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Vous regardez écrire

densité

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La période est dense (et passionnante) et je n’ai même pas eu le temps dernièrement d’en relayer les événements importants.

Parler rapidement donc de la journée de présentation aux libraires qui a eu lieu lundi dans un cinéma Gaumont à Paris. Les éditions Casterman présentaient le dernier one-shot de Robert Muchamore, le prochain roman japonisant d’Annelise Heurtier, et la famille Papillon (tome 1 qui vient de paraître, tome 2 pour novembre). Merci aux libraires présents, attentifs et déjà enthousiastes !

Avec mes chères éditrices Clémence Bard et Céline Charvet
Vous ai-je dit que la librairie Mollat avait tellement aimé La famille Papillon qu’elle en a fait une table magique ? 😍

Autre information concernant La famille Papillon : un extrait sera lu par Jules de la région Centre Val de Loire lors de la finale des Petits Champions de la lecture, le 26 juin à la Comédie Française. Je serai là et vous en reparlerai donc très vite !

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Mi-avril, j’étais à une autre réunion parisienne, devant des représentants cette fois, et pour Syros. J’y ai parlé de mon prochain roman à paraître fin aout prochain, bourré de rebondissements, de suspense, et surtout de réfléxion sur le progrès médical et technologique : Ce qui fait battre nos coeurs. L’un de mes romans les plus denses… J’espère qu’il va vous happer autant que traiter ce sujet m’a passionnée !

Fascicules de présentation du roman, distribués aux libraires et représentants.

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Vous dire encore que les chroniques positives continuent de pleuvoir sur Renversante, et sur Nos éclats de miroir. Pas le temps de toutes les collecter, mais en voici une qui m’a fait très plaisir : Nos éclats de miroir est un coup de coeur de La Revue des Livres pour enfants.

Merci à Véronique Deforge, bibliothécaire à La Ciotat, qui m’a envoyé ces images (et on voit que la commande est prévue :-))

A bientôt…

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Empuissanter

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En 2017, j’ai vécu les journées de rencontres les plus passionnantes de toute ma carrière d’écrivaine. Nous étions 2 auteur et autrice invitées par la Haute Ecole Pédagogique de Lausanne à l’occasion d’une journée d’études sur « la SF à l’école » : Alain Damasio et moi.
(Tout auteur ou autrice de littérature jeunesse peut imaginer ce que je ressentis alors en terme d’illégitimité totale).
Les chercheurs et chercheuses responsables de cette programmation audacieuse (inconsciente, pensais-je alors), ainsi que les modérateurs chargés de nos tables rondes se révélèrent être des personnes fines, drôles, bienveillantes, et humbles quoiqu’extraordinairement intelligentes.
Toutes ces personnes me parlaient de Théa pour l’éternité et de #Bleue avec un tel sérieux que je me retournais parfois pour voir s’il n’y avait pas une caméra cachée quelque part (oh, société hiérarchisée, voyez ce que vous nous faites à nous qui oeuvrons pour la jeunesse…) Pour la première fois de ma carrière j’eus l’impression que l’on prenait mon oeuvre jeunesse dystopique réellement au sérieux.
Mais surtout j’eus la chance de passer 3 jours et de partager quelques tables rondes avec Alain Damasio, l’auteur de la Horde du Contrevent. Et je découvris un homme délicieux.
Cela se vérifie à peu près à chaque fois, n’est-ce pas : la véritable intelligence, si formidablement critique qu’elle soit nécessairement, est toujours accompagnée d’une humilité qui engendre la gentillesse envers autrui, au quotidien. Cette intelligence peut être sauvage, mais se trouve toujours être civile quand il le faut.
Je découvris une manière de parler littérature mais aussi philosophie, pour laquelle j’ai un profond respect, devant un public, qui soit naturelle, spontanée, humble, pertinente bien sûr mais surtout ancrée dans le réel et effective sur les sujets de société qui nous occupent. Ce fut un véritable plaisir d’échanger avec lui en privé et en table ronde.

