans une grande école, devenir major de sa promotion, obtenir un bon poste dans une boîte ou une administration prestigieuses, aidé en cela par les relations de ses parents… Un chemin balisé, large et ouvert. Mais sa ligne s’était brisée net, brutalement, un soir d’Halloween. »

En écoute pour ce chapitre : Quand je serai un grand, Frero Delavega

« Les lumières de la ville ont volé les étoiles

Et trompé le chemin de mes rêves d’enfant »

(Photo de Izis)

(playlist du Grand Saut Tome 2 : cliquer)

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