(C’était bien loin, très loin de cette table ronde catastrophique que j’eus le malheur d’accepter aux Utopiales au sujet de la mémoire – ma présence aurait pu avoir du sens puisque j’avais écrit Mémoire en mi et Théa pour l’éternité -, en compagnie de 3 « spécialistes », des hommes imbuvables qui n’écoutaient qu’eux-mêmes, soucieux d’écraser avec leurs références, et qui ne jugeaient pas utile de me laisser la parole ou de rebondir sur ce que je disais quand ils me la laissaient ; ma pire expérience de table ronde, ever. Bref. Heureusement une autre, passionnante, sur la police prédictive, réussit à rectifier mon idée sur cette manifestation).

Alain Damasio a publié un nouveau roman, Les furtifs, après 15 ans de silence, suite à sa Horde du contrevent. Et cela semble passionnant….

En lisant cette interview j’ai retrouvé tout le bonheur que j’avais eu à échanger avec lui. Tout ce qu’il dit m’enthousiasme, tout me semble tellement vrai… La SF aussi est méprisée, moins que s’il s’agit de littérature jeunesse, mais tout de même, pourtant en lisant cette interview on ne peut que réaliser à côté de quoi on passe si on la boude. Ou si on ne lit pas les romans de Damasio.

Extraits d’interview :


L’écrivain de science-fiction a à jouer un rôle social. J’ai compris que j’avais une créativité supérieure au monde militant dans lequel j’évolue.


Le premier acte politique d’un écrivain tient dans la structure narrative. Il faut traduire ce que tu prétends défendre, c’est-à-dire respecter la pluralité de points de vue. Et c’est vraiment «empuissantant» pour le lecteur, il est placé de fait au milieu des personnages et doit faire un effort de positionnement.


J’espère que celui qui ressort de ces 700 pages ressent plus d’intensité et une envie de vivre plus grande. C’est le but de l’art. Empuissanter intellectuellement, affectivement, les perceptions, les sensations, la richesse de vécu. Tu donnes des choses, parfois des armes politiques, parfois juste de la poésie, une ouverture au monde. Il y a ce bon mot de Deleuze qui dit que toute littérature est une lettre d’amour. C’est ça : tu fais un don. Sinon ça ne sert à rien d’écrire. C’est un cadeau épais, mais il me semble que tu sors avec des idées, avec de l’émotion, avec des modes de combat.

J’appelle cela un concept totipotent, comme les cellules souches qui permettent avec une seule de faire des bras. Un miracle du vivant que la cellule qui en se divisant va de proche en proche constituer une main. Un concept totipotent est capable de générer de l’émotion, des scènes, un univers, des idées. La grande force d’un roman, c’est la réussite de cet alliage incandescent.

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Outils pour auteurs et autrices

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Entre deux sessions d’écriture de romans et deux lectures, j’ai souvent un besoin étrange et irrépressible : me reposer du monde des idées et de la création avec des activités rassurantes, à savoir manipuler des chiffres ou du code. C’est le moment que je vais choisir pour faire des mises à jour compliquées sur mon blog, ou bien pour plonger avec délectation dans la confection de tableaux excel qui rendent le monde simple, clair et tangible.

L’utilité immédiate et concrète de ces outils me raccroche à la réalité matérielle du monde. La Vie Matérielle, c’est aussi cela, aussi bien que cuisiner, faire les courses, aider les enfants à faire leurs devoirs… Et partager ces outils a du sens, comme partager les fiches de ses meilleures recettes de cuisine. A quoi sert la vie matérielle si ce n’est pour vivre mieux ensemble ?

C’est ce que je choisis d’appeler la Boîte à outils, qui sera toujours disponible ici, sur mon blog. J’ai confectionné 2 outils, où j’ai injecté des années de tentative de compréhension juridique et fiscale des droits d’auteur et d’autrice. C’est d’une telle complexité que mettre tout cela en tableaux m’apaise un peu.

Le premier outil permet de calculer ses droits d’auteur ou d’autrice en brut ou en net en fonction des ventes, et de connaitre ce que vous rapporte un livre vendu suivant les paliers… Les zones en bleu sont celles que vous devez renseigner. Des résultats de cet outil-là je suis à peu près sûre, même si je ne suis évidemment pas à l’abri d’une erreur. Il est très, très utile au moment de négocier un contrat, parce que longtemps j’ai accepté des conditions dont je ne me rendais absolument pas compte des conséquences futures, en monnaie sonnante et trébuchante. Je le conseille également à tout autre membre de la chaîne du livre, pour se rendre compte du gain réel (net) des auteurs et autrices suivant les ventes d’un ouvrage. Personnellement j’adorerais bénéficier d’un tableau similaire concernant chaque maillon de la chaîne, pour la transparence.

(Bon cet outil intègre aussi un peu de science-fiction, comme un 4e palier rarement proposé, car les tableurs excel, sachez-le, comprennent une part de rêve et c’est en cela qu’ils sont beaux).

Le second outil c’est Mon outil magique perso pour calculer son revenu imposable et/ou comparer les différents statuts fiscaux possibles pour un auteur ou une autrice (il y en a 4 : Traitements et Salaires au forfait, Traitements et salaires aux frais réels, micro-BNC, BNC déclaration contrôlée). La situation fiscale des auteurs et autrices baignant dans un flou artistique (ah ah) assez scandaleux il me semble, et même les comptables les plus au fait ne sachant s’avancer de façon sûre sur très peu de choses, prenez cette interprétation chiffrée que je vous livre avec de grosses pincettes. Ce flou montre à quel point on a besoin d’un véritable statut aux contours mieux définis. Enfin cet outil peut quand même servir à comparer les différents statuts. Suivant son cas propre, on préfèrera l’un ou l’autre… Et attention pour faire son choix il faut prendre en compte beaucoup d’autres données, pour la CAF, les assurances, les aides sociales etc (il semblerait qu’une bonne âme de La charte des auteurs et autrices jeunesse soit en train de vous concocter un comparatif complet : may the force be with him).

En tout cas je crois que cet outil magique a le mérite de défricher les choses pour des auteurs et autrices qui pataugent, débutent, baignent en pleine phobie administrative (à ce que je constate : la majorité). A vous tous et toutes, je dis : Courage ! Et puissent mes humbles outils vous aider un peu.

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sculpture du texte

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Aveu : j’adore retravailler mes romans, d’après les remarques de mes éditrices ou éditeurs. Je n’ai connu qu’un seul cas où ce fut difficile, c’était pour Nos éclats de miroir, qui pour moi était une matière brute déjà polie, où tout tenait en si fragile équilibre que je me suis rendue compte peu à peu qu’il n’y fallait quasiment rien toucher. Mais pour des romans moins dentelés, le regard extérieur est précieux.
La période est belle en ce moment d’ailleurs parce qu’à peine après avoir fini le retravail de l’un, je dois me lancer dans le retravail d’un autre. Cette étape est confortable car la matière est déjà là, et je la vois comme un pain d’argile à remodeler pour qu’il prenne des contours plus fermes et cohérents. Moi je vois tout encore de trop près, et l’éditrice prend du recul, tourne autour du buste. « Là, regarde, le nez est trop droit, pas assez affirmé, il ne correspond pas encore assez à la personnalité de son propriétaire »…

C’est l’étape où on revit, comme au moment de finir le roman, la hantise de son récit, où il ressurgit la nuit, où les personnages reviennent sous la forme d’ombres de plus en plus précises.
Et donc après avoir livré hier un texte loufoque (quoique ponctué de vérités historiques – cette incapacité pathologique à la légèreté totale…), je me lance dès maintenant dans le retravail de mon texte d’anticipation, une dystopie comme je l’entends (et non comme on nomme actuellement des tas de romans qui n’en sont pas), où se mêlent, comme dans #bleue ou Théa pour l’éternité, des problématiques éthiques, sociologiques, politiques, pour résumer transhumanistes, qui fondent les relations humaines, et donnent vie à mon petit peuple, assez tourmenté il faut bien le dire. 
Et vous, comment verrez-vous ces reflets ? Hâte de le savoir. En attendant je retourne à mon modelage.

(Sculptures de Camille Claudel)


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merci 😊

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Vos petits mots…

Ils sont de plus en plus nombreux, mes chères lectrices et chers lecteurs, depuis la parution de la trilogie du Grand Saut, chez Nathan. Et je suis constamment ébahie par votre gentillesse, votre générosité, votre bienveillance. Après tout, rien ne vous oblige à me faire savoir combien vous avez aimé mes livres ! Mais vous me le dites, et en privé, ce qui prouve à quel point c’est gratuit. Et avec des mots très émouvants, pour exprimer votre propre émotion. MERCI.

Ce qui me pousse à écrire ce petit mot, au risque de passer pour une horrible prétentieuse-qui-met-en-avant-son-petit-succès (très relatif, je vous rassure, puisque je ne suis pas en tête des ventes en ce moment), c’est Allan, qui m’a écrit une lettre manuscrite comme on n’en fait plus, oui oui en papier, et le geste de mettre sous enveloppe, trouver l’adresse de la maison d’édition, poster, m’a encore plus touchée qu’à l’ordinaire, lorsque je reçois des mails. Merci pour tes mots si gentils, Allan ! J’avais déjà pu constater ta passion de la lecture lorsque je t’avais rencontré, mais là, tu la confirmes de façon très éloquente.

Et ce matin, c’est Becky, via Instagram, qui me confie que mes livres l’accompagnent depuis qu’elle est petite : ça a commencé par Confidences entre filles, puis la série Mona, puis #Bleue, et maintenant Le Grand Saut ! C’est vraiment très touchant pour une écrivaine de lire une telle chose, d’imaginer mes livres entre les mains d’une petite fille qui grandit, grandit, et devient jeune fille. Cela me renvoie à une forme de responsabilité, très grande, immense, phénoménale.

Et chaque semaine c’est un ou deux messages au moins que je reçois ainsi. Bien sûr, si c’est envoyé en privé c’est que ces mots contiennent des confidences non partageables, et que je reçois avec humilité. Merci pour votre confiance.

Voilà, je commence ma journée d’écriture portée par vos jolis mots, votre passion, vos coeurs qui battent, et je me dis qu’écrire pour la jeunesse, décidément, est ce qu’il y a certainement de plus valorisant dans le monde de l’édition. De plus en plus je me fiche bien du mépris d’une certaine élite ou de celles et ceux qui se croient l’élite – il ne m’énerve que parce qu’en souterrain c’est un mépris de la jeunesse qui s’exprime, mais pour moi-même je m’en fiche -, puisque vous êtes là, mes jeunes lecteurs et mes jeunes lectrices, et que tout ça c’est pour vous, rien que pour vous 😊.

Allez hop, au boulot !

Photo d’un jeune garçon qui ne peut pas s’empêcher de plonger dans le roman qu’il vient d’acheter au Salon du livre francophone de Beyrouth, en plein pique-nique, vendredi dernier.


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obsessions

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Déterritorialisation incessante comme mode de vie créatif, défis permanents, tout en étant incapable de quitter ses obsessions. Mes obsessions : le corps, les miroirs, les illusions, le progrès, les images, les mots, l’enfance, où on va et où on est. Qui on est et dans quel monde. D’où l’on vient et d’où l’on part. Et par-dessus tout cela, en priorité : l’exclusion sous toutes ses formes et ce que cela renvoie, cette violence (que le mot « inclusion » soit une gourmandise politique ces temps-ci me révolte, tant c’est l’exclusion qui prime, actuellement, partout…). Chacune de ces images ci-dessous illustre parfaitement chacune de mes parutions à venir qui vont s’étaler sur toute l’année prochaine, et dont je suis heureuse bien que je ne puisse présumer de leur qualité, mauvaise juge que je suis de moi-même, mais parce que dans tout leur éclectisme elles forment un portrait fidèle de ces obsessions-là. Ciseler ses obsessions, les creuser, les faire exploser ou les polir, c’est peut-être ce que fait incessamment tout·e écrivain·e. A la fin, elles ne seront peut-être plus qu’une petite pierre toute noire et lisse.

 

intime-extime

féminisme

 

tropisme

 

transhumanisme

 

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